L’art contemporain envahit les jardins du château de Versailles

John Giorno, Ugo Rondinone, Rick Owens... dix-sept artistes contemporains prennent possession des jardins de Versailles jusqu'au 7 janvier 2018. Au sein des mythiques bosquets, ils déposent leurs fascinantes créations qui côtoient celles des artistes de la cour de Louis XIV à l'occasion de l'exposition “Voyage d’hiver”.

Par La rédaction

  • Ugo Rondinone évoque l’astre solaire à l'orée du bassin d'Apollon. L'ensemble de l'œuvre de l'artiste est alimenté par une médiation entre la nature et le cycle de la vie, le Roi Soleil est ici un cercle illusoire alors que l'hiver survient. / Ugo Rondinone, the sun, 2017 Bronze doré Courtesy de l’artiste, kamel mennour (Paris/Londres), Barbara Gladstone Gallery (New York/ Bruxelles)
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  • La sculptrice Anita Molinero s'approprie le bassin du miroir avec des objets communs réalisés en PVC.
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  • Le loup-garou assis en tailleur de David Altmejd surplombe le bosquet des trois fontaines, sa créature hybride marie le grotesque et l'abject, perdu entre le monde des rêves et des cauchemars / David Altmejd, L'œil, 2017 Polystyrène, pâte époxyde, fibre de verre, gel époxy, argile époxy, cheveux synthétiques, aqua-résine, quartz, peinture acrylique, yeux de verre, acier, feutre indélébile, stylos à bille, graphite, feuille d'or, peinture au verre, fleur artificielle, briquet Courtesy de l’artiste et Galerie Xavier Hufkens (Bruxelles)
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  • L'artiste française Louise Sartor investit les allées du labyrinthe avec un bestiaire de peintures sur bois, mélengeant les styles, les époques et les conventions. / Louise Sartor, « C'est estre fou que n'aimer rien. », 2017 Bois flotté, acrylique Courtesy de l’artiste et Galerie Crèvecoeur (Paris)
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  • Aménagé en 1778, le Bosquet de la Reine voit apparaître des statues de marbre et de bronze différentes, habillées. L'oeuvre de Rick Owens est une oeuvre textile, le créateur de mode enveloppe les corps de marbres dans un drapés, transformant leur identité. / Rick Owens, untitled, 2017, Courtesy Rick Owens
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  • La structure aérienne de l'Argentin Tomàs Saraceno est composée de miroirs et ouvre de nouvelles perspectives. Tomás Saraceno, Cloud Cities : du sol au soleil, 2017 Acier, béton, contreplaqué, cables Courtesy de l’artiste
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  • Stéphane Thidet transpose l'énergie brutale des salles de concert dans le bosquet de la salle de bal. Cette piste de danse en glace tient davantage du vestige que de l'orchestre et fond littéralement devant nos yeux. Stéphane Thidet, Bruit Blanc, 2017 Acier, givre Courtesy Aline Vidal (Paris) et Galerie Laurence Bernard (Genève)
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  • Marguerite Humeau, RIDDLES (Sphinx Otto Protecting Earth from Humankind), 2017 Peau artificielle (gelcoat, résine teintée, poudre de marbre, fibre de verre), ossature (acier) Plantes sélectionnées parmi des recettes de magie noire (dont Cornus Sanguinea, Cornus alba Siberica, Salix Alba Chermesina, Hamamelis, Sedum). Courtesy de l’artiste et CLEARING (New York / Bruxelles) Commissariat Palais de Tokyo
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  • Le Bosquet de l'étoile se pare d'une tête androgyne fissurée, Mark Manders y agence la solitude tout en interrogeant le caractère illusoire de l'écoulement du temps. / Mark Manders, Dry Clay Head, 2015-2017 Bronze patiné Courtesy de l’artiste, Zeno X Gallery (Anvers), Tanya Bonakdar (New York)
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  • L'artiste américain Sheila Hicks explore une rencontre symbolique, celle de l'hiver et de l'automne avec l'Enlevement de Proserpine, au centre de la Colonnade. / Sheila Hicks, Proserpine en Chrysalide, 2017 Rubans, textiles, cordes, branchages Courtesy de l’artiste, Galerie Frank Elbaz (Paris), Alison Jacques Gallery (Londres), Galleria Massino Minini (Brescia), Sikkema Jenkins (New York) © ADAGP, Paris 2017
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  • Des bains d'Apollon émerge la poésie de John Giorno, personnage iconique des premiers films d'Andy Warhol. Sa culture pop s'immisce audacieusement dans les jardins de Versailles / John Giorno, We gave a party for the gods and the gods all came, 2017 Roches calcaires gravées Courtesy de l’artiste
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Pour la 10e édition de son exposition d'art contemporain, le château de Versailles propose une déambulation entre les bosquets, les fontaines et les salons végétaux composant ses jardins. Dix-sept artistes liés au Palais de Tokyo y construisent une dramaturgie flamboyante, un “voyage d'hiver” qui s'inspire de la méditation de Franz Schubert. John Giorno, Mark Manders, Cameron Jami, Ugo Rondinone, Rick Owens... ces artistes façonnent une “promenade poétique dans les jardins de Versailles, commencée alors qu'octobre rouille déjà la végétation de nuances nouvelles”, comme le décrivent joliment les commissaires de l'exposition.

 

“Voyage d'hiver”, 17 artistes contemporains dans les bosquets du château de Versailles, jusqu'au 7 janvier 2018.