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Les photos de Dominique Issermann s'affichent dans les terminaux de Charles-de-Gaulle

 

L'incontournable photographe française présente une mise en scène inédite de ses photos les plus iconiques à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle.

©D.ISSERMANN Brenda, Hervé et papa Jean, Vanity Fair, Beauduc 1990

 

“Le monde à l’envers”, voilà les premiers mots qui viennent à la bouche de Dominique Issermann lorsqu’il s’agit de parler de sa nouvelle exposition à l’aéroport Charles de Gaulle. La très active photographe française qui a multiplié les collaborations prestigieuses depuis ses débuts aux côtés de Jean-Luc Godard – de Marc Bohan jusqu’aux campagnes Sonia Rykiel en passant par des portraits de Leonard Cohen ou encore de Catherine Deneuve, revient avec un projet visuel qui sort des sentiers balisés du musée. “C’est l’aéroport qui a initié l’idée d’une installation, avec la possibilité de construire de nouveaux supports pour les images, nous a-t-elle expliqué, j’ai donc réfléchi à cette proposition jusqu’à ce que j’aille m’imprégner des lieux-mêmes. En voyant les 470 écrans publicitaires qui étaient déjà présents, je me suis dit qu’il y avait déjà tout ce qu’il fallait en l’état.”

Un principe de projection qu’elle avait déjà expérimenté aux Rencontres d’Arles en 2006, évitant de passer par l’étape du tirage. “Je suis toujours un peu tir-au-flanc concernant les tirages photo, j’aime l’idée d’une image décollée de son support peut-être parce car elle m’évoque une idée de spontanéité qui amène un regard différent.” L’utilisation d’un mode d’affichage atypique qui prend une autre dimension dans l’immense lieu de passage qu’est Charles de Gaulle : “Ces panneaux étaient la seule chose que les organisateurs ne maîtrisaient pas car elle est dédiée à la publicité, précise-t-elle, c’est un contraste qui m’intéressait car j’ai moi-même beaucoup travaillé pour ce domaine, mettre mes photos d’auteur là était donc une inversion amusante à mes yeux, un peu comme un accident.”

Parmi ses très nombreuses archives à l'échelle de plus de quarante-cinq ans de carrière, le choix de la photographe s’est porté sur “les images qui traduisent des sentiments multiples, ambigus, avec une part d’intemporalité”, éliminant les paysages pour se concentrer sur l’humain. La sélection inclut même quelques clichés personnels dans un format qu’elle affectionne particulièrement, celui de la carte postale, l’ensemble finalement diffusé dans un ordre totalement aléatoire. L’occasion pour les 180 000 visiteurs quotidien de l’aéroport de croiser de le regard de monstres sacrés tels que Gérard Dépardieu, Bob Dylan ou encore l’immense écrivain Marguerite Duras, jusqu’au 9 décembre.

 

Exposition du 3 novembre jusqu'au 9 décembre dans les terminaux de Paris-Charles de Gaulle. 

www.dominiqueissermann.com

 

 

 

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