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Album “Sans Titre III” : une sélection de Julie Boukobza

 

Tous les mois, la commissaire d’exposition partage avec Numero.com sa sélection d’artistes et de galeries qui seront les stars de demain. Découvrez la 3e sélection de cette Française qui compte parmi les curateurs les plus en vue aujourd’hui.

Sélection : Julie Boukobza

Louise Sartor, Love (2016), gouache sur rouleau de papier-toilette, 15 x 9,5 cm.

Courtesy Crèvecœur. Photo : Aurélien Mole.

 

 

Louise Sartor (galerie Crèvecœur à Paris)

 

 

Nominée pour le prix 2016 de la Fondation Ricard et présentée par la galerie Crèvecœur à la foire Paris Internationale en octobre, Louise Sartor (née en1988 à Paris) a attiré tous les regards récemment avec des peintures de petit format sur des bouts de papier arrachés et accrochés négligemment sur les murs. On y découvre des images volées de femmes en pleine action, souvent recadrées ou capturées de telle sorte qu’on ne les voit jamais entièrement. Un travail paradoxal, à la fois sensible et bizarre : la fragilité du (petit) support et la délicatesse des couleurs tranchent avec la violence des déchirures du papier… La galerie Crèvecœur consacrera une exposition à cette ancienne des Beaux-arts et des Arts décoratifs de Paris en 2017.

 

www.galeriecrevecoeur.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacqueline de Jong (Chateau Shatto à Los Angeles)

 

 

La peintre néerlandaise, née en 1939 à Amsterdam dans une famille de collectionneurs d’art, est devenue à 20 ans l’une des membres de l’Internationale situationniste. S’en est suivie une carrière prolifique de peintre dont les œuvres, toujours provocantes, ont encore été montrées tout récemment à la foire Paris Internationale. Elle est représentée par Chateau Shatto à Los Angeles où elle a montré sa série Pommes de Jong, des bijoux en or réalisés à partir de pommes de terre séchées !

 

chateaushatto.com

Louise Sartor, Pray (2016), gouache sur rouleau de papier toilette, 15 x 9,5 cm.

Courtesy Crèvecœur. Photo : Aurélien Mole.

Jacqueline de Jong sur le stand de Chateau Shatto lors de la foire d’art Paris Internationale en octobre 2016.

Photo by Renato Ghiazza. Courtesy Chateau Shatto.

 

 

Jacqueline de Jong, Pommes de Jong (2008-2011), pommes de terre séchées, or et boîte, dimensions variables, pièce unique.

Courtesy Chateau Shatto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tatjana Danneberg (galerie LambdaLambdaLambda à Pristina - Kosovo)

 

La jeune Autrichienne (elle est née en 1991 à Vienne) présentait à Paris Internationale un passionnant travail autour de la peinture et de la sculpture. Les tableaux de Tatjana Danneberg sont en réalité constitués de deux couches : l'une liée à un geste de peintre, l'autre à la photographie. D'abord, l'artiste peint sur du vinyle puis utilise du dissolvant pour retirer un peu de la peinture du matériau. Puis elle colle celui-ci sur la toile du tableau. D'autre part, elle imprime des photos sur un vinyle et emploie, là encore, du dissolvant pour retirer une partie de l'encre.  Elle colle alors le vinyle sur la toile. Pour ses sculptures, Tatjana use de la technique du stucco, une ancienne manière d'imiter le marbre. 

 

www.lambdalambdalambda.org

 

Jacqueline de Jong, Pommes de Jong (2008-2011), détail.

Courtesy Chateau Shatto.

Tatjana Danneberg, Wake up (2016), gouache, encre, impression jet d’encre, Gesso et colle sur toile, 120 x 90 cm.

Courtesy LambdaLambdaLambda.

 

 

 

Tatjana Danneberg, I Can’t Turn Around (2015), impression jet d’encre, gouache, colle sur soie et barre de métal, env. 300 x 200 cm.

Vue de l’exposition, Ratatouille, à Shanaynay, Paris, 2015.

