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Angela et Teresa Missoni

 

La directrice artistique de la célèbre maison italienne et sa fille confient leurs secrets de famille

Depuis la naissance de leur maison dans les années 50, les Missoni ont construit un empire de l’élégance bohème en faisant rimer travail et amour familial.Numéro rencontre Angela, directrice artistique de Missoni, et sa fille cadette Teresa, pour tenter de leur soutirer leur recette du bonheur.

Angela Missoni et ses deux filles, Margherita et Teresa.
© Missoni par Juergen Teller

Numéro : Travailler dans l’entreprise familiale, est-ce inéluctable lorsque l’on naît chez les Missoni ?
Angela Missoni : 
J’ai longtemps essayé d’y résister [rires]. Jeune fille, j’étais obsédée par l’idée de faire des enfants. J’ai dit à mon père que je ne travaillerais jamais au sein de Missoni parce que je voulais dessiner des bijoux. Il m’a répondu : «Tu peux le faire dans le giron de la société, mais en toute indépendance, tu n’es pas obligée de travailler avec ta mère tous les jours. » [Rires.] Car ma mère a un caractère très fort. J’ai donc commencé à concevoir des licences, la première était une ligne pour enfants, puis j’ai finalement repris la direction artistique de la maison.
Teresa Missoni : Je conçois pour l’instant des projets spéciaux pour des œuvres de charité : un gâteau, une voiture, cela peut prendre différentes formes. J’adore la mode mais j’ai besoin d’explorer d’autres horizons créatifs. J’ai grandi dans les usines Missoni avec ma mère et ma grand-mère. J’aimerais vivre mes expériences et revenir peut-être dans l’entreprise familiale en apportant quelque chose de plus.

 

Êtes-vous une famille typiquement italienne, très nombreuse ?
Angela Missoni :
 En comptant mes amis, les amis de mes frères, ceux de mes enfants, les maris, les fiancés, nous atteignons le nombre de 50 à 55 personnes le jour de mon anniversaire, le 26 décembre.

 

Ressemblez-vous plutôt à la famille Jackson, la famille Simpson ou la famille Addams ? 
Angela Missoni :
 La famille Addams sans hésitation. [Rires.]
Teresa Missoni : Maman serait Morticia, je serais Mercredi et nous devrions inventer le personnage de Mardi pour ma grande soeur Margherita.

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