Punk, romantique, ou engagée, une exposition célèbre la couleur rose

À travers 80 modèles, l'exposition Pink: The History of a Punk, Pretty, Powerful Color, organisée au FIT de New York, interroge le sens et l'utilisation d'une teinte à la fois adorée, détestée et controversée.

Par Léa Zetlaoui

  • Comme des Garçons ensemble Fall 2016, “18th-Century Punk” Collection, fall/winter 2016, Japan, museum purchase. “18th-Century Punk” Collection, Fall/Winter 2016, Japan, museum purchase. Spring 2018, Japan, museum purchase.
  • Teinte clivante, le rose à tendance à susciter des réactions ambivalentes. En occident surtout, où son usage est sujet à polémique, souvent associé à la féminité et au nu. Dans notre société post-genre, le Fashion Institute of Technology à New York revient sur les problématiques associés à cette couleur à travers le prisme de la mode.

     

    Curatée par Valerie Steele, grande historienne de la mode, l’exposition Pink: The History of a Punk, Pretty, Powerful Color propose à travers 80 pièces, du XVIII ème à aujourd’hui, de revivre l’histoire d’une couleur dont la signification a évolué au fur et à mesure des changements sociétaux.

     

    En 1937, alors que Coco Chanel avait lancé la tendance de la petite robe noire, catapultant la teinte associée aux enterrements au sommet de l’élégance, la couturière Elsa Schiaparelli lance l’hyper féminin rose shocking et en fait sa marque de fabrique. En 2016, alors que la mode est de plus en plus androgyne, Internet lance le millenial pink, teinte masculine et féminine qui défile sur les podiums de Gucci et de Céline et s’invite sur le crâne de Kanye West. La très iconoclaste Rei Kawakubo, quant à elle, utilise cette teinte comme forme de protestation tout au long de ses collections, prouvant que le rose n’est pas qu’une couleur féminine mais fait référence à des concepts bien plus abstraits et chargés de signification

     

    Abordant également les notions du rose associé au nu ainsi que son utilisation dans d’autres cultures, notamment africaine, indienne et asiatique, l’exposition dresse le portrait d’une couleur puissante, une façon subtile d’aborder également la place de la femme et de la mode dans la société.

     

    September 7, 2018 – January 5, 2019

    Museum at the Fashion Institute of Technology
    Seventh Avenue at 27 Street
    New York City 10001-5992

     

Teinte clivante, le rose à tendance à susciter des réactions ambivalentes. En occident surtout, où son usage est sujet à polémique, souvent associé à la féminité et au nu. Dans notre société post-genre, le Fashion Institute of Technology à New York revient sur les problématiques associés à cette couleur à travers le prisme de la mode.

 

Curatée par Valerie Steele, grande historienne de la mode, l’exposition Pink: The History of a Punk, Pretty, Powerful Color propose à travers 80 pièces, du XVIII ème à aujourd’hui, de revivre l’histoire d’une couleur dont la signification a évolué au fur et à mesure des changements sociétaux.

 

En 1937, alors que Coco Chanel avait lancé la tendance de la petite robe noire, catapultant la teinte associée aux enterrements au sommet de l’élégance, la couturière Elsa Schiaparelli lance l’hyper féminin rose shocking et en fait sa marque de fabrique. En 2016, alors que la mode est de plus en plus androgyne, Internet lance le millenial pink, teinte masculine et féminine qui défile sur les podiums de Gucci et de Céline et s’invite sur le crâne de Kanye West. La très iconoclaste Rei Kawakubo, quant à elle, utilise cette teinte comme forme de protestation tout au long de ses collections, prouvant que le rose n’est pas qu’une couleur féminine mais fait référence à des concepts bien plus abstraits et chargés de signification

 

Abordant également les notions du rose associé au nu ainsi que son utilisation dans d’autres cultures, notamment africaine, indienne et asiatique, l’exposition dresse le portrait d’une couleur puissante, une façon subtile d’aborder également la place de la femme et de la mode dans la société.

 

September 7, 2018 – January 5, 2019

Museum at the Fashion Institute of Technology
Seventh Avenue at 27 Street
New York City 10001-5992

 

Gucci dress - Spring 2016, Italy, gift of Gucci. Céline dress - Spring 2017, France, gift of Céline. 2017.19.1 Christian Dior, 1960, France, museum purchase.

Elsa Schiaparelli gown - Summer 1937, Museum Purchase. Robert evening gown - 1910-1914, France, Museum Purchase. Thierry Mugler evening gown - 1994, Museum Purchase.

Courrèges coat - 1967, France, gift of Mrs. Phillip Schwartz. Evening dress - Circa 1954, USA, gift of Virginia Pope. Baby, the Stars Shine Bright ensemble - 2009, Japan, museum purchase.

Dress - 18th century, museum purchase. Charles James dress - 1937, gift of Mrs. John Hammond. Zandra Rhodes ensemble - 1978, England, museum purchase.

Group of 1920s evening dresses