Le prince de l’électro-industriel est de retour. Depuis quelques semaines, la rumeur enfle avec la prolifération de grandes affiches noires portant le nom de Gesaffelstein en lettres d’or, placardées à New York et sur les bords du canal Saint-Martin (Paris X). Cinq ans après la sortie de son album, Aleph (première lettre de l’alphabet hébreu), l’artiste revient avec le titre Reset et un clip qui mêle les imageries électro et hip-hop.

 

Battle de bandes enragées, colliers en or, mouvements twerks outranciers et fessiers en alerte... Le clip réalisé par Manu Cossu (Everyday d’A$AP Rocky) s’autorise même une référence au rappeur 6ix9ine avec un personnage aux cheveux multicolores. Un choix surprenant, bien différent de la scénographie sombre et torturée à laquelle Gesaffelstein nous avait habitués.

 

Mike Levy, de son vrai nom, s’est imposé comme une référence de la scène techno au sein du label Bromance co-créé par l’un de ses amis, le DJ français Louis Brodinski. À 31 ans, le sulfureux lyonnais s’est ancré dans un style musical intense et oppressant, parfois obsessionnel. Ses productions interdépendantes sont bourrées de références notamment au groupe allemand Kraftwerk ou à Joy Division.