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16 Mai

Que faire pendant le Paris Gallery Weekend?

 

Du 17 au 19 mai, Paris Gallery Weekend invite le public à visiter près de cinquante galeries et découvrir leurs expositions. Voici notre sélection des événements à ne pas manquer.

Par Matthieu Jacquet

Donald Judd à la galerie Thaddaeus Ropac.

Une visite de Paris à la lumière de ses galeries d’art : voilà ce que nous propose Paris Gallery Weekend depuis cinq ans. Pour sa 6ème édition, près de cinquante galeries prendront part à ce rendez-vous des aficionados de l’art durant le week-end du 17 au 19 mai. À travers une grande variété d’événements, une volonté d’inciter le public a franchir le pas des galeries en vue de découvrir des propositions artistiques originales et sensibles hors des musées. Dès vendredi après-midi, les visiteurs pourront découvrir les nouvelles expositions des galeries parisiennes lors de vernissages mais aussi de rencontres avec les artistes, de signatures, de projections ou performances. Afin de préparer cette promenade, découvrez le parcours que nous avons concocté.

 

UNE MATINÉE AVEC LE FILS DE DONALD JUDD

 

Samedi matin, le coup d’envoi du week-end aura lieu rue Debelleyme à la galerie Thaddaeus Ropac. Depuis le 6 avril, celle-ci accueille la première exposition monographique de Donald Judd en France depuis 20 ans, réalisée  sous un commissariat de son propre fils Flavin en collaboration avec la Fondation Judd. À 11 heures, Flavin Judd en personne nous fera l’honneur d’une visite guidée de cette exposition, regroupant des œuvres datées de 1963 à 1991. À quelques minutes à pied, la galerie Mitterrand vous invitera à visionner dès midi une projection de Mind Blow, le nouveau film de Tony Oursler en partenariat avec Raphaël Castoriano et Kreëmart. Figure majeure des arts visuels, cet artiste américain s’est notamment illustré par une utilisation de la vidéo comme matériau plastique et sonore à part etnière dans des installations audiovisuelles intrigantes voire comiques. Son projet Mind Blow s’intègrera à l’exposition Une brève histoire de la modernité des formes, rassemblant une vaste sélection d’artistes incontournables de la fin du XXe siècle dans l’espace de la galerie Mitterrand.

 

Visite guidée de l’exposition Donald Judd par Flavin Judd, commissaire de l’exposition (et fils de l’artiste) à 11h à la galerie Thaddaeus Ropac, 7 rue Debelleyme, Paris 3e.

Projection du nouveau film Mind Blow de Tony Oursler en collaboration avec Raphaël Castoriano et Kreëmart, de 12h00 à 18h00 à la galerie Mitterrand
79 Rue du Temple, Paris 3e.

Bernard Frize à la galerie Perrotin.

Kehinde Wiley, “Portrait of Moerai Matuanui” (2019). Courtesy Templon, Paris & Brussels, © 2019 Kehinde Wiley

LE MIDI : DEUX PEINTRES, DEUX GÉNÉRATIONS

 

On le connaît pour ses peintures colorées et chargées en motifs de modèles Afro-américains, et notamment pour son portrait de Barack Obama exposé à la National Portrait Gallery de Washington. À la galerie Daniel Templon, l’artiste américain Kehinde Wiley revient avec un nouveau projet découlant d’une année entière passée sur l’île de Tahiti, que l’on pourra découvrir là aussi à partir de midi. Avec une installation vidéo et une série de toiles, l’artiste s’intéresse au troisième genre au-delà de l’homme et de la femme, incarné par la communauté des Māhū. Une toute autre peinture sera présentée à la galerie Perrotin, avec le vernissage de l’exposition de Bernard Frize à la même heure. De la mi-mai à août, le peintre français notoire pour ses toiles abstraites et son utilisation de la couleur sera à l’honneur à Paris, avec deux expositions monographiques retraçant l’ensemble de de son œuvre. Tandis que la galerie Perrotin célèbrera 25 années de collaboration avec l’artiste dès samedi,le Centre Pompidou accueillera à partir du 29 mai une rétrospective de près de 40 ans de production.

 

Vernissage de l’exposition Tahiti en présence de Kehinde Wiley de 12h à 20h à la galerie Templon, 28 Rue du Grenier-Saint-Lazare, Paris 4e.

Vernissage de l'exposition de Bernard Frize à 12h à la galerie Perrotin, 10 Impasse Saint-Claude, Paris 3e.

Candida Höfer à la VNH Gallery.

UN GOÛTER AVEC CANDIDA HÖFER

 

À 15 heures, un goûter vous attendra rue Vieille du Temple, à la VNH Gallery : cet encas sera l’occasion de rencontrer Candida Höfer et Éléonore False, les deux artistes que la galerie expose actuellement. Photographe, la première s’est fait connaître dès la fin du XXe siècle en capturant des espaces intérieurs vides dans des compositions épatantes de symétrie. Ici, c’est au sein des plus beaux monuments  de Paris que l’artiste a pris cette nouvelle série de clichés, nous amenant à redécouvrir en silence son riche patrimoine architectural. Entre collages et sculptures hybrides, la pratique pluridisciplinaire d’Éléonore False s'approche d’un néo-surréalisme : à la VNH Gallery, l’artiste présente un ensemble d’objets évoquant les besoins du corps humain. À 16 heures, le corps sera également mobilisé lors de la performance de Bernar Venet à la galerie Anne-Sarah Bénichou, dans le cadre de son exposition collective Le pressentiment de mon indiscipline. Célèbre pour ses sculptures monumentales abstraites, l’artiste français réalisera en direct une peinture sur mur à l’aide d’une barre en acier, son matériau de prédilection.

