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Rencontre avec Jagwar Ma, l'ovni musical de la rentrée

 

À l’occasion de la sortie de leur deuxième album “Every Now & Then“, Numéro a rencontré Jono Ma, producteur et musicien du groupe australien Jagwar Ma. Il se confie sur ce nouvel opus, véritable kaléidoscope musical aux sonorités pop psychédéliques.

Photo : Maclay Herlot

Numéro : Comment décririez-vous ce second album qui sort le 14 octobre ?

 

Jono Ma : “Every Now & Then“ est très dense, c’est une espèce de chaos organisé guidé par ces sonorités pop, où l’on alterne entre des morceaux fun et légers ou au contraire plus agressifs. Typiquement, ce désordre nous a permis des morceaux comme “Give Me A Reason“ ou Gab se met à scander des “Go to the left and right“ à la fin de la chanson de manière quasi comique. On trouve aussi cette légère vibe hip-hop notamment sur les percussions, influencée par des groupes comme The Avalanches, des albums comme “Paul’s Boutique“ des Beastie Boys et d’autres productions plus électro des Dust Brothers.

 

Comment est né le groupe ?

 

Gab [Gabriel Winterfield, le chanteur principal], Jack [Jack Frieman, le bassiste] et moi venons de la même scène musicale australienne. Nous gravitions tous dans ce même milieu à Sydney, chacun dans des groupes différents comme Lost Valentinos et The Wahas. À force de se croiser à des festivals, des soirées, nous nous sommes mis à faire quelques productions ensemble. Dans un premier temps seulement Gab et moi, ce qui a donné lieu à notre première chanson “Come save m“» puis c’est tout naturellement que “Howling“ notre premier album a suivi. Il y avait beaucoup moins d’enjeux à l’époque. Tout s’est fait de manière fluide et très naturelle et ça se ressent surement dans les titres.

 

 

 

La phase d’écriture s’est faite en Australie, puis nous avons passé 6 mois dans la vallée de la Loire pour l’enregistrement. Un ami y possède une maison totalement isolée.

Pour ce second album “Every Now & Then“, l’enjeu était beaucoup plus grand. Vous avez déjà été repéré. Cela a t’il eu un impact sur votre processus créatif  ?

 

Nous avons clairement dû prendre en compte ce facteur, mais c’est aussi la raison pour laquelle nous avons voulu réitérer le même processus de création que pour le premier album : la phase d’écriture s’est faite en Australie, puis nous avons passé 6 mois dans la vallée de la Loire pour l’enregistrement. Un ami possède cette maison totalement isolée, dans laquelle j’ai construit un studio où l’on a enregistré et bossé sur la plupart des titres. La question de la pression financière ne se posait pas vu que nous n’avions pas à louer un studio, nous étions totalement coupé du monde, dans un environment où l’on a pu se dédier totalement à la musique. 

 

Vous êtes réputés pour vos performances live, cela constitue l’une de vos forces en tant que groupe. S’il fallait choisir entre donner un concert lors d’un festival immense ou au contraire dans une salle confidentielle avec une vingtaine de personnes, que préférez-vous ?

 

Clairement, la partie live de notre musique est hyper importante. Nous tentons toujours d’improviser, de pouvoir donner une seconde vie, une nouvelle forme à une chanson. Mais le format assez rigide des festivals ne laisse pas une grande place à l’improvisation et même si l’énergie d’une telle masse de gens est incroyable, la connexion entre individus se fait moins, c’est plus abstrait. Donc je dirais dans une petite salle plus confidentielle, comme lorsque nous avons joué à la Flèche d’or, et que le public a envahi la scène, tout le monde se déchainait et dansait, c’était fou. 

Every Now & Then est très dense, c’est une espèce de chaos organisé guidé par ces sonorités pop.

 

Quels sont vos prochains projets ?

 

Dans l’immédiat, notre tournée continue et j’en profiterais sûrement pour constituer les premières ébauches de notre prochain album. J’ai un studio à Londres maintenant donc peut-être que nous enregistrerons là-bas ou pourquoi pas faire à Paris...

 

Every Now & Then (Pias) de Jagwar Ma. Disponible le 14 octobre 2016.

 

Propos recueillis par : Chloë Fage

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