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Rencontre avec Antonin Tron, créateur d’Atlein et lauréat du du prix Première Collection de l'Andam 2016

 

Avec le lancement de son label Atlein, le Français Antonin Tron a fait partie des révélations de la dernière Fashion Week parisienne. Rencontre avec un jeune créateur prometteur.

Antonin Tron par Damian Noszkowicz

 

Des hauts en maille tout simples portés avec une jupe patineuse à godets, ou des robes plus habillées, aux constructions élaborées, soulignant joliment le corps… Avec sa première collection sous le nom d’Atlein, Antonin Tron étonne par sa capacité à inventer un vestiaire complet, du jour au soir, à partir d’une seule matière : le jersey, dont il révèle toute la polyvalence. 

Numéro : Quel a été votre parcours avant de lancer votre marque ?

Antonin Tron : Je suis diplômé de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers. J’ai ensuite travaillé sur les collections masculines chez Louis Vuitton, puis je suis passé aux collections femme chez Givenchy, puis chez Balenciaga aux côtés de Nicolas Ghesquière. Aujourd’hui, je travaille toujours en free-lance pour Balenciaga, c’est ainsi que j’ai financé le lancement de mon label. Pendant toutes ces années, j’ai créé de bonnes relations avec un fabricant de jersey dans l’est de la France. J’ai eu l’idée de lancer mon propre label en partenariat avec cette usine familiale. Toutes les pièces sont donc made in France. 

Pourquoi proposer uniquement des pièces en jersey ?

C’est une matière que j’aime beaucoup, car elle permet de concevoir des pièces confortables, faciles à mettre et faciles à vivre. J’ai beaucoup travaillé le jersey chez Givenchy et également chez Balenciaga. L’aspect bodyconscious traduit également mon côté très sportif : je surfe beaucoup, les vêtements techniques font donc partie de ma réalité. J’ai voulu des coupes et des détails liés au sport. Par exemple, mes hauts côtelés peuvent se porter sous une brassière. 

Le jersey, extensible, est parfois traduit sous la forme de drapés dégoulinants, mais le vôtre dessine nettement les silhouettes.

Avant de me lancer, j’ai beaucoup regardé Jean Muir, designer célébrée pour son travail du jersey dans les années 60, car je voulais un flou structuré qui flatte la silhouette. Je vois le vêtement comme un objet, un peu comme un designer de meubles, plutôt que de penser en termes de looks. J’ai donc préféré, pour ma première collection, me focaliser sur une matière dont je tire le maximum en la déclinant en jersey de coton, de viscose et de soie. Je vais progressivement introduire d’autres catégories de produits, dans la perspective de construire une maison.

 

Atlein, en vente notamment chez Net-a-porter. 

 

Par Delphine Roche

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