Exposition collective de Tatjana Danneberg, Anna Fehr, Simon Lässig, Vera Lutz,
Philipp Reitsam, Halvor Rønning curated by Felix Gaudlitz.

 

 

 

Vue de l’exposition de Tatjana Danneberg, LambdaLambdaLambda à Paris Internationale 2016.

Courtesy of Paris Internationale and LambdaLambdaLambda, photo : Aurélien Mole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hannah Black (galerie Arcadia Missa à Londres)

 

Elle aussi repérée lors de Paris Internationale, la Britannique Hannah Black, aujourd’hui installée à Berlin, propose un travail mêlant installations et vidéos autour des questions du corps, de l’intimité, de l’identité et du pouvoir, avec une puissance poétique impressionnante. Elle est également contributrice pour le magazine The New Inquiry. 

 

www.arcadiamissa.com

 

 

Hannah Black, vidéos HD (2016), vue de l’installation de la galerie Arcadia Missa à la foire Paris Internationale 2016.

All images courtesy Arcadia Missa 2016.

 

 

Hannah Black & Ebba Fransén Waldhör, Anxietina #5 (2016).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La galerie Union Pacific à Londres

 

Fondée en 2014 par Nigel Dunkley et Grace Schofield, la galerie de l’est londonien Union Pacific s’inscrit dans l’optique de révéler des artistes émergents et les pousser à concrétiser leurs projets les plus ambitieux. Qu’il s’agisse d’Alfred Boman et ses toiles fourmillantes et organiques, ou de Jan Kiefer dont les expérimentations furent l’un des temps forts de la foire Paris Internationale en octobre dernier. Actuellement, c’est l’installation OIKOS de Ben Burgis et Ksenia Pedan qui a pris place dans l’espace londonien.

 

unionpacific.co.uk

Vue de l’installation OIKOS à Union Pacific (2015).

Vue de l’installation MO’TILE à Union Pacific (2016).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La galerie Gregor Staiger à Zurich

 

Galerie zurichoise active depuis 2010, la galerie Gregor Staiger a elle aussi investi la foire Paris internationale 2016 avec l'installation de Nicolas Party inspirée des fresques romaines.

 

www.galerie.gregorstaiger.com

Vue de l’installation de la galerie Gregor Staiger à la foire Paris Internationale en octobre 2016. Au centre : Nicolas Party. A gauche : une œuvre de Sonia Kacem​.

Courtesy Gregor Staiger. Photo Aurélien Mole

Exhibition view, Shana Moulton, ‘The Rippled Self I Know’, Galerie Gregor Staiger, Zurich, 2015

L’artiste-chamane Kiki Smith ensorcèle la Monnaie de Paris
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L’artiste-chamane Kiki Smith ensorcèle la Monnaie de Paris

Numéro art Jusqu'au 9 février, la Monnaie de Paris consacre la quasi totalité de ses espaces à l'artiste américaine Kiki Smith, qui y présente sa première rétrospective d'ampleur dans une institution française. Retour sur les lignes fortes de son œuvre à travers ses trois thématiques les plus récurrentes. Jusqu'au 9 février, la Monnaie de Paris consacre la quasi totalité de ses espaces à l'artiste américaine Kiki Smith, qui y présente sa première rétrospective d'ampleur dans une institution française. Retour sur les lignes fortes de son œuvre à travers ses trois thématiques les plus récurrentes.

Faut-il vraiment se réintéresser à Dalí ?
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Faut-il vraiment se réintéresser à Dalí ?

Art L’ouvrage Dalí – L’Œuvre peint (éd. Taschen) est le résultat de nombreuses années de recherches du photographe Robert Descharnes et de l’historien de l’art Gilles Néret. Ils ont exhumé des toiles signées de l’artiste espagnol, maître du surréalisme, restées inaccessibles durant des années. L’ouvrage Dalí – L’Œuvre peint (éd. Taschen) est le résultat de nombreuses années de recherches du photographe Robert Descharnes et de l’historien de l’art Gilles Néret. Ils ont exhumé des toiles signées de l’artiste espagnol, maître du surréalisme, restées inaccessibles durant des années.

