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Numéro
10

Le créateur à l'origine des mystérieux monolithes enfin démasqué

Art

Fin du suspense autour des mystérieux monolithes de métal retrouvés en novembre dans le désert américain, puis dans d'autres lieux reculés aux quatre coins de la planète. À l’origine de ces créations, un collectif d’artistes et de publicitaires californien vient de se révéler, après avoir brillamment réussi à déchaîner les internautes ces dernières semaines.

Il va falloir s’y résoudre : ni les extraterrestres, ni l’artiste minimaliste américain John McCracken, ni un adorateur de Stanley Kubrick ne sont à l’origine des monolithes de métal retrouvés aux quatre coins de la planète, qui ont agité la toile ces dernières semaines. Découvert au milieu de nulle part, en novembre dernier, par des fonctionnaires de l’Utah patrouillant en hélicoptère dans le désert américain, avant de disparaître mystérieusement, un premier prisme triangulaire en acier inoxydable de 3,5 mètres de hauteur a en fait été placé là par l’artiste californien Matty Mo. Également spécialiste du marketing et fondateur du collectif “The Most Famous Artist”, ce dernier imagine des installations d’art contemporain et aide des marques à créer le buzz sur Internet.


Si la part d’irrationnel qui sommeille en chacun de nous est certainement peu déçue par ce dénouement finalement assez banal, on ne peut que saluer le génie de l’entrepreneur californien, dont le travail a été repris par des artistes ou des passionnés de land art amateurs dans le monde entier. On a ainsi retrouvé ces derniers jours des monolithes en Californie, au sommet d’une colline en Roumanie, sur l'île de Wight au Royaume-Uni, dans la réserve naturelle du Kiekeberg aux Pays-Bas, dans un champ en Belgique et même en France, au Havre et à Toulouse. De quoi attirer les projecteurs sur son projet “The Most Famous Artist”, dont la messagerie doit être actuellement saturée par des marques soucieuses de développer des happenings aussi originaux. Matty Mo en a aussi profité pour mettre en vente le monolithe original sur son site internet pour la modique somme de 37 000 euros.