On a passé le week end à Marseille avec Jacquemus

Ce week-end, Marseille portait haut les couleurs du créateur Simon Porte Jacquemus. Invité d’honneur du festival OpenMyMed, qui célèbre les métiers de la mode méditerranéenne, le jeune créateur organise une série d’installations sur le thème “Marseille je t’aime” comprenant deux expositions, le lancement d’un livre et un défilé en hommage à la ville qu’il admire tant. 

Par Léa Zetlaoui

  • À Marseille, Simon Porte Jacquemus est une star locale. Depuis ses premières collections, en effet, le créateur s’est illustré en faisant de la région méditerranéenne et de ses habitants une de ses principales sources d’inspiration : de “La Grande-Motte” (printemps-été 2014) aux “Parasols de Marseille” (printemps-été 2015) en passant par “Les Santons de Provence” (printemps-été 2017) ou encore “L’amour d’un Gitan” (automne-hiver 2017-2018), il réinterprète chaque saison le Sud de son enfance. 

     

    Première étape, la visite de l’installation Maison au MAC (musée d’Art contemporain de Marseille). Sol, murs et plafond immaculés, une énorme boule blanche, des tournesols posés à même le sol, quelques vêtements suspendus. Géométrie, minimalisme et simplicité, on retrouve dans le micro-espace tous les codes qui sont chers à Jacquemus, comme une immersion dans son processus créatif.

     

     

    Géométrie, minimalisme et simplicité, on retrouve dans le micro-espace tous les codes qui sont chers à Jacquemus, comme une immersion dans son processus créatif.

     

    Deuxième étape, l’installation Archives (toujours au MAC). Là, Simon Porte Jacquemus nous surprend. Plutôt que de présenter ses anciennes collections sur de simples Stockman, le jeune créateur a plaqué sur trois des murs de la pièce des photos de David Luraschi. Elles représentent une sculpture géante faite de corps empilés, réalisée avec l’artiste Willi Dorner et prise sous trois angles différents. Avec sa candeur habituelle, le créateur nous confie : “J’ai souhaité entrer au musée de façon décalée. Cette sculpture humaine et les photos qui l’accompagnent permettent d’aborder les vêtements d’une autre façon.” Une entrée dans l’univers de Jacquemus qui, dans ce lieu, contrastait singulièrement avec l’exposition principale consacrée au hip-hop.

     

    Jacquemus : “J’ai souhaité entrer au musée de façon décalée. Cette sculpture humaine et les photos qui l’accompagnent permettent d’aborder les vêtements d’une autre façon.” 

     

    Un peu plus tard, nous avons rendez-vous au MaMo, sur le toit de la Cité radieuse dessinée par Le Corbusier, où le designer Ora-ïto nous accueille chaleureusement. Dans ce haut lieu du brutalisme, l’ambiance est aussi fiévreuse que celle de Paris pendant la Fashion Week, avec, en prime, un aperçu des pièces du défilé printemps-été 2017 et quelques apparitions d’anciennes collections, portées par les aficionados et amis proches. Assis entre des photos géantes signées Pierre-Ange Carlotti, le créateur à l’énergie solaire dédicace son ouvrage photographique Marseille je t’aime. Dans la plus pure tradition marseillaise, suit un cocktail privatif arrosé de Ricard et de Lillet, ambiance garantie.

     

À Marseille, Simon Porte Jacquemus est une star locale. Depuis ses premières collections, en effet, le créateur s’est illustré en faisant de la région méditerranéenne et de ses habitants une de ses principales sources d’inspiration : de “La Grande-Motte” (printemps-été 2014) aux “Parasols de Marseille” (printemps-été 2015) en passant par “Les Santons de Provence” (printemps-été 2017) ou encore “L’amour d’un Gitan” (automne-hiver 2017-2018), il réinterprète chaque saison le Sud de son enfance. 

 

Première étape, la visite de l’installation Maison au MAC (musée d’Art contemporain de Marseille). Sol, murs et plafond immaculés, une énorme boule blanche, des tournesols posés à même le sol, quelques vêtements suspendus. Géométrie, minimalisme et simplicité, on retrouve dans le micro-espace tous les codes qui sont chers à Jacquemus, comme une immersion dans son processus créatif.

 

 

Géométrie, minimalisme et simplicité, on retrouve dans le micro-espace tous les codes qui sont chers à Jacquemus, comme une immersion dans son processus créatif.

 

Deuxième étape, l’installation Archives (toujours au MAC). Là, Simon Porte Jacquemus nous surprend. Plutôt que de présenter ses anciennes collections sur de simples Stockman, le jeune créateur a plaqué sur trois des murs de la pièce des photos de David Luraschi. Elles représentent une sculpture géante faite de corps empilés, réalisée avec l’artiste Willi Dorner et prise sous trois angles différents. Avec sa candeur habituelle, le créateur nous confie : “J’ai souhaité entrer au musée de façon décalée. Cette sculpture humaine et les photos qui l’accompagnent permettent d’aborder les vêtements d’une autre façon.” Une entrée dans l’univers de Jacquemus qui, dans ce lieu, contrastait singulièrement avec l’exposition principale consacrée au hip-hop.

 

Jacquemus : “J’ai souhaité entrer au musée de façon décalée. Cette sculpture humaine et les photos qui l’accompagnent permettent d’aborder les vêtements d’une autre façon.” 

 

Un peu plus tard, nous avons rendez-vous au MaMo, sur le toit de la Cité radieuse dessinée par Le Corbusier, où le designer Ora-ïto nous accueille chaleureusement. Dans ce haut lieu du brutalisme, l’ambiance est aussi fiévreuse que celle de Paris pendant la Fashion Week, avec, en prime, un aperçu des pièces du défilé printemps-été 2017 et quelques apparitions d’anciennes collections, portées par les aficionados et amis proches. Assis entre des photos géantes signées Pierre-Ange Carlotti, le créateur à l’énergie solaire dédicace son ouvrage photographique Marseille je t’aime. Dans la plus pure tradition marseillaise, suit un cocktail privatif arrosé de Ricard et de Lillet, ambiance garantie.

 

Le second jour de festivité se déroule au MuCEM (musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). La dernière installation, Images, réunit des centaines d’archives vidéo prises par Jacquemus lui-même, et nous plonge une fois de plus dans son univers ludique et joyeux. Malgré les écrans, on sent le bonheur et la bonne humeur communicative de Simon. 

 

Vers 19 heures, la place d’Armes du fort Saint-Jean prend des allures de podium géant. La foule se presse pour assister au défilé de la collection printemps-été 2017. 

 

Pour rappel, le défilé “Les Santons de Provence”, collection inspirée des petites figurines religieuses typiques du sud de la France, présenté en septembre dernier dans une tente des Tuileries, fut un réel moment de grâce. Les silhouettes, à la fois graphiques et poétiques, se succédaient sur La Force du destin de Verdi, musique choisie par la DJ Clara 3000 et présente dans le film Jean de Florette, avec, en touche finale, un sublime lever de soleil. Aujourd’hui, “Les Santons de Provence” défileront devant un coucher de soleil sur la Méditerranée. Jacquemus, jamais à court d’idées, trouve une nouvelle façon de sublimer ses créations.