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Cinq choses à savoir sur John Carpenter, le musicien caché derrière le réalisateur culte

 

Alors qu’il vient de sortir un puissant nouvel album, “Lost Themes II” sur le label Sacred Bones et d’annoncer une tournée mondiale, c’est le moment de se pencher sur le Carpenter compositeur, aussi fascinant, influent et culte que le Carpenter cinéaste.

Kurt Russell et John Carpenter.

Carpenter est un slasheur confirmé.  

 

À 68 ans, le réalisateur américain est le seul (même si David Lynch a tenté l’essai, que Dario Argento s’est entouré du groupe Goblin et que Tarantino a toujours soigné ses BO) à exceller autant derrière la caméra que derrière un synthé. En quarante ans, il a enchaîné les films majeurs qui lui ont valu le surnom de “maître de l’horreur”. Avec Halloween, La Nuit des masques, The Thing, New York 1997, Invasion Los Angeles ou L’Antre de la folie, Carpenter a été auréolé à la fois par le public et la critique. Mais l’intensité de son univers et son succès doivent beaucoup aux bandes-son hypnotiques de ses films. Des soundtracks électroniques inquiétants qui ont presque tous été composés par le maître de l’épouvante himself. Ses beats instrumentaux, répétitifs, saccadés et minimalistes ont contribué à créer l’atmosphère effrayante, étrange et tendue unique qui ont fait le style Carpenter.

Carpenter travaille à l’instinct.

 

Carpenter avoue ne pas savoir écrire de la musique, même s’il sait parfaitement jouer du synthé. “Je n’avais jamais entendu ce style de musique appliqué au cinéma avant que je n’en fasse la tentative, a-t-il expliqué. Je travaille à l’instinct, […], cela n’a rien d’intellectuel, c’est très émotionnel. J’improvise presque tout, et cela surgit du musicien qui sommeille en moi. C’est aussi une forme d’expression non littéraire. La musique occupe une grande place dans ma vie.” Carpenter considère cette dernière comme la “couche d’émotion pure” ou encore comme “la forme d’expression artistique la plus directe”.

Carpenter est un grand mélomane.

 

Celui qui a fait tourner Alice Cooper et Isaac Hayes dans ses films, et choisi comme héros récurrent et muse, Kurt Russell, un play-boy bad boy au look de chanteur de heavy metal, avait aussi fondé un groupe de rock. Intitulé The Coupe De Villes, il était formé de Nick Castle et de Tommy Lee Wallace, deux amis. Le trio a joué une chanson d’Halloween, ainsi que le thème du générique de fin du délirant Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin. Le groupe a même sorti un disque de pop new wave assez kitsch et indispensable en 1985, intitulé Waiting Out the Eighties, typique du son de ces années-là. 

Carpenter a beaucoup inspiré la musique électronique actuelle.

 

Notamment la BO de Drive, Daft Punk, Turzi, Kavinsky, Air, La Mverte, Chromatics, Glass Candy ou encore le duo Zombie Zombie qui, en 2010, rejouait la musique atmosphérique et barrée de Carpenter via un EP ainsi que sur scène. Étienne Jaumet, moitié du duo nous raconte : “Ce qui m’a influencé, c’est la simplicité et la puissance évocatrice de sa musique. Il prouve qu’on peut faire des compositions dépouillées qui ont un maximum d’mpact… Les synthétiseurs qu’il utilisait permettent d’écrire de la musique rapidement, avec un son impressionnant. Peu de notes suffisent : la force expressive du son fait le reste !

Son nouvel album vaut le détour.

 

Hantée, baroque, épique, vénéneuse et sexy, c’est ainsi que l’on pourrait décrire la couleur de Lost Themes II, le nouveau disque de John Carpenter, qui n’est pas une bande-son de film. Une série de concerts (les premiers du cinéaste) en compagnie de son fils Cody, de son filleul Daniel Davies – guitariste des Kinks – soutenue par des projections visuelles viendra défendre le projet. En juin et juillet, on pourra croiser le papy dans des lieux aussi branchés que le festival Primavera, les villes de Portland, d’Austin, de Detroit, le festival All Tomorrow’s Parties (en Islande), puis au Albert Hall de Manchester, à la soirée Halloween du Troxy de Londres et au Grand Rex en France, en novembre.

 

John Carpenter sera en concert au Grand Rex de Paris le 9 novembre.

 

L’album est en écoute ici.

 

 

 

Par Violaine Schütz

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