22 Décembre

Les adresses de Gaïa Repossi à Marfa, Texas

 

Partageant sa vie entre la France et les États-Unis, c’est au cœur du Texas dans une ville aux pépites culturelles insoupçonnées que la directrice artistique de la maison de joaillerie Repossi a choisi de nous faire découvrir ses lieux préférés.

Par Léa Zetlaoui

  • Gaïa Repossi par Glen Luchford
  • Numéro : Vos racines sont italiennes mais vous avez également vécu à Paris. Vous avez par ailleurs étudié l’archéologie. En quoi ces différentes influences ont-elles forgé votre approche de la création ?

    GAIA REPOSSI : En tant qu’Italienne de naissance ayant grandi en France, j’ai été imprégnée par une double culture, à cela s’est ajouté le fait que j’ai toujours beaucoup voyagé. Comme je partage ma vie entre la France et les États-Unis depuis sept ans, une troisième influence est ainsi venue s’ajouter à mon univers. Pour la maison Repossi, je joue de cette impermanence tout en proposant un aspect traditionnel et élégant. C’est ce qu’on peut voir dans mes lignes Berbère et Antifer, inspirées respectivement par les cultures d’Afrique du Nord et une esthétique japonisante. C’est toujours à la lumière de cette ouverture sur le monde que je m’efforce,
    au sein de la maison Repossi, de repenser et de renouveler la joaillerie.

     

    Pourquoi avez-vous choisi de nous emmener à Marfa, au Texas ? Quelles sont les inspirations que vous puisez dans cette ville ?

    Pour tout dire, je suis une véritable inconditionnelle du travail de Donald Judd, et je collectionne ses œuvres. C’était un artiste américain qui a réalisé de nombreuses installations permanentes chez lui, à New York, mais aussi dans son ranch à Marfa, au Texas. Il a fait de cette ville son terrain d’expérimentation et, grâce à lui, elle est aujourd’hui considérée comme un lieu entièrement dédié à l’art contemporain. Avant ses interventions, Marfa ressemblait à une ville fantôme. Je l’ai visitée pour la première fois l’automne dernier. C’était une expérience esthétique et visuelle extraordinaire.

© Alex Marks/Judd Foundation

Fondation d’art : Le Print Building de la Judd Foundation

L’ancienne banque de Marfa, achetée par Donald Judd en 1991, est aujourd’hui le bâtiment principal de la Judd Foundation. Les trente salles en enfilade de l’étage supérieur contiennent la collection complète des gravures de Donald Judd réalisées entre 1951 et 1994.

104 South Highland Avenue.

 

 

 

 

 

© Buns N’ Roses Facebook

Café : Buns n’ roses

Installé dans un hangar vintage, Buns N’ Roses propose des beignets et de délicieuses pâtisseries à déguster dans un environnement fleuri, car cet établissement vend également des fleurs. L’endroit est très original. Personnellement, j’apprécie tout particulièrement le service “à emporter”.

1613 West San Antonio Street.

© Elizabeth Felicella-Esto/Judd Foundation

Bibliothèque : la bibliothèque de la Judd foundation

Située dans un très beau batiment qui abrite également des œuvres, la bibliothèque contient de nombreux ouvrages archéologiques classés par thèmes. Un objet ancien est présenté avec chacune des sections correspondantes. L’ensemble est vraiment sublime.

North Library, La Mansana de Chinati/The Block, 400 West El Paso Street.

© James Harkrider

Restaurant : Cochineal

Ce petit restaurant d’une trentaine de places sert une savoureuse cuisine américaine et mexicaine, et de succulents tacos. L’établissement possède son propre potager et les produits sont d’une qualité irréprochable. Il y a même un petit bar à cocktails pour savourer les créations maison.

107 West San Antonio Street.

Installation de Robert Irwin, Untitled (Dawn to Dusk), 2016. Collection permanente, The Chinati Foundation. Photo par Philipp Scholz Rittermann, courtesy of The Chinati Foundation © 2017 Robert Irwin/ARS, New York

Art : l’installation de Robert Irwin

Inaugurée en 2016, cette installation monumentale de 3 000 m2, construite sur les ruines de l’ancien hôpital de Marfa, offre le prétexte parfait pour une méditation contemplative. Les jeux de lumière et les ombres portées créent l’illusion que les salles qui composent cette œuvre sont juxtaposées.

1 Cavalry Row.

© Œuvres de Donald Judd, 100 Untitled Works in Mill Aluminum, 1982-1986. Collection permanente, The Chinati Foundation. Photo par Florian Holzherr, courtesy of The Chinati Foundation © 2017 Judd Foundation/ARS, New York

Fondation d’art : La Chinati foundation

Un jour, Donald Judd décide d’acheter un morceau de désert qu’il transforme en centre d’art contemporain. La Chinati Foundation est née. Ses collections comprennent des œuvres de Roni Horn ou de John Chamberlain, ainsi que les incroyables tubes luminescents de Dan Flavin. Un immense hangar présente également des œuvres en métal de Judd.

1 Cavalry Row.

© Œuvres de John Chamberlain, 22 Variously Titled Works in Painted and Chromium-Plated Steel, 1972-1982. Collection permanente, The Chinati Foundation. Photo par Florian Holzherr, courtesy of The Chinati Foundation © 2017 Fairweather & Fairweather LTD/ ARS, New York

Art : les œuvres de John Chamberlain

Ces smashed sculptures, des morceaux de voiture écrasés puis soudés, sont aussi extraordinaires qu’intemporelles. Elles contrastent magnifiquement avec le ciel bleu et les grandes plantations circulaires de cactus qui environnent le hangar de la Chinati Foundation. Elles sont exposées dans un ancien bâtiment où l’on stockait de la laine, réaménagé par Donald Judd.

1 Cavalry Row.

© Nick Simonite

Hôtel : El cosmico 

Des roulottes design aux tipis indiens en passant pas des yourtes, cet incroyable hôtel propose une véritable expérience immersive dans le désert texan. Les logements offrent une connexion Internet assez restreinte, il n’est donc pas difficile de profiter des beautés de l’environnement, et notamment de la nuit étoilée du désert.

802 South Highland Avenue.

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