Quand l’art rencontre Black Mirror : Ai-Da, première artiste-robot jamais créée, se voit consacrer une exposition personnelle à l’université d’Oxford. Une première internationale dans le domaine technologique qui ne cesse de se surpasser dans la création de machines intelligentes. Après l’intrigante Sophia, robot humanoïde activé en 2015, Ai-Da monte d’un cran les prouesses de la robotique. Pur produit de l’université d’Oxford dévoilé en février dernier, ce nouveau robot a été conçu par le professeur et directeur de la Barn Gallery Aidan Meller. Pour la baptiser, ce dernier s’est inspiré d’Ada Lovelace, mathématicienne britannique du XIXe siècle et considérée comme la première programmatrice informatique de l’histoire.

 

Visage couvert de silicone, dents réalisées en impression 3D, l’apparence d’Ai-Da est frappante de réalisme. Si elle est loin de manifester le premier intérêt du monde de l’art pour les robots, elle est en revanche la toute première artiste-robot capable de représenter un sujet se trouvant face à elle. Grâce à des caméras intégrées à ses yeux, un ordinateur interne analyse les informations qu’elle capture et les transmet à ses bras qui manient ensuite le crayon ou le pinceau sur la toile, réalisant chaque fois des œuvres uniques parfois abstraites ainsi que des sculptures et vidéos. Outre ces compétences inédites, une communication millimétrée accompagne l’artiste-robot, elle bénéficie de son propre Instagram et son site Internet nous invite à joindre le projet. Sa première exposition, Unsecured Futures, est à découvrir jusqu’au 6 juillet. Son titre annonce la couleur: les futurs de la création artistique semblent, plus que jamais, imprévisibles et incertains.

 

L’exposition Ai-Da : Unsecured Futures, du 12 juin au 6 juillet à la Barn Gallery de l’université d’Oxford.