Ses clichés provocateurs et pornographiques d’hommes dénudés en noir et blanc avaient fait polémique lorsqu'ils furent exposés dans les années 1970 aux États-Unis. L'iconique photographe Robert Mapplethorpe, emporté par le sida à l’âge de 42 ans en 1989, est à l’honneur du biopic “Mapplethorpe” qui sortira dans les salles américaines en mars 2019. Son homosexualité, son évolution professionnelle et son amitié inaltérable avec son premier amour, la chanteuse rock Patti Smith, sont dépeintes dans ce film réalisé par la cinéaste Ondi Timoner (à l’origine du documentaire Dig! (2004) sur le groupe de rock américain “The Brian Jonestown Massacre” et le groupe pop “The Dandy Warhols”).

 

C’est l’acteur Matt Smith [Doctor Who (2005), The Crown (2016)] qui campe le rôle du photographe gay, au côté de Marianne Rendón [Charlie says (2018)] qui incarne son acolyte Patti Smith. C’est en effet avec elle que l’artiste partage ses premiers émois, sa vie au mythique Chelsea Hotel de New York et qu'il réalise ses premiers portraits avant de marquer la photographie artistique avec des représentations de fleurs, de corps d’hommes noirs nus – encore rares – ou de véritables close-up de sexes d’hommes. Une véritable plongée dans la vie d’un artiste, mais surtout d’un homme homosexuel dans un New York conservateur des années 1970 qui n’a aucun recul sur la transmission du VIH.

 

Figure mythique du New York arty des années 70, Robbert Mapplethorpe continue d'inspirer de nombreux photographes, à l’instar de l’Allemand Juergen Teller, qui fut commissaire de l’exposition que la Alison Jacques Gallery de Londres consacra à Robert Mapplethorpe en 2016.