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Nouvelle ère chez Mulberry avec Johnny Coca

 

Sous la houlette de son nouveau directeur artistique Johnny Coca, Mulberry renoue avec toutes les facettes de son identité britannique. Nourris par une élégance rock, le prêt‐a‐porter et les accessoires trouvent une nouvelle énergie électrique et chic.

Manteau en laine feutrée et chemise en coton. Chemise en organza imprimé et jupe en flanelle à cabochons de métal, Mulberry. 

Photo Lonneke van der Palen, réalisation Sophie Houdré  

 

Cheveux noirs, boucles d’oreilles, éternel biker noir... avec son style mi-rockeur, mi-pirate, Johnny Coca se donne une mission ambitieuse : réinventer l’institution Mulberry en valorisant son essence britannique. Et depuis son premier défilé très remarqué lors de la Fashion Week londonienne de l’automne-hiver 2016, l’Espagnol semble bien parti pour réussir son pari. “Cette marque occupe une place à part dans le cœur des Anglais. Acheter un sac Mulberry est un rite de passage pour les jeunes femmes, qui ont vu la famille royale arborer les modèles de la maison. Lors de ma première visite dans nos usines, situées dans le Somerset, des ouvrières m’expliquaient qu’elles avaient économisé longtemps pour s’acheter leur tout premier sac Mulberry.

 

Ancien directeur artistique des accessoires de Céline, Johnny Coca est de toute évidence un expert en matière de création de it-bags. Dès son arrivée chez Mulberry, il discute technique et savoir-faire. “J’ai donné aux usines des sacs à réaliser, afin de découvrir la manière dont ils allaient être interprétés, poursuit-il. Je voulais voir comment nous pourrions nous comprendre, croiser nos savoir-faire, trouver ensemble un nouvel équi- libre.” L’iconique Bayswater subit alors un subtil lifting afin de gagner une allure plus contemporaine. “C’est un sac si emblématique de la marque... Je le trouvais juste, et je voulais le conserver, précise-t-il. Mais j’ai souhaité le traiter avec une main plus structurée et je l’ai allégé.” Dans le sillage de cette première intervention, le créateur a récemment livré un nouveau modèle, le Maple, un cabas rigide qui donne le ton de l’ère Johnny Coca.

 

Mais au-delà des accessoires, l’Espagnol prend toute l’envergure de son nouveau rôle de directeur de la création, et repense, dès sa prise de fonctions, le logo de la maison. “Nos usines comportent un atelier de réparation où les clientes, fidèles à leur sac vintage qu’elles chérissent, apportent leurs modèles parfois vieux de 20 ans pour les faire réparer. J’ai été frappé par le logo qui ornait ces sacs anciens. J’ai donc voulu revenir à sa typographie en minus- cules qui permet de comprendre intuitivement, en un clin d’œil, l’iden- tité anglaise de Mulberry. Je l’ai fusionnée avec le lettrage utilisé pour les pancartes des noms de rues londoniennes, et j’ai ajouté la mention ‘England’, qui figurait originellement.” Et c’est avec un plaisir évident que Johnny Coca s’attaque de front à tous les secteurs de Mulberry pour imagi- ner une marque contemporaine de lifestyle. S’essayant pour la première fois au prêt-à-porter, il joue avec les différentes facettes de l’identité anglaise. Inspiré par les bikers, le rock, l’époque victorienne, le romantisme, l’amour des fleurs, le mélange unique de tradition et de rébellion, ces emblèmes qui ont porté à travers le monde la richesse de la culture britannique, le créateur livre un ves- tiaire complet, foisonnant de proposi- tions fonctionnelles. D’impeccables manteaux en feutre contrastent avec des jupes et des robes plissées évoquant les uniformes des écoles anglaises. Les couleurs automnales chics, bordeaux, noir, marine et kaki militaire, sont relevées de studs et de détails métalliques, tandis que la délicatesse de motifs floraux s’équi- libre avec d’imposantes chaussures à semelles massives. Un premier exercice qui prouve que la culture anglaise n’a rien perdu de son piquant et que la reine n’a nul besoin que Dieu vienne la sauver 

 

Par Delphine Roche.

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