Lauréat du Grand Prix du dernier Festival de Cannes, 120 battements par minute avait fait sensation également au Festival de Toronto. Avec plus de 600 000 spectateurs à sa quatrième semaine d'exploitation, le long-métrage choc de Robin Campillon vise les Césars et encore un peu plus loin. Le drame qui rend hommage aux acteurs d'Act'up a devancé Barbara et Le Redoutable de Hanavicius a été choisi par la France pour la représenter aux Oscars, en espérant désormais que l'Académie le sélectionne parmi ses nominés (réponse le 23 janvier 2018).

 

Il y a quelques semaines, Numéro interrogeait le réalisateur, Robin Campillo:  “depuis pas mal d’années, j’ai décidé que je pouvais faire ce que je voulais, c’est aussi bête que ça. Donc, je suis mes désirs. (…)  C’est sur le modèle de cette liberté que j’ai réalisé 120 battements par minute, cette liberté de me dire que j’allais réaliser une fiction avec des éléments réels, en évoquant une histoire très récente. Le cinéma américain s’autorise ça, la littérature du XIXe siècle a eu cette liberté, alors pourquoi ne pas le faire ? Il y avait une pudeur et un tabou que j’ai voulu dépasser, pour réinterpréter mes aventures intimes, politiques et collectives. Je me suis senti extrêmement légitime à être libre, à tout m’autoriser.” JR et Agnès Varda quant à eux détiennent le prix du meilleur documentaire à Toronto pour Visages, Villages, la France a donc toutes ses chances de remporter le précieux sésame américain le 4 mars prochain.

 

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