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Les “Miroirs froissés” de Mathias Kiss à la galerie Armel Soyer

 

La galerie Armel Soyer propose à partir de janvier 2017 une édition limitée des premiers “Miroirs froissés” de Mathias Kiss, pièces maîtresses de l’artiste parisien.

Texte : Delphine Roche

Ils ont en partie fait la renommée de leur créateur, Mathias Kiss : conçus originellement en 2008, les “Miroirs froissés”, aujourd’hui fameux, revisitent l’héritage des arts décoratifs français. À l’instar de tant d’œuvres de cet artiste parisien inclassable, ces étonnants miroirs sculpturaux jouent avec les codes passés de l’habitat pour en proposer de nouveaux, qui nous transportent dans un voyage mental aux tonalités surréalistes. Si Dali peignait des montres molles, Mathias Kiss fait subir au miroir un traitement de choc. Entre ses mains, cet objet à fortes résonnances psychanalytiques devient le révélateur de sa personnalité artistique singulière, de ses désirs propres : “J’ai imaginé des miroirs sans angles droits. C’était une façon de dire ‘je’, de m’affranchir des diktats propres à mes années de restaurateur de monuments historiques : chez les compagnons, dont je faisais partie, l’équerre et le sacro-saint angle droit faisaient la loi.

 

En 2008, les trois premiers prototypes, chacun unique dans sa forme, trouvent rapidement preneur. La galerie Armel Soyer, qui représente Mathias Kiss, réunit aujourd’hui ces pépites pour en proposer, dès janvier, une édition limitée. “J’ai voulu réunir les trois premiers Miroirs froissés, car ils forment une série, écrivent une forme de narration visuelle”, poursuit l’artiste. Si le premier, intitulé Fox, ne sera pas disponible, ses compagnons JC et Oren seront en revanche édités à huit exemplaires chacun. Ces pièces seront exposées à la galerie Elle, à Zurich, du 3 mars au 3 juin 2017, et au Mudac de Lausanne de mai à octobre 2017.

 

www.armelsoyer.com

 

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