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Numéro
15

10 expositions à ne pas manquer à Paris pendant la FIAC

Art

Georg Baselitz au Centre Pompidou, Martin Margiela à Lafayette Anticipations ou encore les performances d'Anne Imhof au Palais de Tokyo... le retour de la FIAC du 21 au 24 octobre, après une année blanche, s'accompagne de nombreux événements au sein des institutions. Tour d'horizons des expositions à ne pas manquer la semaine prochaine dans la capitale française.

Georg Baselitz, “Wagon-lit mit Eisenbett” [Wagon-lit au lit en fer] (2019). © Georg Baselitz, 2021. Photo Jochen Littkemann, Berlin

1. Georg Baselitz au Centre Pompidou



À l’âge de 83 ans, Georg Baselitz est ce qu’il convient d’appeler un monument de la peinture. L’Allemand, que l’on a souvent qualifié de “néo-expressionniste”, a notamment marqué le médium pictural par son approche expressive du visage et du corps humain, qu’il représente inlassablement à l’envers depuis 1968. Consacré par de nombreuses institutions, l’artiste est désormais à l’honneur au Centre Pompidou, qui retrace chronologiquement six décennies de création.

 

Du 20 octobre 2021 au 7 mars 2022, Paris 4e.

Marlene Dumas, “Hafid Bouazza” (2020). Courtesy of Marlene Dumas. © Peter Cox (Eindhoven)

2. Marlene Dumas au musée d’Orsay

 

En 1821 naissait l’un des plus grands poètes français : Charles Baudelaire. Inspirée par ses écrits, et notamment par son recueil de poèmes posthume Le Spleen de Paris, la peintre sud-africaine Marlene Dumas en tire quatorze portraits inédits qu’elle expose au musée d’Orsay pour célébrer le bicentenaire de la naissance du poète. Dans l'exposition, trois autres de ses toiles tendres et intimistes dialoguent avec les collections de l’institution.

 

Jusqu’au 30 janvier 2022 au musée d’Orsay, Paris 7e.

© Martin Margiela

© Martin Margiela

3. Martin Margiela à Lafayette Anticipations

 

Après avoir été consacré au palais Galliera et au musée des Arts décoratifs en 2018, Martin Margiela investit les murs de la Fondation Lafayette Anticipations. Cette fois-ci, le discret créateur belge n’y est pas célébré pour sa mode radicale et conceptuelle mais intervient en tant qu’artiste et commissaire, transformant le bâtiment en un labyrinthe rythmé par des installations, des photographies et des films inédits.

 

Du 20 octobre 2021 au 2 janvier 2022 à Lafayette Anticipations, Paris 4e.

Anne Imhof. Portrait : Nadine Fraczkowski

4. Les performances d’Anne Imhof au Palais de Tokyo

 

En mai dernier, le Palais de Tokyo dévoilait la carte blanche offerte à l'artiste allemande Anne Imhof, une symphonie visuelle, plastique et sonore chamboulant l'architecture du musée pour présenter ses œuvres avec celles de 28 artistes qui l’inspirent. Un projet qui se découvre cette semaine sous un nouveau jour à travers une série de performances orchestrées par la quadragénaire : comme dans son œuvre acclamée Faust, présentée en 2017 au Pavillon allemand de Venise, ses performeurs prendront chaque soir possession du bâtiment pendant quatre heures d’affilée.

 

Du 14 au 18 et du 21 au 24 octobre au Palais de Tokyo, Paris 16e.

Marcel Duchamp et Ulf Linde, “Fountain” (1963, réplique de l'œuvre de 1917). © Collection Moderna Museet, Stockholm, Suède Donation des Amis du Moderna Museet, 1965. © Association Marcel Duchamp / ADAGP, Paris 2021

Présence Panchounette, “L’art à tout casser” (1990). Photo : © Aurélien Mole

5. La céramique dans toute sa splendeur au musée d'Art moderne de Paris

 

Depuis quelques années, la céramique a la cote dans le monde de l’art, bien que ses origines remontent à l’ère néolithique. A travers plus de 350 pièces s’étendant de la fin de la préhistoire à nos jours, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris célèbre cette pratique ancestrale en insistant aussi bien sur ses techniques que ses usages, des vases grecs de l’Antiquité à la poterie Nok en Afrique centrale. L’exposition également ses récentes transformations par de grands de l’art moderne et contemporain, tels que Cindy Sherman, Miquel Barceló, Theaster Gates ou encore Marcel Duchamp, dont on découvre une reproduction de la fameuse fontaine.

 

Jusqu’au 6 février 2022 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris 16e.