 

Goûter et rencontre avec les artistes Candida Höfer et Éléonore False à la VNH Gallery, 108 rue Vieille du Temple, Paris 3e.

Performance de Bernar Venet à 16h à la galerie Anne-Sarah Bénichou, 45 Rue Chapon, Paris 3e.

Joël Andrianomearisoa à la Galerie RX.

UN COCKTAIL AUX SONS DE VENISE

 

L’après-midi continue à la galerie Jousse Entreprise, où les artistes Jennifer Caubet et Eva Nielsen présentent une exposition à deux voix. Dans DIPOLAR, les peintures hybrides d’Eva Nielsen qui mêlent sérigraphie et huile sur toile rencontrent les sculptures froides et industrielles de Jennifer Caubet. À seulement quelques rues de là, vous pourrez découvrir les toiles inédites de l’artiste néerlandaise Katinka Lampe à la galerie Les Filles du Calvaire, dépeignant des visages d'adolescents à l’ère des réseaux sociaux. Intitulée Instadentity, cette exposition sera l’occasion d’une performance de l’artiste à 17 heures, accompagnée des danseurs de l’atelier Emmanuelle Huynh. Pour terminer la journée, rendez-vous à la galerie RX qui présentera le Pavillon de Madagascar de la 58ème Biennale de Venise. L’artiste malgache Jöel Andrianomearisoa, tout premier représentant du pays dans la célèbre biennale, sera présent pour commenter son projet, une installation labyrinthique composée de milliers de feuilles de papier de soie noir plongeant en profondeur dans l’abstraction du souvenir.

 

Vernissage de l’exposition de Jennifer Caubet et Eva Nielsen à 16h à la galerie Jousse Entreprise, 6 rue Saint Claude, Paris 3e.

Performance Instadentity de Katinka Lampe à 17h à la galerie Les Filles du Calvaire, 17 Rue des Filles du Calvaire, Paris 3e.

Présentation du Pavillon de Madagascar de La Biennale di Venezia 2019 par Joël Andrianomearisoa à 18h30 suivi d'un cocktail à la galerie RX, 16 Rue des Quatre-Fils, Paris 3e.

Djamel Tatah à la galerie Jérôme Poggi.

Katrien de Blauwer, “Love me Tender 216” (2018). Courtesy de la galerie Les Filles du Calvaire.

UN BRUNCH AVEC DJAMEL TATAH

 

Dimanche, le parcours du week-end continuera avec un début de journée en douceur. Dès midi, vous pourrez profiter d’un brunch dans plusieurs galeries de l’est parisien et ainsi découvrir leurs expositions en toute convivialité : à Belleville chez Jocelyn Wollf, à Couronnes chez Anne de Villepoix, à Stalingrad dans la galerie In-Situ Fabienne Leclerc ou en plein cœur du Marais chez gb agency et Christophe Gaillard. À quelques mètres du Centre Pompidou, la galerie Jérôme Poggi vous accueillera pour un brunch animé par une discussion entre l’historienne de l’art Émilie Goudal et l’artiste Djamel Tatah. Cette rencontre vous permettra de découvrir les œuvres mélancoliques et épurées de ce peintre franco-algérien, présentées dans sa première exposition personnelle à la galerie.

 

Brunch et discussion entre l'artiste Djamel Tatah et l'historienne de l'art Emilie Goudal à 12h à la galerie Jérôme Poggi, 2 rue Beaubourg, Paris 4e.

Manish Nai à la galerie Karsten Greve.

Imran Qureshi à la galerie Thaddaeus Ropac.

UN APRÈS-MIDI COLORÉ PAR IMRAN QURESHI

 

À 15 heures, retour à la galerie Les Filles du Calvaire pour une signature de livres par la plasticienne belge Katrien de Blauwer“Photographe sans appareil photo” comme elle aime à se qualifier, celle-ci parcourt les vieux journaux et magazines et en extrait des fragments qui donneront lieu à des collages poétiques. Non loin de là, vous pourrez rejoindre la galerie Karsten Greve pour un teatime dans le cadre de l’exposition de l'artiste Manish Nai. Sa pratique multiple investissant autant la peinture que le textile sera l’occasion d’une discussion au sujet de la scène artistique indienne. En milieu d’après-midi, c’est à Pantin que la galerie Thaddaeus Ropac nous invitera cette fois-ci, afin découvrir l’exposition d’Imran Qureshi. En plus de ses peintures abstraites en relief rehaussées de rouge ou de doré, l’artiste pakistanais réalisera une performance à 15 heures qui clôturera ce week-end en beauté.

 

Signature des livres Why I hate cars et Dirty Scenes de Katrien de Blauwer à 15h à la galerie Les Filles du Calvaire, 17 Rue des Filles du Calvaire, Paris 3e.

Teatime & discussion autour de la scène artistique indienne et de Manish Nai, Galerie Karsten Greve, 5 Rue Debelleyme, Paris 3e.

Vernissage de l’exposition et performance d’Imran Qureshi à 15h à la galerie Thaddaeus Ropac, 69 Avenue du Général Leclerc, Pantin.

Imran Qureshi à la galerie Thaddaeus Ropac.

L'évènement Paris Gallery Weekend aura lieu du vendredi 17 mai au dimanche 19 mai à Paris. Retrouvez l’ensemble du programme sur leur site.

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