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Le défilé haute couture automne-hiver 2015/2016 de Bouchra Jarrar

 

Numéro s'est entretenu avec Bouchra Jarrar et son illustrateur sonore, Frédéric Sanchez, après le défilé haute couture présenté par la talentueuse créatrice au lycée Henry IV.

Numéro : Parlons de l’importance du son sur les défilés de Bouchra Jarrar. Chaque saison, vous ne proposez pas une bande-son mais un collage de musique et de paroles, d’extraits de films, qui participent pleinement à raconter l’histoire du défilé.

 

Bouchra Jarrar : Tout à fait, il s’agit de compositions. Frédéric Sanchez est une personne à qui je parle beaucoup quand je prépare mes collections. Il m’influence énormément, iil est comme un frère artiste. Je lui parle beaucoup de sensations, de sentiments… C’est quelqu’un dont j’ai besoin pour raconter mon histoire. Quand j’ai trouvé mon fil conducteur, quand je suis dans la création pure, on commence alors à échanger, quatre à cinq semaines avant le défilé. Nous empruntons les mots d’auteurs que nous aimons. Aujourd’hui, c’était Agnès Varda.                                                                                                          

 

Frédéric Sanchez : Notre échange est crucial, mais le lieu aussi est vraiment important. La question est : comment habiter ce lieu avec du son ? J’étais au lycée ici, donc mes souvenirs de lycée dans les années 80 se mêlent à l’histoire. Je me suis souvenu qu’à cette époque Jane Birkin jouait dans une mise en scène de Patrice Chéreau, et au même moment Chéreau avait mis en scène un opéra de Mozart. Ces mélanges tissent une histoire que nous nous racontons. C’est un collage de souvenirs et d’émotions.

 

Bouchra, dans cette collection, vous mettez à l’honneur le coloris champagne et un bleu azur, évocateurs d’une sensualité seventies, très Studio 54, avec beaucoup de raffinement. 

 

Bouchra Jarrar : J’ai créé mes propres textiles pour le défilé, j’ai donc également précisément créé ces teintes. Les couleurs racontent une histoire, forte et  diluée en même temps. Pour vous le dire tout simplement, ce sont les couleurs du ciel.

 

Vous proposez notamment des ensembles alliant un trench sans manches et un pantalon. Nous sommes loin de l’idée de la robe de cocktail froufroutante typique de la haute couture.

 

Bouchra Jarrar : La robe de cocktail existe, et je peux en faire, mais j’ai envie de montrer autre chose aussi, qui soit proche de notre quotidien. Cette saison, j’ai donc travaillé mes trenchs comme des peignoirs, des robes de chambre de garçons. 

 

 

 

Par Delphine Roche 

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