Pourtant loin de la tension hitchcockienne de "Fenêtre sur cour" (1954), le nouveau clip "Grave" interprété par Eddy de Pretto remet au goût du jour l’esprit voyeur. Sous le regard curieux de Colin Solal Cardo, vidéaste de son précédent clip "Normal", le chanteur de Créteil Eddy de Pretto incite son public à se désinhiber des normes sociales qui encombrent notre quotidien avec ce refrain : "Serre les dents, putain, montre que t’es pas un pantin. Tu peux faire c’que tu veux, vas-y explose et fous le feu. Serre les poings, gamin, sans te cacher pour un rien, tu peux faire simple au lieu de te figer sur ce bleu." Dans cette atmosphère tamisée et intrusive, il se libère des "on dit" et déculpabilise "ceux qui ne rentrent pas dans les cases".

 

Un état de confiance qui s’arrête net dès qu’il se sent observé derrière sa fenêtre, une illustration qui dépeint la difficulté d’exposer ses choix aussi différents soient-ils et même d’affirmer son moi intérieur. Sexualité, coming-out ou encore masturbation, l’artiste de 25 ans, Eddy de Pretto, aborde tous les thèmes avec sincérité et transparence. Tel un défouloir d’anecdotes vécues, le chanteur livre une nouvelle fois un message non-conformiste qu’il porte depuis le début de sa jeune carrière. Garçon réservé à la verve brute, l’auteur-compositeur démontre, avec ses paroles puissantes, sa force d’observation et d’interprète quelques mois après la sortie de ses premiers succès : "Kid" et "Normal".