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L’interview de Gabriele Moratti, directeur artistique de Redemption

 

Inspiré par l’univers des bikers, le label de prêt-à-porter féminin Redemption, qui présentait son premier défilé, célèbre les femmes libres et indépendantes. Rencontre avec son cofondateur et directeur artistique, Gabriele Moratti.

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Numéro : Pourquoi votre marque, originellement baptisée “Redemption Choppers”, se nomme-t-elle aujourd’hui simplement  “Redemption” ?

Gabrielle Moratti : Originellement, la marque fondée par Daniele Sirtori, Vanni Laghi et moi-même était vouée à proposer des choppers [grosses motos] uniques, fabriqués entièrement à la main. Pour accompagner nos pièces, nous avons commencé à concevoir des vêtements. Il ne s’agissait pas de vêtements techniques destinés aux bikers, mais de capsules de prêt-à-porter inspirées de l’imaginaire de la moto. Le tout constituait également un projet caritatif : 50 % des profits du prêt-à-porter, et 50 % des ventes aux enchères des choppers pendant les dîners de l’AMFAR, sont reversés à des œuvres de charité (nous avons ainsi déjà rassemblé plus d’un million et cinq cent mille euros en deux ans). Puis les collections de vêtements se sont étoffées, et nos inspirations se sont enrichies d’allusions au monde du cinéma, de la musique. La moto est donc restée simplement comme un fil directeur. Le prêt-à-porter connaissant un succès grandissant, nous avons décidé de séparer les deux branches de la société : les choppers sont produits sous le nom de Redemption Choppers, et les vêtements sous le nom de Redemption (tout court).

 

À​ quelle femme destinez-vous vos vêtements ?

Nous avons toujours été inspirés par l’élégance et le glamour des icônes du cinéma classique telles qu’Audrey Hepburn, Ava Gardner, Grace Kelly et la grande diva Maria Callas. À la base de notre travail, nous imaginons une conversation impossible entre ces icônes et le monde du rock’n’roll, le monde des bikers. Nous nous sommes demandé : “Que se passerait-il si l’une de ces icônes, pour une raison quelconque, se retrouvait soudain immergée dans le monde de la moto et la scène rock’n’roll ? Quels vêtements porterait-elle ?” Nous avons joué de ce contraste, dès nos débuts. Au lieu d’illustrer des thèmes, nos collections proposent chaque saison de nouvelles pièces qui complèteront la garde-robe idéale de cette femme. 

 

Dans votre collection automne-hiver, votre interprétation du style rock chic est très sensuelle et féminine, cela traduit-il fidèlement votre sensibilité italienne, et votre culte du

savoir-faire ?

Tout à fait. J’ai étudié l’histoire de l’art à l’université, et j’ai toujours été fasciné par la contribution importante qu’a apportée mon pays dans ce domaine. Les splendides formes architecturales et sculpturales qui nous entourent, en Italie, nous ont inspiré pour notre prêt-à-porter, un amour des lignes pures, minimales. L’art fait partie de notre héritage, mais aussi l’artisanat et les savoir-faire qui lui sont associés. Les motos que nous produisons en sont un bon exemple. La même attention est portée aux vêtements, qui sont faits en Italie à 100 %. C’est aussi une façon de nous assurer que les pièces sont produites de façon éthique. 

 

Vous proposez une garde-robe complète, allant des pantalons aux robes, en passant par les mailles. Cet hiver, les pièces sont rehaussées de détails de macramé, de broderies délicates.

Le macramé dessine des motifs mêlant des fleurs et des épines qui, à nos yeux, explicitent le nom de Redemption : la capacité à trouver la beauté même dans les difficultés de la vie, à s’épanouir dans un environnement hostile. Ce motif nous est très cher.

 

http://www.redemption-choppers.com/fashion

 

Gucci accueille les performances de Michael Clark dans son hub milanais
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Gucci accueille les performances de Michael Clark dans son hub milanais

Mode Ce mercredi 19 septembre, Gucci a accueilli la performance du chorégraphe britannique Michael Clark au sein de son Gucci Hub à Milan. À cette occasion, certains danseurs portaient des pièces issues des collections les plus récentes de la maison italienne. Ce mercredi 19 septembre, Gucci a accueilli la performance du chorégraphe britannique Michael Clark au sein de son Gucci Hub à Milan. À cette occasion, certains danseurs portaient des pièces issues des collections les plus récentes de la maison italienne.

“Mais pourquoi les femmes ne feraient-elles pas ce qu’elles veulent de leur corps ?” Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent
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“Mais pourquoi les femmes ne feraient-elles pas ce qu’elles veulent de leur corps ?” Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent

Mode Depuis deux ans, le directeur artistique de Saint Laurent, Anthony Vaccarello, impulse une vision forte et contemporaine de la séduction. Nourri de l’esprit de la maison, il en revisite les codes, le noir, l’or et les détails couture, pour les mettre au service d’une femme de caractère à l’attitude essentiellement libre. ALors qu'il vient de resigner pour 3 ans, Numéro a interviewé le créateur belge à la tête de l'illustre maison parisienne. Depuis deux ans, le directeur artistique de Saint Laurent, Anthony Vaccarello, impulse une vision forte et contemporaine de la séduction. Nourri de l’esprit de la maison, il en revisite les codes, le noir, l’or et les détails couture, pour les mettre au service d’une femme de caractère à l’attitude essentiellement libre. ALors qu'il vient de resigner pour 3 ans, Numéro a interviewé le créateur belge à la tête de l'illustre maison parisienne.

À Venise, la maison Lesage expose ses broderies exceptionnelles
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À Venise, la maison Lesage expose ses broderies exceptionnelles

Mode À Venise, l'exposition “Homo Faber” rend hommage aux métiers d'art à travers l'Europe. La maison de broderie Lesage y expose ses créations. À Venise, l'exposition “Homo Faber” rend hommage aux métiers d'art à travers l'Europe. La maison de broderie Lesage y expose ses créations.