24 Mai

Paris Gallery Weekend : le meilleur de l'art contemporain en un week-end

 

Faire rayonner le blason artistique de Paris dans le monde... C’est l’ambition de Paris Gallery Weekend qui invite les collectionneurs étrangers, mais aussi le grand public, à découvrir l’offre pléthorique de la capitale. Au programme, les 26 et 27 mai 2018 : 44 galeries et 49 rendez-vous.

 

 

Par Thibaut Wychowanok

Œuvre et photo par Vendula Knopova

On savait les Gaulois irréductibles, mais on ignorait que leurs lointains descendants, en l’espèce les galeristes français, partageaient le même sens de la résistance. Ils sont pourtant plus d’une quarantaine bien décidés à rappeler aux collectionneurs internationaux (et au grand public) que Paris n’est pas une scène artistique de second plan. Leur arme de choix? La cinquième édition de Paris Gallery Weekend, qui, sur le modèle de sa consœur de Berlin, fédère pendant deux jours une programmation compacte : 44 galeries participantes donc (40 % de plus que l’année précédente, un bon signe), 107 artistes présents, 49 rendez- vous, dont 35 solo shows, vernissages et brunchs... Mais, à lui seul, l’effet de masse ne suffit pas. Les têtes d’affiche sont donc au rendez-vous. Côté galeries : Chantal Crousel, Thaddaeus Ropac, Jousse Entreprise ou Almine Rech. Côté artistes aussi : Agnès Varda (Nathalie Obadia), David Hockney (Lelong & Co.), les Lalanne (Mitterrand), Olivier Mosset (VNH) ou Jan Fabre et Robert Motherwell (Templon).

 

 

Si nous voulons attirer les collectionneurs étrangers, nous devons proposer un parcours plus large encore, qui inclut les grandes institutions parisiennes” Marion Papillon

La galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois offre un group show au titre évocateur, “La Maman et la Putain“, inspiré du film culte réalisé par Jean Eustache en 1973. L'occasion de redécouvrir des œuvres de Niki de Saint Phalle ou de Julian Wachtel (ici : You disappear me - 1987 - Huile, gomme laque et sérigraphie sur toile - 122 X 270 cm)

 

 

Pour Séverine Waelchli, directrice à la Galerie Thaddaeus Ropac qui a rejoint le board cette année, “l’un des grands enjeux est de rendre lisible la géographie parisienne. Chaque parcours est pensé par quartiers : le Marais, Pantin- Belleville, Matignon...” Un VIIIe arrondissement où vient justement de s’installer Eva Hober et où la Galerie Lelong & Co. inaugurera son nouvel espace lors de ce Paris Gallery Weekend. “Si nous voulons attirer les collectionneurs étrangers, nous devons proposer un parcours plus large encore, qui inclut les grandes institutions parisiennes”, enchérit la galeriste Marion Papillon, à l’initiative de l’événement. Et justement, le bâtiment de la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, qui a déjà fait la couverture du New York Times avec son architecte star Rem Koolhaas, vient d’ouvrir ses portes en plein Marais, à deux pas du Centre Pompidou. Les deux institutions sont partenaires de Paris Gallery Weekend et proposent des visites guidées aux VIP qui, sur le chemin depuis le Meurice (le palace est associé à la manifestation), pourront s’arrêter visiter l’exposition de la Fondation d’entreprise Ricard, et enfin se rendre au dîner donné dans les salons de l’Hôtel de Ville. On aurait tort de se priver du charme des ors parisiens pour séduire les collectionneurs.

 

 

Retrouvez toute la programmation sur parisgalleryweekend.com

 

 

Et parce que chaque événement doit aussi avoir son lot de surprises, on pourra compter sur la programmation d’excellentes galeries comme gb agency, Jérôme Poggi, Jocelyn Wolff... en regrettant que des piliers parisiens comme Perrotin et Kamel Mennour, ou des agitateurs de haut niveau comme Balice Hertling et Frank Elbaz, ne soient pas encore de la partie. Jusqu’à l’année prochaine ?

 

 

Paris Gallery Weekend, les 26 et 27 mai, Paris.

Les céramiques de la nouvelle exposition de Kristin McKirdy à la galerie Jousse Entreprise – Mobilier d’architecte, visibles jusqu’au 23 juin.

Dove Allouche à la galerie gb agency.

Aspergillus versicolor 2016 R26 (MA) #21 2017 Photolithographie et cive en
verre souffé. framed: 48 x 48 cm
Unique Photo: Andr. Morin

Question de genre à la galerie Suzanne Tarasieve avec les photographies de l'Allemand Jürgen Klauke.

Transformer, 1973 Digital C-Print, 120 x 100 cm
Courtesy de l’artiste et Galerie Suzanne Tarasieve, Paris

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