Paris est une référence dans le monde entier en tant que pôle culturel international. Depuis le xixe siècle, cette capitale fonctionne comme un centre pour tous les arts, dont la peinture et la sculpture. Elle est également mondialement reconnue comme un excellent exemple de développement urbain efficace, grâce aux idées progressistes de Georges Eugène Haussmann [préfet de la Seine de 1853 à 1870, qui a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire]. Je crois que l’attrait de cette ville ne prendra jamais fin.

 

La ville de Paris assimile culturellement chaque période : le passé, le présent et l’avenir. Elle a constamment subi des métamorphoses en intégrant la culture contemporaine au paysage historique existant, et il n’est guère étonnant qu’elle soit l’une des destinations touristiques les plus populaires au monde. La ville tout entière est charmante, mais si l’on me demandait de ne choisir qu’un seul lieu, ce serait... le Louvre. C’est un palais dédié à l’art, qui est considéré comme le symbole de cette ville. Une pyramide de verre moderne se dresse devant un bâtiment très ancien. L’ancien et le nouveau interagissent, ce qui génère un environnement entièrement nouveau. Sur un axe urbain reliant le Louvre au Centre Pompidou se trouve la Bourse du commerce, un projet sur lequel je travaille actuellement pour y loger la collection de M. François Pinault. Il s’agit d’une proposition visant à transformer un bâtiment historique appartenant à la Ville de Paris en un musée d’art contemporain. Je suis très fier de travailler sur ce centre d’art installé au cœur de la capitale.

 

 

Paris a, certes, mûri comme ville de culture, mais il reste encore un peu de place pour l’architecture contemporaine. C’est un problème que nous devons résoudre, nous les architectes, pour faire coexister de nouveaux éléments tout en respectant le paysage historique. Paris se caractérise par son ouverture d’esprit, donc je pense que cette ville

 

 

Je n’ai connu absolument aucune expérience malheureuse à Paris. Bien au contraire... En 1968, alors que je séjournais dans la capitale, je me suis retrouvé au cœur des fameux événements du mois de mai. Lorsque tout s’est arrêté à cause de la grève, j’ai dû rester un certain temps chez un de mes amis qui était peintre. J’étais donc aux premières loges. J’ai vu des gens se battre pour leur liberté et pour s’affranchir des règles imposées par le gouvernement. C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait toujours penser de manière radicale et remonter à l’origine des situations. Ces principes peuvent être appliqués à l’architecture. Au Japon, dans les zones urbanisées, l’architecture est un instrument économique et pour les affaires. À Paris, en revanche, les bâtiments sont reconnus pour leur valeur culturelle. Pour moi, c’est donc un honneur de travailler aujourd’hui sur un projet qui exige une grande responsabilité.

 

Paris a, certes, mûri comme ville de culture, mais il reste encore un peu de place pour l’architecture contemporaine. C’est un problème que nous devons résoudre, nous les architectes, pour faire coexister de nouveaux éléments tout en respectant le paysage historique. Paris se caractérise par son ouverture d’esprit, donc je pense que cette ville est tout à fait capable d’absorber une nouvelle culture architecturale.