Gifs animés, collages, glitch art… En écho à l’exposition Basquiat : Boom for Real organisée à la Barbican Art Gallery de Londres, cinq jeunes artistes imaginent ce que l’artiste américain Jean-Michel Basquiat aurait pu produire à notre époque. Ils présentent leurs œuvres jusqu’au 24 février 2018 à la Barbican Art Gallery. Pendant trois mois, le curateur et artiste Antonio Roberts et cinq jeunes talents ont examiné l’œuvre de Jean-Michel Basquiat (1960-1988) pour présumer quelle technique celui-ci aurait employée, aujourd'hui, dans son travail. En résultent des autoportraits hybrides puisant leurs formes dans les nouvelles technologies. Ils intègrent notamment à leurs travaux des images typiques de l'ère numérique telles que GIFs animés ou glitch art (exploitant des images issues de bugs informatiques), imprimées, découpées et collées…

 

Mort d’une overdose à 27 ans, Jean-Michel Basquiat représentait la scène underground new-yorkaise, et a été l'un des pionniers qui a fait entrer la peinture de rue, le graffiti et la street culture dans les musées. Obsédé par la mort et drogué à l’héroïne, l’ami d’Andy Warhol qui se défoulait à coup de pinceaux nerveux aurait-il aimé créer des œuvres aujourd’hui avec quelques clics ?

 

Basquiat's Brain Glitch Art Portraits jusqu’au 24 février à la Barbican Art Gallery, Londres.