Aujourd’hui sur le devant de la scène, invité à collaborer avec la plupart des artistes, c’est un Pharrell Williams nostalgique qui revient, accompagné de vieilles connaissances. Son ancien groupe N*E*R*D (No one Ever Really Dies) qui oscillait entre le funk, le rock et le hip-hop, est de retour après sept ans d’absence. Avec le titre Lemon mené par la voix de Rihanna,​ Pharrell Williams retourne à ses premières amours et abandonne pour un temps sa carrière solo.

 

Au début des années 2000, N*E*R*D devient l’émanation visible des Neptunes, tandem composé de Pharrell et de Hugo Chad. Ensemble ils composent pour Busta Rhymes (Pass the Courvoisier), Usher (U Don’t Have to Call) et Britney Spears (I’m a slave 4 u). Pharrell et son comparse réinventent la pop et squattent la première place des charts. L’artiste s’explique : “Nous sommes devenus producteurs parce que nous ne trouvions pas la lumière comme artistes. Sans doute étions-nous trop bizarres ou trop excentriques pour l’époque, alors que, en revanche, notre son intéressait le public, mais à travers d’autres artistes.” 

 

Avant d'exploser avec son tube “Happy” et l’album Girl (2014), la superstar Pharrell Williams a donc été l’un des hommes de l’ombre les plus demandés de la pop et du R’n’B des années 2000. Il était le producteur que l’on s’arrache et l‘interprète qui n’a jamais oublié la débâcle de son premier album : “J’ai retenu des leçons d’humilité après l’échec de mon premier album. Je crois que l’on se construit en connaissant l’humiliation. L’échec peut se transformer en quelque chose de constructif”, confie-t-il.