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Parodie de Hollywood, tragi-comédie ou thriller nordique : trois séries d’auteur à ne pas rater

 

Loin des blockbusters (“The Crown”, “The Young Pope”), Numéro vous propose sa sélection des meilleures séries d’auteur de cette fin d’année.

Norskov (SF Films) : la policière venue du froid

 

 

Nouvelle série dramatique venue du froid, Norskov s’inscrit dans la continuité d’une excellente lignée de séries scandinaves entamée avec Forbrydelsen (adaptée aux États-Unis sous le nom de The Killing), Bron ou encore Borgen. Créée par Dunja Gry Jensen, elle part d’un pitch assez classique – un inspecteur revient dans sa ville natale –, mais se détache par une formule instantanément efficace ; une atmosphère singulière, polaire et tout en tension, qui sert une narration au cordeau, ciselée et claire. Tom Noack, policier sans histoire, retourne à Norskov pour y lutter contre le trafic de drogue qui touche principalement les adolescents, et y retrouve par la même occasion quelques anciens amis, amours et connaissances ; une petite communauté toute entière qu'il avait laissée derrière lui. En dix épisodes d’une quarantaine de minutes, la toile de personnages se tisse et l’intrigue se resserre suffisamment pour mettre en évidence que la ville de Norskov représente le Danemark tout entier, avec ses enjeux et sa singularité culturelle. Une excellente introduction à l’univers nordique, portée par le très juste Thomas Levin.

 

Tous les jeudis sur Arte jusqu’au 24 novembre.

One Mississippi (Amazon) : la tragi-comique attachante

 

Héritière d’une mouvance de séries d’auteur autobiographiques aux côtés des brillants Fleabag ou Master of None de l’humoriste américain Aziz Ansari, l’actrice de stand-up Tig Notaro s’essaye à son tour à l’exercice. S’inscrivant dans une veine plus grinçante, réaliste et noire à contre-courant de l’esprit feel good des sitcoms à la Friends, la singularité de One Mississippi vient du versant plus intimiste et sombre de son storytelling construit autour de la maladie et du deuil. On y suit le personnage éponyme de Tig qui retourne dans sa ville natale à la suite du décès de sa mère, alors qu’elle doit faire face à ses propres problèmes de santé ajoutés à un quotidien loin d’être lisse (famille en pleine implosion, petite amie ultra accaparante…) Concentrée en six épisodes d’une vingtaine de minutes, elle aborde avec la justesse de ton indispensable cette phase sensible de sa vie en se concentrant sur des instants clés, parfois touchants ou cocasses, et toujours authentiques. Difficile, en regardant Tig évoluer, de ne pas aussi penser à Maura Pfefferman dans Transparent, tant la beauté tragi-comique de ce personnage en transition est attachante.

 

 

 

 

Better Things (FX) : la caricature tordante de Hollywood

 

 

Après quelques années à jouer dans la série américaine Californication, c’est finalement en 2010, dans Louie – show éponyme du comédien Louis CK, que Pamela Adlon a pu montrer toute l’étendue de son jeu d’actrice. Un rôle mordant et détonnant qui a donné naissance, six ans plus tard, à l’ultra autobiographique Better Things. Produite par le génial comédien new-yorkais lui-même, elle y montre tous les enjeux amenés par le fait d’être une actrice d’une quarantaine d’années et mère célibataire à Los Angeles. Dans le même registre que One Mississippi, mais sur une tonalité moins grave, la série ravit surtout par la qualité d’écriture de sa créatrice, qui dissèque les clichés et les travers de Hollywood avec un cynisme et une franchise savoureux. 

 

 

 

De Mad Men à The Square, rencontre avec l’irrésistible Elisabeth Moss
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De Mad Men à The Square, rencontre avec l’irrésistible Elisabeth Moss

Série C’est dans la série À la Maison Blanche qu’elle a fait des débuts prometteurs, avant d’interpréter Peggy Olson dans Mad Men. À travers ses rôles d’héroïnes forgeant leur destinée envers et contre tout, Elisabeth Moss s’impose à 35 ans comme une actrice puissante au talent sûr, capable de donner de l’envergure à tous les personnages qu’elle incarne. Elle crève aujourd’hui l’écran dans The Handmaid’s Tale : la Servante écarlate, et le nouveau film de Ruben Östlund The Square. Rencontre. C’est dans la série À la Maison Blanche qu’elle a fait des débuts prometteurs, avant d’interpréter Peggy Olson dans Mad Men. À travers ses rôles d’héroïnes forgeant leur destinée envers et contre tout, Elisabeth Moss s’impose à 35 ans comme une actrice puissante au talent sûr, capable de donner de l’envergure à tous les personnages qu’elle incarne. Elle crève aujourd’hui l’écran dans The Handmaid’s Tale : la Servante écarlate, et le nouveau film de Ruben Östlund The Square. Rencontre.

