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Les talents du Festival d’Hyères s’exposent à Paris

 

À l’occasion de sa 31e année d’existence, le Festival d’Hyères s’exporte jusqu’à la capitale pour une exposition orchestrée par le ministère de la Culture, jusqu’à décembre 2016.

2016 semble être une année à marquer d'une pierre blanche pour le Festival international de mode et de photographie à Hyères. En parallèle du salon Paris sur Mode, lors duquel sont dévoilées au public les collections des dix finalistes mode de l'année 2016, la ministre de la Culture Audrey Azoulay a inauguré lundi l'exposition consacrée aux talents révélés par le festival depuis sa création. 

 

Installée dans les murs et sous les arcades du ministère, on peut y admirer les créations du lauréat mode de l'année dernière, le Japonais Wataru Tominaga, et son travail du textile peint de couleurs pop, puis découpé et retravaillé avec un sens des volumes délicat, fait de plissés et de jeux d'impression. Sacré par Julien Dossena, directeur artistique de Paco Rabanne et président du jury 2016, le jeune diplômé du Central Saint Martins avait proposé une collection inspirée par la marginalité avec de nombreuses références aux années 70, éblouissante de minutie et de technique. En plus du vainqueur de l'année passée, on retrouve également des archives des éditions précédentes avec des créations de noms devenus incontournables comme Felipe Oliveira Baptista et Anthony Vaccarello. La scénographie de l'exposition a été confiée à Jean-Baptiste Fastrez et Rodolphe Parente, et le stylisme à Guillaume Boulez.

Les clichés de la gagnante de la section photographie, la Tchèque Vendula Knopová​, sont également à ne pas manquer. Son travail pop à l'esprit DIY avec une forte dose d'absurde, ultra ludique mais accompagné d'étrangeté et d'un humour grinçant, avait séduit le jury dirigé par le photographe culte Wiliam Klein et regroupant également Jean-Paul Goude et Gareth Pugh. Déjà lauréate du Arte Creative Award 2015, elle s'était démarquée par la présentation joyeusement régressive de son travail, incluant de simples présentoirs à la place des cadres et des créations type objets dérivés tels que porte-clés et fanzines.

 

Jusqu’à décembre 2016 au ministère de la Culture, 5, rue de Valois, Paris Ier.

Retrouvez notre article sur Vendula Knopová.

 

Par Marion Ottaviani

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