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Manuel Facchini signe une collection sportswear chic entre inspiration rock et imprimés techno

 

Directeur artistique de Byblos, Manuel Facchini signe pour son propre label une collection “Histoire d’A(r)mour” conçue pour une héroïne guerrière digne d’un film de science-fiction.

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Réunir deux esthétiques a priori inconciliables pour donner naissance à des créations sculpturales inédites… il fallait oser. C’est le défi que relève brillamment Manuel Facchini en détournant des détails empruntés à l’univers gothico-rock sur des robes et des jupes à l’élégance sportswear. Sa muse – une créature mi-cyborg, mi-femme fatale – prend les traits d’une héroïne évoluant dans un monde parallèle, comme dans un film de Ridley Scott. Les silhouettes audacieuses du créateur pourraient d’ailleurs sortir tout droit d’un film de science-fiction, ou d’une œuvre de Stanley Kubrick, un réalisateur qui l’a beaucoup influencé dans cette recherche d’équilibre entre le subtil et l’impactant.

 

Connu depuis 2006 comme directeur artistique de la maison italienne Byblos, le ténébreux et talentueux Manuel Facchini s’autorise enfin à assouvir ses désirs personnels en présentant, en février 2015, une première collection en nom propre. Un essai transformé lors de la dernière Fashion Week de Londres, avec un défilé printemps-été 2016 intitulé Histoire d’A(r)mour. Un nom qui rappelait “à la fois l’amour associé à la délicatesse, la féminité et l’idée de fluidité du vêtement, mais aussi le concept d’armure qui nuance cette vision en y apportant de la force et presque une forme de brutalité”, explique-t‑il. Car c’est avant tout le jeu des contrastes qui intéresse et inspire le créateur. Le contraste, d’abord, entre deux mondes à première vue incompatibles, l’univers du rock et celui du sport high-tech. Le contraste, ensuite, des lignes douces, féminines, et des imprimés graphiques techno, géométriques (jacquard) ou architecturaux (impressions 3D), qui traduisent sa passion pour l’art.

 

Dans sa collection Histoire d’A(r)mour, Manuel Facchini rassemble une véritable armée de guerrières victorieuses. En mini-robes glamour et sculpturales, elles arpentent le podium sous des lumières froides, une musique techno rythmant leur démarche robotique et conquérante. Le rouge framboise, le jaune fluo et l’orange viennent illuminer les imprimés noir et blanc rappelant les maillots de sport qui envahissent régulièrement les stades. On l’aura compris : c’est un tout nouvel univers que Manuel Facchini nous dévoile, où amour de soi et amour du vêtement résonnent à l’unisson.

 

www.manuelfacchini.com

 

Par Léa Zetlaoui et Chloé Fage.

Blouson zippé en cuir et mesh, MANUEL FACCHINI.

Photo Lonneke van der Palen, réalisation Camille-Joséphine Teisseire.

Histoire d’A(r)mour par Manuel Facchini, printemps-été 2016.

La créature mi-cyborg mi-femme fatale de Manuel Facchini.

Look Histoire d’A(r)mour à l’élégance sportswear.

Chez Manuel Facchini, les lignes douces et féminines se mêlent à des imprimés graphiques techno.

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