Les pochettes de disques les plus mythiques des 50 dernières années

Jusqu'au 13 juillet, la Cité internationale des arts de Paris accueille plus de 1000 pochettes d'album dans le cadre d'une exposition. Une rétrospective sur les graphistes les plus influents de 1967 à 2017 qui ont signé les couvertures des Rolling Stones, Björk, Grace Jones, Pink Floyd ou encore M83.

Par Antoine Ruiz

  • Grace Jones, Grace revue et corrigée Photo peinte, New York, pour la pochette de l’album Arabesque Brooklyn, image : Jean-Paul Goude, 1978.
    1/7
  • Björk, Vulnicura Vinyle, direction artistique et design : M/M (Paris), 2015.
    2/7
  • Massive Attack, Mezzanine Circa Records, direction artistique : Tom Hingston & Robert Del Naja, design : Hingston Studio, photographie : Nick Knight, 1998.
    3/7
  • Biffy, Only Revolutions Pochette d’album, design : StormStudios, 2009.
    4/7
  • M83, Digital Shades (Vol.1) Mute Records, vinyle, design : Laurent Fétis, 2007.
    5/7
  • Michael Jackson, Xscape Epic Records, pochette d’album, direction artistique : Mat Maitland, photographie : Bill Nation, 2014.
    6/7
  • Affiche de l'exposition “Pop Music 1967-2017 — Graphisme et musique” à la Cité internationale des arts © Cité internationale des arts de Paris.
    7/7
1/7

Vecteur de vocabulaires visuels singuliers, les pochettes d'album attribuent une dimension graphique à la musique et s'érigent au rang d'œuvres d'art au même titre qu'un tableau d'Andy Warhol. De Jean-Paul Goude et Laurent Fétis aux agences londoniennes Big Active et Hingston Studio, en passant par le duo parisien M/M, la Cité internationale des arts de Paris expose près de 1300 cover art d'illustres opus tels que Vulcania (2015) de Björk, Island Life (1985) de Grace Jones ou encore Mezzanine (1998) de Massive Attack. Des portraits d’artistes, des photographies de concerts, des magazines musicaux ainsi qu'une bande-son personnalisée viennent compléter l'exposition Pop Music 1967-2017 — Graphisme et musique.

 

Durant ces 50 dernières années, les courants musicaux ont engendré des styles visuels particuliers, représentatifs de multiples cultures et identifiables par les publics concernés. Des tonalités criardes pour le mouvement punk, des figures conceptuelles d'instruments pour le rock, des références urbaines pour le rap… Les directeurs artistiques, graphistes, illustrateurs, typographes et photographes œuvrent au profit des maisons de disques pour dépeindre et symboliser l'univers d'un album. Pour ce faire, ils puisent dans l’histoire de l’art, les innovations technologiques, les productions underground et les autres cultures dont les références artistiques diffèrent.

 

Pour retranscrire au mieux l'évolution des pochettes d'album au fil des années, la Cité internationale des arts de Paris proposent un parcours rétrospectif allant des vinyles et CD jusqu'à l'apparition de l'iPod. Des graphismes sur carton et papier aux illustrations digitales, l'exposition Pop Music 1967-2017 — Graphisme et musique retrace en images les changements de format qu'a connu l'industrie musicale depuis la fin des années 60 ainsi que les nouvelles formes de communication visuelle nées avec la dématérialisation de la musique et l'arrivée d'Internet.

 

L'exposition Pop Music 1967-2017 — Graphisme et musique jusqu'au 13 juillet à la Cité internationale des arts, 18, rue de l’Hôtel de Ville, Paris IVe.