Nommé récemment dans la catégorie révélation scène aux Victoires de la Musique, le jeune Eddy de Pretto est le nouveau phénomène de la scène musicale française. Ses prochains concerts à La Cigale affichent déjà complet tandis que ceux de novembre se remplissent à grande vitesse. Et le monde de la mode se l’arrache aussi, en témoigne la bande-son du défilé Ami à la Fashion Week en janvier dernier.

 

Originaire de Créteil, Eddy de Pretto livre des textes percutants qui démontent les clichés sur un flow rap. Alors qu’il dénonçait les injonctions de virilité et les stéréotypes machistes dans Kid, la lassitude de soirées sulfureuses entre garçons dans le fameux morceau Fête de Trop, Eddy de Pretto s’improvise rappeur adulé et névrosé dans Normal. Au milieu de la scène, en sweat, jogging et baskets, Eddy de Pretto a l’attitude du parfait showman. La rage en prime, il alterne entre rap, plaintes lancinantes et envolées lyriques sur des accords de piano et des beats électro. Dans le clip de ce morceau extrait de son premier album Cure, le rappeur joue les anti-héros en clamant sa banalité et ses faiblesses : “Je suis complètement normal, je suis con, tellement malade.

 

En plus des titres déjà connus du grand public, quelques pépites figurent sur ce premier album vibrant. Ainsi, dans Jimmy, Eddy de Pretto emprunte le vocabulaire amoureux pour désigner sa relation addictive à son dealer, quand il fait le procès du manque d’affection qu’il éprouvait enfant vis-à-vis de sa mère dans Mamere. Sous ses airs de garçon timide, Eddy de Pretto et ses vers acérés portent une rage de vivre qui ne cesse de nous bluffer. 

 

 

L'album Cure d'Eddy de Pretto est actuellement disponible.