326

L’interview de Gabriele Moratti, directeur artistique de Redemption

 

Inspiré par l’univers des bikers, le label de prêt-à-porter féminin Redemption, qui présentait son premier défilé, célèbre les femmes libres et indépendantes. Rencontre avec son cofondateur et directeur artistique, Gabriele Moratti.

326

Numéro : Pourquoi votre marque, originellement baptisée “Redemption Choppers”, se nomme-t-elle aujourd’hui simplement  “Redemption” ?

Gabrielle Moratti : Originellement, la marque fondée par Daniele Sirtori, Vanni Laghi et moi-même était vouée à proposer des choppers [grosses motos] uniques, fabriqués entièrement à la main. Pour accompagner nos pièces, nous avons commencé à concevoir des vêtements. Il ne s’agissait pas de vêtements techniques destinés aux bikers, mais de capsules de prêt-à-porter inspirées de l’imaginaire de la moto. Le tout constituait également un projet caritatif : 50 % des profits du prêt-à-porter, et 50 % des ventes aux enchères des choppers pendant les dîners de l’AMFAR, sont reversés à des œuvres de charité (nous avons ainsi déjà rassemblé plus d’un million et cinq cent mille euros en deux ans). Puis les collections de vêtements se sont étoffées, et nos inspirations se sont enrichies d’allusions au monde du cinéma, de la musique. La moto est donc restée simplement comme un fil directeur. Le prêt-à-porter connaissant un succès grandissant, nous avons décidé de séparer les deux branches de la société : les choppers sont produits sous le nom de Redemption Choppers, et les vêtements sous le nom de Redemption (tout court).

 

À​ quelle femme destinez-vous vos vêtements ?

Nous avons toujours été inspirés par l’élégance et le glamour des icônes du cinéma classique telles qu’Audrey Hepburn, Ava Gardner, Grace Kelly et la grande diva Maria Callas. À la base de notre travail, nous imaginons une conversation impossible entre ces icônes et le monde du rock’n’roll, le monde des bikers. Nous nous sommes demandé : “Que se passerait-il si l’une de ces icônes, pour une raison quelconque, se retrouvait soudain immergée dans le monde de la moto et la scène rock’n’roll ? Quels vêtements porterait-elle ?” Nous avons joué de ce contraste, dès nos débuts. Au lieu d’illustrer des thèmes, nos collections proposent chaque saison de nouvelles pièces qui complèteront la garde-robe idéale de cette femme. 

 

Dans votre collection automne-hiver, votre interprétation du style rock chic est très sensuelle et féminine, cela traduit-il fidèlement votre sensibilité italienne, et votre culte du

savoir-faire ?

Tout à fait. J’ai étudié l’histoire de l’art à l’université, et j’ai toujours été fasciné par la contribution importante qu’a apportée mon pays dans ce domaine. Les splendides formes architecturales et sculpturales qui nous entourent, en Italie, nous ont inspiré pour notre prêt-à-porter, un amour des lignes pures, minimales. L’art fait partie de notre héritage, mais aussi l’artisanat et les savoir-faire qui lui sont associés. Les motos que nous produisons en sont un bon exemple. La même attention est portée aux vêtements, qui sont faits en Italie à 100 %. C’est aussi une façon de nous assurer que les pièces sont produites de façon éthique. 

 

Vous proposez une garde-robe complète, allant des pantalons aux robes, en passant par les mailles. Cet hiver, les pièces sont rehaussées de détails de macramé, de broderies délicates.

Le macramé dessine des motifs mêlant des fleurs et des épines qui, à nos yeux, explicitent le nom de Redemption : la capacité à trouver la beauté même dans les difficultés de la vie, à s’épanouir dans un environnement hostile. Ce motif nous est très cher.

 

http://www.redemption-choppers.com/fashion

 

Michael Kors s'apprête à mettre la main sur Versace
875

Michael Kors s'apprête à mettre la main sur Versace

Mode Plus d'un an après l'acquisition de Jimmy Choo, la société de Michael Kors s'apprête à signer un accord pour racheter la maison de luxe italienne Versace, pour une somme d'environ 1,83 milliard d'euros. Plus d'un an après l'acquisition de Jimmy Choo, la société de Michael Kors s'apprête à signer un accord pour racheter la maison de luxe italienne Versace, pour une somme d'environ 1,83 milliard d'euros.

Mathieu César investit Montaigne Market et invite le label MSGM
123

Mathieu César investit Montaigne Market et invite le label MSGM

Mode Homme Le photographe français Mathieu César investit le premier étage du concept store Montaigne Market et invite le créateur italien Massimo Giorgetti, fondateur de MSGM, autour du thème de la Formule 1. Le photographe français Mathieu César investit le premier étage du concept store Montaigne Market et invite le créateur italien Massimo Giorgetti, fondateur de MSGM, autour du thème de la Formule 1.