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Repetto en état de grâce

 

À l’occasion de la révélation de la nouvelle collection de chaussures “haute couture” Detroit, Numéro a rencontré Jean-Marc Gaucher, président-directeur général de la célèbre maison.

Aussi connu pour ses créations destinées aux petits rats de l’Opéra que pour avoir chaussé des célébrités aussi iconiques que Brigitte Bardot ou Serge Gainsbourg, la maison Repetto propose une audacieuse collection de chaussures “haute couture”, Detroit, à la fois élégante et sensuelle, dessinée par Eugène Riconneaus. À cette occasion, Numéro a rencontré Jean-Marc Gaucher, son président-directeur général.

Numéro : Est-ce que l’univers de la danse est toujours au centre de vos créations ?

Jean-Marc Gaucher : Repetto est depuis toujours lié à la danse et nous en conservons bien entendu les codes, tout en les développant et en les faisant évoluer. Nous élaborons toujours nos collections avec son vocabulaire, comme la grâce, la liberté, le mouvement... Il s’est enrichi au fur et à mesure des années, mais l’idée de départ est toujours restée identique : nous cherchons à apporter aux femmes l’élégance de la danseuse.

 

En quoi la collection de chaussures “haute couture” Detroit s’inscrit-elle dans votre volonté de développement et de rupture ?

Repetto était une marque transgressive dès ses débuts. Et nous sommes toujours associés à l’image de personnalités telles que Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg. J’ai compris l’an dernier que nous avions besoin de renouer avec cette histoire, de surprendre à nouveau et de nous renouveler. Eugène Riconneaus, le styliste de la collection Detroit, a totalement réussi à l’incarner à travers ces nouvelles créations.

 

Autre rupture, dans votre nouvelle collection de sacs, vous abandonnez certains détails iconiques comme le ruban.

Nous avons vécu quatre ans avec le ruban et nous voulions passer à autre chose. L’essentiel des codes demeurent néanmoins, comme le fait que nos sacs sont fabriqués en cuir souple. En participant à une tournée avec des danseuses, je me suis rendu compte qu’elles utilisaient leur sac – parce que le cuir était souple – comme oreiller dans le bus qui nous emmenait d’une ville à l’autre !

Depuis votre arrivée chez Repetto, pourquoi avoir développé les collaborations ?

J’ai toujours aimé les rapprochements entre les marques. Et je m'étais promis depuis longtemps que le jour où j’achèterais Repetto, notre première collaboration se ferait avec Issey Miyake. De tous les créateurs, c’est en effet celui qui, pour moi, est le plus associé à l’idée de mouvement. Il nous a paru logique par la suite de poursuivre avec des créateurs japonais comme Yohji Yamamoto et Rei Kawabuko de Comme des Garçons. Nous restons très curieux, et nous saisissons toutes les opportunités de collaborations qui nous paraissent faire sens, comme avec la manufacture royale de la toile de Jouy ou encore Olympia Le-Tan.

 

Cet hiver, vous lancez également la première ballerine pour hommes...

Le chef de projet et le styliste de chez Repetto sont venus me lire un jour une interview de Stromae où le chanteur expliquait qu’il rêverait de porter une ballerine pour hommes. Nous avons immédiatement travaillé sur un modèle qui a tellement plu à Stromae qu‘il est venu le chercher en personne. Cette création est issue de notre volonté de rester à l’écoute du monde.

 

 

www.repetto.fr 

 

Propos recueillis par Léa Zetlaoui

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