De Stranger Things à Mindhunter découvrez notre sélection des séries de l’automne
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De Stranger Things à Mindhunter découvrez notre sélection des séries de l’automne

Série Entre la comédie de mœurs signée Spike Lee, l’autofiction à l’humour grinçant, l’ambiance angoissante de Stranger Things ou le polar orchestré par David Fincher, chaque public trouvera sa pépite. Entre la comédie de mœurs signée Spike Lee, l’autofiction à l’humour grinçant, l’ambiance angoissante de Stranger Things ou le polar orchestré par David Fincher, chaque public trouvera sa pépite.

Que penser de la série évènement “La servante écarlate” ?
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Que penser de la série évènement “La servante écarlate” ?

Culture   Avec huit trophées sur treize nominations dont celui de la meilleure série dramatique, The Handmaid’s Tale était l'attraction principale de la 69e cérémonie des Emmy Awards. Cette série d’anticipation nous plonge au cœur d’une nation qui a basculé dans le totalitarisme. Les femmes n’y ont plus le droit de lire et vivent en esclaves, réduites à leur seule fonction reproductrice. Une dystopie haletante qui s’impose comme l’une des pépites de l’année.     Avec huit trophées sur treize nominations dont celui de la meilleure série dramatique, The Handmaid’s Tale était l'attraction principale de la 69e cérémonie des Emmy Awards. Cette série d’anticipation nous plonge au cœur d’une nation qui a basculé dans le totalitarisme. Les femmes n’y ont plus le droit de lire et vivent en esclaves, réduites à leur seule fonction reproductrice. Une dystopie haletante qui s’impose comme l’une des pépites de l’année.  

En direct de Cannes : Netflix, la grande polémique du 70e Festival de Cannes
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En direct de Cannes : Netflix, la grande polémique du 70e Festival de Cannes

Cinéma En compétition officielle pour la Palme d’Or, les deux films Netflix “Okja” et “The Meyerowitz Stories” sont la grande polémique de cette 70e édition du Festival de Cannes. Retour en direct sur ce premier scandale cannois. En compétition officielle pour la Palme d’Or, les deux films Netflix “Okja” et “The Meyerowitz Stories” sont la grande polémique de cette 70e édition du Festival de Cannes. Retour en direct sur ce premier scandale cannois.

Qui est Brit Marling, créatrice de la série culte “The OA” ?
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Qui est Brit Marling, créatrice de la série culte “The OA” ?

Série Actrice et scénariste, Brit Marling s’est forgé un espace bien à elle à Hollywood, en écrivant ses propres rôles. De la place des femmes aux utopies communautaires contemporaines, cette nouvelle voix explore le potentiel de subversion que recèlent la fiction et le récit, notamment dans la série The OA, diffusée sur Netflix. Rencontre. Actrice et scénariste, Brit Marling s’est forgé un espace bien à elle à Hollywood, en écrivant ses propres rôles. De la place des femmes aux utopies communautaires contemporaines, cette nouvelle voix explore le potentiel de subversion que recèlent la fiction et le récit, notamment dans la série The OA, diffusée sur Netflix. Rencontre.

Qui est Angelo Badalamenti, l’homme derrière les musiques mythiques de David Lynch ?
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Qui est Angelo Badalamenti, l’homme derrière les musiques mythiques de David Lynch ?

Musique Le cinéma de David Lynch ne serait pas le même sans la musique éthérée d’Angelo Badalamenti, à qui l’ont doit notamment le thème de la série “Twin Peaks”. Retour sur trente ans d’une collaboration idyllique. Le cinéma de David Lynch ne serait pas le même sans la musique éthérée d’Angelo Badalamenti, à qui l’ont doit notamment le thème de la série “Twin Peaks”. Retour sur trente ans d’une collaboration idyllique.