Sara Sadik, “Mektoub” (2018). © Sara Sadik

6. La 65e édition du Salon de Montrouge

 

Créé en 1955, le Salon de Montrouge est depuis devenu une institution autant qu'un défricheur renommé des nouveaux talents qui façonnent l’art contemporain français. Après avoir reporté en raison de la pandémie les dates de sa 65 édition, celle-ci peut enfin ouvrir ses portes et profite du contexte foisonnant de la FIAC. Cinquante artistes français ou liés à la France, tels que Sara Sadik ou Gaspar Willmann, y présenteront conjointement leur espace et quatre d’entre eux recevront même un prix. Des performances, workshops et une vente aux enchères viendront aussi agrémenter les neuf journées de cet événement au sud de Paris.

 

Du 22 au 31 octobre au Beffroi de Montrouge.

Vue de l'atelier de Leonor Antunes © Bruno Lopes

Leonor Antunes, “Discrepancies with M.Y. Céramique” © Bruno Lopes

7. Leonor Antunes aux Beaux-arts de Paris

 

Que cela passe par le dessin au sol ou les cordes suspendues, les œuvres de Leonor Antunes ont toujours un même objectif : interroger le rapport du spectateur à l’espace. Dans le cadre du festival d’Automne, l’artiste portugaise investit la chapelle des Petits-Augustins de l’école des Beaux-arts de Paris, emplie de reproductions de peintures et sculptures. Inspirée par ce décor historique et le travail de la designer Charlotte Perriand et l’artiste japonaise Michiko Yamawaki, la quadragénaire reprend leurs formes pour transformer l’espace à l’aide de tapis en céramique colorée, sculptures géométriques et lampes métallisées.


Jusqu’au 28 novembre à l’Ecole des Beaux-arts, Paris 6e.

Bianca Bondi, “The Daydream”(2021). Vue d'exposition, Fondation Louis Vuitton, Paris.

8. Özgür Kar et Bianca Bondi à la Fondation Louis Vuitton

 

Connue pour ses expositions d’ampleur d’artistes reconnus, la Fondation Louis Vuitton n’en délaisse pas pour autant les plus jeunes talents de l’art contemporain. Depuis trois ans, l’institution leur donne carte blanche pour investir l’une de ses nombreuses salles avec un projet in situ. En marge des impressionnants chefs-d’œuvre d’art moderne de la collection Morozov, on peut donc actuellement découvrir un somptueux jardin d'intérieur empli de sel et d’eaux colorées de l'alchimiste de l’art sud-africaine Bianca Bondi, tandis que dans un autre espace, deux squelettes imaginés par le Turque Özgür Kar sommeillant sur des écrans noirs installent une ambiance joyeusement macabre.

 

Jusqu’au 24 février 2022 à la Fondation Louis Vuitton, Paris 16e.

David Hockney, “A Year in Normandie” (2020-2021) (detail). © David Hockney

9. David Hockney au musée de l'Orangerie

 

Longtemps résident de la Californie et fasciné par ses paysages, puis par ceux du Yorkshire en Angleterre, David Hockney a plus tard exprimé son amour pour l’ouest français en élisant domicile, en 2019, en Normandie. Au milieu de la campagne, le célèbre britannique, aujourd’hui peintre le plus cher de son vivant, a profité du confinement pour réaliser de nombreuses peintures de paysages printaniers sur toiles et sur iPad. Au musée de l’Orangerie, plusieurs d'entre eux se réunissent dans une longue frise, récit pictural d’une année dans cette région où la maison de l'artiste et ses environs se voient réveillés par ses camaïeux de verts vifs, jaunes et bleus azurs.

 

Jusqu’au 14 février 2022 au musée de l’Orangerie, Paris 1er.

Jeanne Vicerial, “Quarantaine Vestimentaire” (2020). Photographie : Leslie Moquin

Jeanne Vicerial, “Quarantaine Vestimentaire” (2020). Photographie : Leslie Moquin

10. Jeanne Vicerial aux Magasins Généraux

 

À la frontière de l’art et de la mode, le travail de Jeanne Vicerial poursuit une quête ambitieuse : celle de repenser les liens entre le corps, le vêtement et sa fabrication à la lumière des problématiques qui sous-tendent l’industrie textile. L’ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, qui avait inventé le concept de prêt-à-mesure et de tricotissage, crée depuis des sculptures et costumes à base de fils, de cordes voire de fleurs sur lequel elle pose le regard minutieux d’une laborantine. Pour sa première exposition personnelle, ce laboratoire se déploie aux Magasins généraux sous le nom de “Clinique vestimentaire”.

 

Du 16 octobre au 14 novembre aux Magasins Généraux, Pantin.