24 Mars

Quels sont les films à ne pas rater ce week-end ?

 

Au programme : cannibalisme, escapades amazoniennes, un prêtre pas comme les autres, une amitié finlandaise et la nostalgie du cinéma américain des années 30…

Par Hugo Lessard

“Grave” de Julia Ducournau

Grave

(15 mars)

Au cours de sa semaine d’intégration dans une école vétérinaire, Justine (très justement interprétée par Garance Marillier), jeune ingénue végétarienne, va subir un bizutage lourd de conséquences. Entourée de sa sœur, obscure, Alexia, et de son colocataire homosexuel Adrien (campé par Rabah Naït Oufella qu’on avait pu voir dans Bande de filles en 2014), elle va devoir affronter sa part animale. Ce premier film aborde intelligemment des sujets comme la sexualité naissante, le cannibalisme et le vice. On se régale du premier long-métrage cru et croquant de Julia Ducournau, entre cinéma d’horreur, teen-movie et drame. 

“The Lost City of Z” de James Gray

The Lost City of Z

(15 mars)

À la réalisation de cette épopée amazonienne consacrée à l’explorateur Percival Harrison Fawcett, James Gray, l’Américain à la cinématographie impressionnante : Little Odessa (1994) [il n’avait alors que 25 ans], The Yards (2000), La nuit nous appartient (2007), Two Lovers (2008), Blood Ties (2013) ou encore The Immigrant (2013). Pour ce nouveau film, le réalisateur a fait appel aux acteurs Charlie Hunnam, Sienna Miller et Tom Holland (qui, en juillet prochain, héritera du costume de Spider-Man pour un nouveau remake).

 

 

“La Confession” de Nicolas Boukhrief

La Confession

(8 mars)

Réalisé par Nicolas Boukhrief, La Confession est une adaptation du roman Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck (qui avait reçu le prix Goncourt en 1952). Pendant la Seconde Guerre mondiale, au cœur d’un village français occupé par les soldats allemands, un nouveau prêtre, joué par le charismatique Romain Duris, s’installe. Barny (interprétée par Marine Vacth, la perturbante Isabelle de Jeune et jolie de François Ozon sorti en 2013) est une jeune femme communiste et athée qui va peu à peu s’intéresser à cet homme qui l’intrigue. Une relation ambiguë va bientôt mener les protagonistes à remettre en question leurs croyances respectives.

“L’Autre Côté de l’espoir” d’Aki Kaurismäki

L’Autre Côté de l’espoir

(15 mars)

Une rencontre inattendue peut changer toute une vie. Wikhström, la cinquantaine, vient de quitter sa femme alcoolique et un travail de commercial pour réaliser son rêve, ouvrir un restaurant. Khaled, lui, est un réfugié syrien arrivé à Helsinki par hasard. Les deux hommes vont se rencontrer et partager un destin croisé. Aki Kaurismäki a reçu pour ce film l’Ours d’argent du meilleur réalisateur. Entre comédie loufoque et drame bouleversant, ce film séduit par sa justesse et son décor si particulier, propre à l’univers du réalisateur, frère de Mika Kaurismäki, avec qui il travaille depuis ses débuts, dans les années 80.

Rétrospective sur la réalisatrice Dorothy Arzner à la Cinémathèque française

La rétrospective Dorothy Arzner à la Cinémathèque française

(Jusqu’au 9 avril)

Celle que l’on qualifiait de “Women’s Director” a su s’imposer dans un milieu ultra masculin. Passée de secrétaire à scénariste, de scénariste à monteuse, puis de monteuse à réalisatrice émérite, Dorothy Arzner fait partie des pionnières du cinéma américain des années 30. La Cinémathèque française lui rend hommage avec la projection de ses œuvres les plus marquantes comme Les Endiablées (1929), Chantez, dansez, mes belles ! (1940) ou encore Duel dans la nuit (1943). Cette grande dame du 7e art a donné la parole à des femmes dans des rôles de pouvoir et d’assurance. Elle a notamment fait jouer des actrices telles que Lucille Ball, Maureen O’Hara, Clara Bow ou encore Katharine Hepburn.

 

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SÉLECTION DE LA RÉDACTION : Erwin Blumenfeld, génie de la photographie de mode à la Cité de la mode et du design.

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