904

“Nous sommes une marque à héritage familial… avec un côté déjanté bizarre.” Chloé Perrin nous parle de la maison Perrin

 

Née au XIXe siècle, Perrin Paris, maison française de ganterie et de maroquinerie, se renouvelle depuis trois ans sous l’impulsion de sa jeune directrice artistique, Chloé Perrin (24 ans), avec des modèles de pochettes et de sacs infusés de surréalisme.

Par Delphine Roche

Photos par Charles Negre

 

Numéro : Racontez-moi l’histoire de la marque Perrin.

Chloé Perrin : La maison Perrin Paris est née en 1893, je représente la cinquième génération de notre famille à être impliquée dans l’entreprise. Originellement, nous étions gantiers. Mon père a grandi dans l’usine familiale. Puis les gants se sont démodés, leur port n’était plus une exigence en société. Nous avons donc converti l’usine en tannerie. Il y a une dizaine d’années, mon père a décidé de relancer la marque et d’ajouter aux gants, qui représentent notre héritage, de la maroquinerie. Je me suis mêlée à l’aventure il y a trois ans… Nous fonctionnions comme une start-up où chacun occupait plusieurs postes. Aujourd’hui, je suis la directrice artistique de la maison, et j’essaie de travailler avec mes amis, qui ont comme moi moins de 30 ans, tels que le photographe Charles Nègre. 

Vous destiniez-vous à une carrière de directrice artistique dans la mode ?

Pas vraiment, je me destinais plutôt au design de mobilier ou à la décoration. J’ai étudié au Studio Berçot, qui est une école de style plus qu’une école de mode à proprement parler. Puis j’ai vécu à New York et, pour gagner un peu d’argent, j’ai commencé à travailler dans la boutique de mes parents, où je trouvais les modèles vieillots. J’ai commencé à leur faire des propositions, juste de petits dessins sur des Post-it. Mes parents m’ont dit : “Va au bout de ta démarche, et viens t’installer à Paris.” Finalement, c’est une très bonne chose, car je suis beaucoup plus heureuse ici qu’à New York. Je n’aurais pas pu travailler à distance car tous nos fournisseurs sont ici – des fournisseurs un peu old school avec qui il est convenable de discuter et de boire des cafés, tout en vérifiant les commandes. Ce sont souvent des entreprises familiales, comme la nôtre. 

Vous apportez à la maison un style contemporain. D’où vous vient cette idée de convertir le sac en un objet ludique ?

Je ne dessine pas de sacs trendy. J’aime concevoir des objets élégants, mais l’élégance peut être très ludique. J’adore jouer avec les couleurs, et je m’intéresse beaucoup au port d’un sac. J’ai ainsi imaginé la “Pochette Gant” [ou “Glove Clutch”, gros succès de la maison], dans laquelle on glisse sa main. J’aime travailler des matériaux inhabituels et je m’inspire beaucoup du design de meubles, mais aussi de l’art moderne : Jean Arp, Malevitch… Sur la collection de l’été 2017, que je suis en train de terminer, je me suis inspirée des illusions optiques du photographe Georges Rousse. Et pour l’automne-hiver 2016, j’ai appliqué au travail du cuir des techniques d’origami. J’ai collaboré, pour le lookbook, avec une set designer de mon âge, qui a réalisé des sculptures d’après les œuvres de Jean Arp. Dans les images, les ongles du mannequin sont d’une longueur inquiétante, en hommage à une photo de Man Ray que j’aime beaucoup. Nous sommes une marque à héritage familial…  avec un côté déjanté bizarre.

 

www.perrinparis.com

L'objet du jour : les lunettes DiorColorQuake de Dior
123

L'objet du jour : les lunettes DiorColorQuake de Dior

Accessoires Pour l'automne-hiver 2018-2019, la maison Dior, sous l'impulsion de sa directrice artistique Maria Grazia Chiuri, propose une collection inspirée par mai 68 appuyée par une paire de lunettes aux verres colorés. Pour l'automne-hiver 2018-2019, la maison Dior, sous l'impulsion de sa directrice artistique Maria Grazia Chiuri, propose une collection inspirée par mai 68 appuyée par une paire de lunettes aux verres colorés.

L'objet du jour : les boots “Loubikraft” de Christian Louboutin
123

L'objet du jour : les boots “Loubikraft” de Christian Louboutin

Accessoires Reprenant la matière kraft de ses boîtes à chaussures et sacs shopping, la couleur rouge typique de ses semelles et son inévitable logo, Christian Louboutin présente une collection capsule qui célèbre son histoire. Reprenant la matière kraft de ses boîtes à chaussures et sacs shopping, la couleur rouge typique de ses semelles et son inévitable logo, Christian Louboutin présente une collection capsule qui célèbre son histoire.

L’objet du jour : le sac Calvin Klein x Fondation Andy Warhol
123

L’objet du jour : le sac Calvin Klein x Fondation Andy Warhol

Accessoires Après les pièces en jean du printemps-été 2018, une collection de sous-vêtements et une œuvre d'art dans son nouveau flagship new-yorkais, le label américain collabore une nouvelle fois avec la fondation Andy Warhol pour sa collection de sacs.   Après les pièces en jean du printemps-été 2018, une collection de sous-vêtements et une œuvre d'art dans son nouveau flagship new-yorkais, le label américain collabore une nouvelle fois avec la fondation Andy Warhol pour sa collection de sacs.  

L'objet du jour : le vélo Dior x Bogarde
948

L'objet du jour : le vélo Dior x Bogarde

Accessoires Après une première collaboration en décembre dernier, Dior Homme retrouve le label parisien de BMX Bogarde pour une nouvelle collection capsule de vélos, “Gold”. Après une première collaboration en décembre dernier, Dior Homme retrouve le label parisien de BMX Bogarde pour une nouvelle collection capsule de vélos, “Gold”.

“Lavaprism”, la nouvelle collaboration avant-gardiste de Max Mara
963

“Lavaprism”, la nouvelle collaboration avant-gardiste de Max Mara

Mode À l'occasion du Salon du Meuble 2018 à Milan, le label italien Max Mara présente une nouvelle paire de lunettes de soleil “Lavaprism”. À l'occasion du Salon du Meuble 2018 à Milan, le label italien Max Mara présente une nouvelle paire de lunettes de soleil “Lavaprism”.

Le fondateur d’Oliver People lance un nouveau label avec son fils
1

Le fondateur d’Oliver People lance un nouveau label avec son fils

Accessoires Avec le label de lunettes Mr Leight, Larry Leight, fondateur d'Oliver People, et son fils Garrett ressucitent la jet-set de l'âge d'or d’Hollywood. Avec le label de lunettes Mr Leight, Larry Leight, fondateur d'Oliver People, et son fils Garrett ressucitent la jet-set de l'âge d'or d’Hollywood.