En 2013, un chalet suisse traditionnel flotte, comme par magie, au milieu du stade aquatique de Miami. La surprenante structure gonflable est le fruit de l’imagination du collectif d’artistes Kolkoz. En 2014, des créatures géantes de 13 mètres de long errent sur les plages de Floride. Ces sculptures mouvantes, constituées de tubes en PVC, sont signées de l’artiste Theo Jansen. Deux ans plus tard, nouvelle surprise à Miami, l’artiste Sun Xun dévoile un pavillon en bambou monumental abritant un film d’animation 3D en stop motion surréaliste peuplé de créatures mi-humaines, mi-animales et de paysages oniriques. Et en juin dernier, à Bâle cette fois-ci, c’est le duo britannique Semiconductor qui orchestre une hallucinante installation immersive inspirée de l’accélérateur de particules du Cern. Quel rapport entre ces expériences qui ont, chacune, fait sensation pendant les célèbres foires Art Basel ? La maison de haute horlogerie Audemars Piguet.

 

 

“Dans cette expérience, vous êtes plongé dans une véritable sphère sonore et lumineuse, et littéralement encerclé par les données”, explique Joe Gerhardt.

 

 

La manufacture du Jura suisse prend en effet très au sérieux son partenariat avec la plus grande foire d’art contemporain, à Bâle, Miami Beach ou Hong Kong : à chaque édition, elle présente en effet une œuvre inédite produite par un artiste sélectionné par la Commission d’Art Audemars Piguet. Grâce à ce mécénat, l’heureux élu bénéficie d’un accès à une technologie et à des outils de pointe afin de réaliser une œuvre chargée d’évoquer les origines culturelles et géographiques de la maison horlogère. “Nous cherchons à explorer les thèmes de la complexité et de la précision dans des projets exigeant le plus haut niveau d’exécution et de savoir-faire”, explique Olivier Audemars, vice-président du conseil d’administration d’Audemars Piguet. Pont naturel entre l’horlogerie et l’art contemporain, ces valeurs communes aiguillonnent l’imaginaire des artistes, transformant mécaniques complexes, technologie et science en sources d’inspiration intarissables.

 

C’est au cœur du laboratoire du Cern, par exemple, que l’on a retrouvé le duo d’artistes anglais Semiconductor. Anciens chercheurs qui sont aussi mari et femme, Joe Gerhardt et Ruth Jarman ont ainsi révélé en juin dernier, à Art Basel, Halo : un gigantesque cylindre de dix mètres de diamètre formé par de hautes cordes de piano verticales évoquant une étrange cage. À l’intérieur, suspendu à mi-hauteur de cette enceinte, un écran à 360 degrés accueille des projections kaléidoscopiques stupéfiantes. Ces millions de traces et de points qui virevoltent tout autour des spectateurs ne sont autres que l’empreinte laissée par les collisions de particules subatomiques observées au sein d’un accélérateur de particules : “Dans cette expérience, vous êtes plongé dans une véritable sphère sonore et lumineuse, et littéralement encerclé par les données”, explique Joe Gerhardt.

 

Le mécénat de la prestigieuse maison horlogère en faveur de la création va bien au-delà d’Art Basel puisque Audemars Piguet est également le soutien essentiel de l’exposition événement de l’Argentin Tomás Saraceno au Palais de Tokyo à Paris. Une aventure visuelle et conceptuelle aux confins de la science et de l’art. À l'occasion d'Art Basel à Miami Beach, Tomás Saraceno, toujours soutenu par Audemars Piguet, a installé Albedo en bord de mer, en face de Collins Park. Ce pavillon temporel à grande échelle est composé d'environ 40 parapluies retournés réfléchissants. Regroupées, les structures paraboliques créent un grand cadran solaire hémisphérique. 

 

Audemars Piguet à Art Basel Miami Beach, du 6 au 9 décembre.