24 Février

Qui est vraiment Lily-Rose Depp ?

 

La mode et le cinéma se l’arrachent autant que ses parents dans les années 1990. À 17 ans, Lily-Rose Depp est devenue bien plus que la fille de Johnny Depp et de Vanessa Paradis. Nouvelle icône d’une génération, elle était nominée aux César.

Par Violaine Schütz

  • “La Danseuse” de Stéphanie Di Giusto
  • Une actrice “indé” prometteuse

     

    À l’âge où elle est nommée aux Césars, son père fumait, buvait, s'automutilait, jouait dans un groupe de rock et quittait l'école. Le cinéma ne viendra qu’à la vingtaine pour le rebelle sans cause. Lily aura été plus précoce encore. Elle a commencé sa carrière d'actrice en 2014, avec une apparition remarquée dans Tusk, aux côtés de son héros de paternel. Elle enchaîne ensuite en 2016 avec Yoga Hosers et Planetarium, avec Natalie Portman. Mais c’est dans La Danseuse, dans lequel elle incarne la fiévreuse Isadora Duncan qu’elle explose auprès de Soko. Cette valse lui permit de monter les marches à Cannes 2016, et aujourd’hui, d’être nommée aux César. Catégorie “meilleur espoir féminin”. Sera-t-elle aussi émouvante lors de la cérémonie de 1991 que sa mère y remettant un prix ?

Karl Lagerfeld et Lily-Rose Depp - crédits Stéphane Feugère

Une muse atypique

 

Karl Lagerfeld avait succombé au charme ingénue de sa mère en 1991 et l’avait transformé en oiseau de paradis le temps d’une pub culte signée Goude pour le parfum Coco. Avec ses grands yeux sombres, sa blondeur enfantine, sa silhouette gracile, ses pommettes saillantes et sa moue boudeuse, Lily ressemble à sa lolita de mère traits pour traits. Pas étonnant que la maison Chanel en ait fait l’une de ses égéries depuis 2015. Avant Lily, Marilyn Monroe, Catherine Deneuve ou encore Carole Bouquet incarnaient dignement l’héritière de la femme libre et moderne Coco. La preuve que Lily représente la beauté de son époque : un alien aux lèvres pulpeuses et aux sourcils épais étranges et envoûtants.

Vanessa Paradis et Lily-Rose Depp - crédits David Mushe­gain

Une ado comme les autres

 

Derrière la médiatisation à outrance et les campagnes léchées, Lily-Rose essaie de demeurer une ado comme les autres. Elle a publié pendant un temps son intimité sur son blog Kalilyfornia, poste des clichés en crop tops sur sa page Instagram lily.depp et twerke sur un plateau TV. Comme de nombreux millenials, elle aime le look des sœurs Jenner, sort avec ses amis voir des concerts et se déguise pour Halloween. Elle vit également les mêmes problèmes que les filles de son âge. En 2016, elle a en effet confié dans la presse avoir été anorexique plus jeune et avoir eu du mal à en sortir. En digne icône de la génération K, ce n’est pas une enfant gâtée individualiste. Elle vient ainsi de prendre la pause avec sa mère pour la bonne cause (le planning familial américain). 

Cocktail Chanel 2016 - crédits Stéphane Feugère

Défilé Chanel automne-hiver 2016 - crédits Stéphane Feugère

Une star d’Instagram « malgré elle »

 

Lily-Rose entretient avec le réseau phare de sa génération un rapport compliqué. Il lui a servi de tremplin mais elle dit s’en méfier. Une relation amour-haine qui s’est soldée par un piratage et la suppression de son compte en 2015. Aujourd’hui 2,5 millions de fans suivent ses clichés plus contrôlés qu’avant son explosion médiatique. Entre deux photos de défilés Chanel, elle n’oublie pas pour autant le naturel, égrenant quelques photos de son intimité, de ses amies et de sa famille. Le meilleur moment de son compte ? Ses révélations concernant sa sexualité “fluide” pour soutenir un projet photo LGBT. Son père déclara à l’époque dans la presse : “elle n'a pas peur de me dire les choses. Nous sommes très proches et je suis très fier de notre relation à tous les deux. C'est une fille pétillante et l'une des plus intelligentes que j'ai jamais rencontré. Bien plus que moi !”.

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