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Le set designer de David Lynch et James Gray dévoile ses Polaroid

 

L'incontournable chef décorateur Happy Massee, qui s'est illustré auprès des plus grands artistes du cinéma, de la musique et de la mode, sort un recueil de Polaroid exclusifs capturés au fil de sa carrière.

 

 

 

Le lien entre David Lynch, James Gray, Nicolas Winding Refn et Zoe Cassavetes ? Outre leur statut de réalisateur émérite, avec un nom pour certains déjà inscrit au panthéon du cinéma, ils ont tous travaillé à une ou plusieurs reprises avec le directeur de production et chef décorateur Happy Massee. Homme de l’ombre aussi discret que prolifique, son approche visionnaire est à tenir pour responsable de l’univers visuel de Two Lovers, Broken English ou encore The Immigrant, de clips pour The White Stripes et l’iconique Madonna, mais aussi des plus grandes campagnes de mode de ces dernières années, qu'elles soient signées Gucci ou même Salvatore Ferragamo. 

Le but de ces images était d’en faire des “prolongements” des projets sur lesquels j’ai travaillé

Véritable recueil visuel, le très justement nommé Diary of a set designer rassemble les Polaroids capturés par l’artiste au cours de ses vingt-cinq ans de carrière. Un vertigineux mélange d’ambiances lynchiennes, sensuelles et mystérieuses, de portraits pris sur le vif de célébrités comme d’anonymes et de choses vues, l’ouvrage est la clé essentielle pour comprendre la psychologie de l’Américain. J’ai commencé à faire des Polaroids sur mon tout premier set, un clip pour une artiste qui s’appelait Martika que nous avions tourné à Puerto Escondido Mexico au début des années 90, nous explique-t-il, le but de ces images était d’en faire des références de travail ou des “prolongements” des projets sur lesquels j’ai travaillé. Elles me servaient d’indications de lieux, de supports à montrer au réalisateur quand il ne pouvait pas être présent.”

Travailler sur The Immigrant avec James gray était une expérience fantastique. Un film historique basé à Ellis Island, dans lequel il fallait retranscrire la pénombre des entrailles de New York dans les années 20, y a-t-il meilleur projet visuel dans lequel être impliqué ?

L’occasion de se repencher sur ses expériences les plus marquantes, celles qui ont forgé sa vision de set designer. “Travailler sur The Immigrant avec James gray était une expérience fantastique. Un film historique basé à Ellis Island, dans lequel il fallait retranscrire la pénombre des entrailles de New York dans les années 20, y a-t-il meilleur projet visuel dans lequel être impliqué ?” Avant de préciser : “Cela étant dit, j’ai également travaillé avec des personnalités nettement moins connues, des réalisateurs particulièrement talentueux tels que Malcolm Venville, Jake Scott etc… Je dirais que ce qui les rend géniaux et uniques est le fait que leur identité visuelle et leur talent sont très singuliers, chacun dans leur propre spécialité. Le seul dénominateur commun est leur passion pour ce qu’il font.” La description d'un caractère passionné qui le caractérise, à son propre poste, plus que quiconque.

 

Diary of a set designer, publié par Damiani, texte par Happy Massee. 21,5 x 26,5, 160 pages, Couleurs, Anglais, Relié.

 

 

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