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Portfolio : l’exposition événement d’Ai Weiwei au Bon Marché

 

La star de l’art chinois crée l’événement au Bon Marché jusqu’au 20 février où ses œuvres monumentales inspirées des contes et légendes de son pays se déploient avec majesté. Une exposition incontournable à découvrir en images.

 

 

 

Considéré comme l’un des artistes les plus influents de sa génération, Ai Weiwei est aussi connu pour ses œuvres protéiformes, chocs et monumentales (pour la Documenta de Kassel en 2007, il invita 1001 Chinois de tous âges et de tous milieux à vivre leur propre “conte de fées” en Allemagne) que pour son engagement politique (il détruisit ainsi une urne de plus de 2000 ans – datant des Huns – pour dénoncer, à travers ce geste paradoxal, le manque de respect des autorités chinoises envers le patrimoine culturel). En 2011, Ai Weiwei a été détenu 81 jours en Chine. Il n’a récupéré son passeport qu'en juillet 2015. Peu étonnant quand on sait qu’il est le fils d’Ai Qing, célèbre poète chinois interné de nombreuses années dans un camp de travail où l’artiste a lui-même passé plusieurs années dans des conditions difficiles. Ce provocateur qui n’a peur de rien a d’abord étudié avec Chen Kaige et Zhang Yimou à l’Académie de cinéma de Pékin à la fin des années 70. Il profite, dans la décennie suivante, de l’ouverture de la Chine pour partir aux États-Unis sans un sou et étudie brièvement à la Parsons School of Design de New York. Il rentre à Pékin dans les années 90 pour s’occuper de son père mourant et décide de s’y installer. 

 

Invité par Le Bon Marché, du 16 janvier au 20 février, à exposer dans les vitrines de la rue de Sèvres et sous la magnifique verrière, Ai Weiwei rend hommage aux mythes et symboles inspirés du mythique livre des Monts et des Mers du Shanhaijing. Cet ensemble de contes et légendes populaires imaginé dans l’Antiquité chinoise et toujours raconté aux enfants aujourd'hui fournit à l'artiste tout un éventail de créatures et de chimères qui se déploient au sein du plus vieux grand magasin parisien. Pour leur réalisation, Ai Weiwei a choisi la technique ancestrale des cerfs-volants traditionnels, mêlant bambou et papier de soie. “Exposer au Bon Marché c'est user d'un nouveau média, le grand magasin, pour aller à la rencontre d’un autre public, aussi large que celui d’un musée, qui ne vient pas a priori pour l'art”, explique l’artiste. 

 

Par Thibaut Wychowanok

 

Er Xi (Air de jeux) d’Ai Weiwei au Bon Marché Rive Gauche, 24, rue de Sèvres, Paris VIIe, du 16 janvier au 20 février. www.lebonmarché.fr

 

 

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Pour son exposition au Bon Marché Rive Gauche, l’artiste chinois Ai Weiwei s’est inspiré du plus célèbre livre de mythologie chinoise, le Shanhaijing, écrit entre le – IIIe et le IIIe siècle avant J.-C. © Gabriel de la Chapelle
D’après le Shanhaijing, le monde terrestre est peuplé de divinités qui prennent des formes monstrueuses, hybrides, mêlant des parties de corps humains et d’animaux.  © Gabriel de la Chapelle
Les créatures décrites dans le Shanhaijing ont été illustrées vers le XVIIe siècle. Ce sont sur ces illustrations que se fonde Ai Weiwei pour réaliser ses œuvres. © Gabriel de la Chapelle
Les créatures sont fabriquées suivant la technique traditionnelle chinoise du cerf-volant : une structure en bambou recouverte de papier de soie. © Gabriel de la Chapelle
Vue des vitrines de la rue de Sèvres. © Gabriel de la Chapelle
Vue des vitrines de la rue de Sèvres. © Gabriel de la Chapelle
Portrait de l'artiste
22 des créatures du Shanhaijing sont réinterprétées et réalisées en 3 dimensions et enfin suspendues à la verrière centrale du Bon Marché Rive Gauche, pouvant ainsi être observées depuis tous les étages du lieu.
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