L’histoire commence début 2016, dans le quartier du Xuhui Waterfront sur les berges du fleuve Huangpu, une zone d’activité nouvellement investie par la ville de Shanghai pour devenir un nouveau pôle culturel dynamique, lorsque l’architecte britannique David Chipperfield est invité à construire un musée pour le West Bund Development Group en partenariat avec le Centre Pompidou : le Centre Pompidou x West Bund Museum Project voit le jour.  

 

Depuis son ouverture en plein cœur de Paris en 1977, le musée français a su constituer la collection d’art moderne et contemporain la plus importante d’Europe, et l’une des plus grandes au monde : plus de 120 000 œuvres la composent aujourd’hui, parmi lesquelles 200 ont été réalisées par des artistes nés ou résidant en Chine, mais seuls 5% peuvent en occuper les espaces du musée parisien. Afin de remédier à cela, le Centre Pompidou met en place depuis 2015 une véritable politique d’expansion de son patrimoine à l’étranger : après une première implantation temporaire à Malaga, renouvelée début 2018 pour cinq ans supplémentaires, il investit il y a un an demi un hangar de Bruxelles avec le Kanal – Centre Pompidou, dont l’ouverture finale est prévue pour 2023.

Troisième antenne de ce développement international, Shanghai est donc la première destination qu’investit le Centre Pompidou hors du continent européen. Au sein de cet ensemble de trois volumes reliés par un atrium, on découvre un espace de presque 25 000m2 qui viendra accueillir expositions exclusives, spectacles et concerts, mais également un accrochage permanent de la collection du musée français sur trois galeries. On y retrouvera de nombreuses œuvres phares des plus grands artistes du XXe et du début du XXIe siècles, de Constantin Brancusi à Robert Smithson, de Fernand Léger à Gerhard Richter, en passant par Joseph Beuys, François Morellet, ou Cristina Iglesias, ainsi que des créations d’artistes chinois tels que Zhang Huan et Guo-Qiang Cai. Dès samedi, sa première exposition temporaire “Observations” sera consacrée à une quinzaine d’artistes investissant les nouveaux médias, tels que Tony Oursler, Hito Steyerl ou Mona Hatoum.