Kim Jones quitte Louis Vuitton : ses cinq collections qui ont fait date

Aujourd'hui, Louis Vuitton annonce le départ de Kim Jones, directeur artistique des collections homme. De son premier défilé à sa collaboration avec Supreme, découvrez cinq de ses collections les plus marquantes.

Par Léa Zetlaoui

  • Discret mais efficace, dès son arrivée à la tête des collections homme de Louis Vuitton, l’Anglais Kim Jones fait l’unanimité. Diplômé de la Central Saint Martins School, adulé par John Galliano et Alexander McQueen, ancien directeur artistique d’Alfred Dunhill, passionné de photo, de culture skate et de contre-cultures, Kim Jones réunit tous les ingrédients pour taper dans l’œil du géant LVMH. Si au début, il travaille main dans la main avec le créateur américain Marc Jacobs – qui s’occupe de la femme –, il va rapidement gagner en autonomie jusqu’à signer seul ses collections. Avec le styliste Alister Mackie, également directeur créatif du magazine Another Man, il construit un vestiaire masculin élégant au sein duquel il distille des références streetwear à coup de pantalons loose, bombers ou parkas. Alors qu’hier la maison parisienne annonçait son départ, et en attendant de découvrir son dernier défilé, retour sur cinq de ses collections les plus marquantes.

     

Discret mais efficace, dès son arrivée à la tête des collections homme de Louis Vuitton, l’Anglais Kim Jones fait l’unanimité. Diplômé de la Central Saint Martins School, adulé par John Galliano et Alexander McQueen, ancien directeur artistique d’Alfred Dunhill, passionné de photo, de culture skate et de contre-cultures, Kim Jones réunit tous les ingrédients pour taper dans l’œil du géant LVMH. Si au début, il travaille main dans la main avec le créateur américain Marc Jacobs – qui s’occupe de la femme –, il va rapidement gagner en autonomie jusqu’à signer seul ses collections. Avec le styliste Alister Mackie, également directeur créatif du magazine Another Man, il construit un vestiaire masculin élégant au sein duquel il distille des références streetwear à coup de pantalons loose, bombers ou parkas. Alors qu’hier la maison parisienne annonçait son départ, et en attendant de découvrir son dernier défilé, retour sur cinq de ses collections les plus marquantes.

 

Printemps-Ete 2012 : sa première collection en hommage à l’Afrique

 

Partageant avec Louis Vuitton un goût immodéré du voyage qu’il tient de son enfance où il suivait son père hydrologiste sur les cinq continents, Kim jones, nommé en 2011 directeur artistique homme de la maison parisienne, délivre une première collection où les costumes strictes gris ou bleu, les polos et shorts noir ou crème laisse peu à peu place à des imprimés colorés rouges, bleus et violets inspirés de la culture Masaï et des uniformes beiges façon explorateurs. Comparé à l’explosif Marc Jacobs à ses débuts au sein de Louis Vuitton, Kim Jones frappe fort.

 

Printemps-été 2013 : l’émergence du sportswear

 

Pour célébrer les 30 ans de la Coupe Louis Vuitton, prestigieuse compétition de voile dont le gagnant peut défier le vainqueur de l’American Cup, Kim Jones livre une collection au sein de laquelle des pièces sporstwear viennent compléter le vestiaire homme. Sacs de randonneur, imperméables jaune poussin, longues parkas et combinaisons de plongée… L’homme Vuitton, toujours élégant en trench de cuir et costume loose, peut désormais s’adonner à différentes activités sportives.

 

Automne-hiver 2015 : sur les traces de Christopher Nemeth

 

Artiste peintre et designer phare des années 80, Christopher Nemeth, faisait vivre l’esprit rebelle du Londres de l’époque à travers des créations androgynes et punk, faisant la part belle aux pièces chinées aux puces, son intérêt pour la trame des textiles et son utilisation de cordelettes en guise de fil à coudre. Admiré par Martin Margiela ou Rei Kawakubo, l’artiste passa les dernières années de sa vie avec sa femme au Japon. En 2015, Kim Jones propose une collection célébrant les créations de son mentor et ami : un motif “corde” devient un imprimé façon arabesque en all-over sur une grande partie de la collection.

 

Printemps-été 2016 : le voyage en Asie

 

Dès le premier look – un bomber rouge et bleu brodé d’un oiseau blanc – cette collection rompt avec les précédentes. Tandis que, d’habitude, les références aux autres cultures se fondent au milieu des trenchs en cuir, des costumes en laine fine et des sacs de voyage, pour le printemps-été 2016, l’influence de l’Asie, plus particulièrement du Japon, de la Chine et de l’Indonésie, est omniprésente : du satin, des broderies chinoises, du rouge vif, du vieux rose, du bleu roi, des imprimés façon peintures japonaises et même du cuir de bœuf de Kobe.

 

 

Automne-hiver 2017 : les collaborations Supreme et Fragment Design

 

Il y a un an, Louis Vuitton enflammait la planète mode avec ce qui est déjà considéré comme la collaboration de la décennie : une collection avec le label culte Supreme, inspirée par le New York des années 60, 70 et 80. Sur des pièces en jean ou des accessoires rouge pompier (couleur de Supreme), on retrouve les deux logos imprimés en all-over. Sold out à Paris en quelques heures, cette collection cultissime se revendait à prix d’or sur Internet. Plus discrète mais toute aussi séduisante, la collaboration avec le label Fragment du très estimé Japonais Hiroshi Fujiwara, renvoie à la passion de Kim Jones pour le Japon. Inspirations streetwear, références militaires ou American College, cette collection en noir et blanc plus pointue assoit définitivement Louis Vuitton comme une marque ancrée dans son époque.