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Les confidences du jeune duo à la tête de Courrèges, Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer

 

Les nouveaux directeurs artistiques, Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, confient leur vision de l’avenir de la maison.

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Numéro : Quelle vision aviez-vous de la maison Courrèges avant de l’intégrer ?

 

Arnaud Vaillant : C’était pour nous une des plus belles maisons françaises, au patrimoine fantastique, inépuisable, avec un style fort dont il faut poursuivre l’écriture.

André et Coqueline Courrèges étaient révolutionnaires, ils travaillaient avec une vision de la modernité et du futur, avec une confiance dans le progrès. Évidemment, il faut garder cette philosophie, cette ambition, tout en s’adaptant à l’époque d’aujourd’hui, en étant contemporain.

 

 

Quel “brief” avez-vous reçu lors de votre arrivée ?

 

Arnaud Vaillant : Pas de brief, une grande liberté et beaucoup de respect.

 

 

Pourquoi avoir fait défiler des hauts sans bas, et vice versa, sur votre premier défilé ?

 

Sébastien Meyer : Nous avons voulu nous concentrer sur le vêtement et non plus proposer un look, qui nous semble être une vision dépassée de ce que doit être le prêt-à-porter aujourd’hui. Nous avons voulu travailler autour de fonctionnalités et de formes parfaites qui sauront traverser le temps, autour des pièces fondatrices d’un vestiaire que sont le blouson, la robe, la jupe, le top et le pantalon. C’est une approche axée sur le produit : il est au cœur de notre propos. L’idée pour nous est de faire des vêtements cool, portables, jeunes, qui peuvent se renouveler saison après saison.

 

 

La maison Courrèges était connue pour l’architecture de ses pièces, qui jouent de façon très subtile sur les formes géométriques simples. Comment avez-vous souhaité réinterpréter ce vocabulaire ?

 

Arnaud Vaillant : Cela fait partie des valeurs communes que nous avons avec cette maison. André Courrèges, passionné d’architecture, était surnommé le “Le Corbusier de la couture”. Et nous-mêmes, nous nous inspirons du brutalisme, c’est pourquoi nous abordons la silhouette de manière architecturale. Nous avons toujours placé la forme à l’origine de notre langage esthétique, dans une approche minimaliste et épurée. On retrouve cela dans la collection, avec des silhouettes très structurées, des jeux de matières et de couleurs.

 

 

Le vocabulaire de Courrèges a été beaucoup copié ces dernières années. Était-il difficile de vous le réapproprier après toutes ces déclinaisons et ces “emprunts” ?

 

Sébastien Meyer : Courrèges, c’est la modernité. Quand on est chez Courrèges, on a un devoir d’invention. Ce qui est drôle, c’est que dès qu’un créateur veut exprimer la modernité, il “s’inspire” de Courrèges… Mais nous, nous avons la chance d’être au cœur de cette inspiration.

 

Arnaud Vaillant : Notre travail chez Courrèges aujourd’hui, c’est de continuer à avancer, avec notre propre lecture de ce vocabulaire. Et il est d’une telle richesse ! C’est très excitant, il y a beaucoup de choses à faire.

 

 

Avec les blousons courts en vinyle et les minirobes trapèzes, l’allure de Courrèges est juvénile, comptez-vous conserver ce paramètre par la suite ?

 

Sébastien Meyer : Courrèges, c’est l’invention de la jeunesse, c’est ce que cette marque incarne et ce que nous voulons promouvoir. Nous avons lancé sur Instagram le hashtag #bonjourcourreges, qui prend la suite du magazine lancé par André Courrèges, célébrant, comme il le faisait, la jeunesse et la liberté. Au-delà du vêtement, cela passe par des productions avec des artistes qui incarnent également une modernité actuelle. Nous nous adressons à la jeunesse d’aujourd’hui.

 

 

Retouvez le défilé printemps été 2016.

 

Propos recueillis par Delphine Roche.

Aurnaud Vaillant et Sebastien Meyer par Amit Israeli

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