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L'objet du jour : le tabouret minimaliste de Liaigre
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L'objet du jour : le tabouret minimaliste de Liaigre

Design À partir du 23 novembre, la maison d'architecture intérieure et de décoration française Liaigre réédite son tabouret “Nagato” en bronze et le propose en 75 exemplaires. L'occasion de redécouvrir cette création iconique et minimaliste de 1986, produite originellement en bois de chêne massif et explicitement inspirée par Brancusi. À partir du 23 novembre, la maison d'architecture intérieure et de décoration française Liaigre réédite son tabouret “Nagato” en bronze et le propose en 75 exemplaires. L'occasion de redécouvrir cette création iconique et minimaliste de 1986, produite originellement en bois de chêne massif et explicitement inspirée par Brancusi.

L'exposition “Other Spaces” nous plonge dans la 4e dimension
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L'exposition “Other Spaces” nous plonge dans la 4e dimension

Art À une époque où les individus, objets de stimulations perpétuelles, expriment de plus en plus le besoin de s’évader dans un ailleurs, le collectif d’artistes londonien United Visual Artists (UVA) a imaginé un lieu alternatif, qui prend forme au sein de l’exposition intitulée – précisément – Other Spaces. Jusqu’au 8 décembre, cette odyssée immersive et multisensorielle mobilisant aussi bien le toucher que la vue et l’ouïe occupe tout un étage du 180 The Strand, un bâtiment brutaliste polyvalent situé en plein cœur de Londres. Une exposition qui a vu le jour grâce au concours de The Store x The Vinyl Factory et de la Fondation Cartier. À une époque où les individus, objets de stimulations perpétuelles, expriment de plus en plus le besoin de s’évader dans un ailleurs, le collectif d’artistes londonien United Visual Artists (UVA) a imaginé un lieu alternatif, qui prend forme au sein de l’exposition intitulée – précisément – Other Spaces. Jusqu’au 8 décembre, cette odyssée immersive et multisensorielle mobilisant aussi bien le toucher que la vue et l’ouïe occupe tout un étage du 180 The Strand, un bâtiment brutaliste polyvalent situé en plein cœur de Londres. Une exposition qui a vu le jour grâce au concours de The Store x The Vinyl Factory et de la Fondation Cartier.

L'interview : Christian Boltanski, un monument de l'art au Centre Pompidou
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Numéro art Beaubourg célèbre du 12 novembre 2019 au 16 mars 2020 l'artiste français qui a développé depuis un demi-siècle sa réflexion sensible sur la mémoire et l’histoire, collective, familiale ou individuelle, le passé et les rites. L'occasion pour Numéro art de republier sa rencontre avec ce monument de l'art Beaubourg célèbre du 12 novembre 2019 au 16 mars 2020 l'artiste français qui a développé depuis un demi-siècle sa réflexion sensible sur la mémoire et l’histoire, collective, familiale ou individuelle, le passé et les rites. L'occasion pour Numéro art de republier sa rencontre avec ce monument de l'art

Paris Photo : 6 photographes à suivre
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Paris Photo : 6 photographes à suivre

Photographie Quelques semaines après le démontage de la 46e FIAC, le Grand Palais accueille à nouveau en ses lieux une autre foire incontournable : Paris Photo, consacrée à la création photographique d’aujourd’hui, d’hier et de demain. Pour cette 23e édition, 157 galeries sont au rendez-vous, alors que les secteurs Prismes et Curiosa présentent des installations inédites qui questionnent le médium photographique. Focus sur six jeunes photographes exposés dans ces deux espaces. Quelques semaines après le démontage de la 46e FIAC, le Grand Palais accueille à nouveau en ses lieux une autre foire incontournable : Paris Photo, consacrée à la création photographique d’aujourd’hui, d’hier et de demain. Pour cette 23e édition, 157 galeries sont au rendez-vous, alors que les secteurs Prismes et Curiosa présentent des installations inédites qui questionnent le médium photographique. Focus sur six jeunes photographes exposés dans ces deux espaces.



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