Advertising
639

La fantaisie libre de Peter Shire à la New Galerie

 

Entre céramiques colorées et sculptures miniatures, l’artiste californien touche-à-tout, ancien du groupe Memphis, revient en très grande forme. Rencontre avec la commissaire d’exposition Julie Boukobza, qui a eu la géniale idée de l’inviter.

Propos recueillis par Thibaut Wychowanok

Numéro : Pourquoi avoir choisi d’exposer Peter Shire, un artiste né en 1947, à la New Galerie plutôt tournée vers les jeunes artistes ?

 

Julie Boukobza : Lorsque la New Galerie m’a proposé de réaliser une exposition, j’ai tout de suite eu envie de prendre le contre-pied de leur programmation habituelle. J’avais envie de les surprendre. Et je cherchais depuis longtemps une opportunité de travailler avec Peter Shire. C’est une personnalité libre, fascinante. Il a tout fait : artiste, designer… Il a appartenu au groupe Memphis avec Ettore Sottsass dans les années 80, mais il a également réalisé de nombreuses œuvres publiques à Los Angeles. Il utilise aussi bien la céramique que le métal. Mais il est resté hors marché, à l’écart du circuit des galeries, et, surtout, il n’était pas venu en France depuis trente ans. 

 

Quelles œuvres présentez-vous à l’occasion de cette exposition ?

 

Nous avons essayé d’être fidèles à son côté touche-à-tout et pluridisciplinaire. L’exposition présente aussi bien des céramiques très colorées que des dessins, des œuvres inspirées par Jacques Tati qu’une vidéo, des pièces assez imposantes que des petites tasses… Ces dernières semblent d’ailleurs obséder tout le monde. La liste des réservations est impressionnante. Elles coûtent 45 euros et il les fabrique à la chaîne… À la fois pièces uniques et objets industriels, elles incarnent parfaitement le mélange des genres caractéristique de Peter Shire. Il peut tout aussi bien réaliser une pièce de quelques dizaines d'euros qu’une céramique à 10 000 euros.

 

On rapproche toujours Peter Shire du groupe Memphis dont il a fait partie, notamment en raison de son usage de la couleur…

 

En effet, la couleur a toujours joué un rôle important dans son travail, même s’il s’essaie parfois à des œuvres plus sombres. Peter Shire a toujours vécu dans le quartier d’Echo Park à Los Angeles, à majorité hispanique. Son usage de la couleur en a été très influencé, lui conférant un côté un peu “Memphis mexicain”. 

 

Pourquoi avoir choisi d'installer ses pièces sur cette grande table blanche ?

 

Exposer un artiste californien dans un espace aussi exigu avec une cave voûtée moyenâgeuse est assez amusant, voire exotique. J’ai cherché à accentuer cet esprit décalé en installant les œuvres sur cette table très haute, très grande, à la manière d’Alice au pays des merveilles… Envahissant l’espace, elle oblige le public à se confronter physiquement aux œuvres. 

 

Peter Shire, Love and P's, exposition réalisée par Julie Boukobza, à la New Galerie, 2, rue Borda, Paris IIIe, jusqu’au 27 février. 

courtesy New Galerie

photo : Aurélien Mole

L’obsession de Francis Bacon pour... la mythologie
849

L’obsession de Francis Bacon pour... la mythologie

Art Il y a quelques jours, le Centre Pompidou donnait le coup d’envoi de sa grande rétrospective consacrée à l’immense peintre britannique Francis Bacon, figure éminente de l'art pictural au XXe siècle. L’occasion de revenir sur la passion de l’artiste pour la mythologie, que l'on décèle dans un grand nombre de ses célèbres tableaux. Il y a quelques jours, le Centre Pompidou donnait le coup d’envoi de sa grande rétrospective consacrée à l’immense peintre britannique Francis Bacon, figure éminente de l'art pictural au XXe siècle. L’occasion de revenir sur la passion de l’artiste pour la mythologie, que l'on décèle dans un grand nombre de ses célèbres tableaux.

Le MOCO de Montpellier, nouvelle place forte de l’art contemporain
867

Le MOCO de Montpellier, nouvelle place forte de l’art contemporain

Art Nicolas Bourriaud, le célèbre critique d’art cofondateur du Palais de Tokyo, prend la direction du MOCO de Montpellier, une institution unique en son genre regroupant l’école des beaux-arts, le centre d’art La Panacée et un nouvel espace consacré à l’exposition de collections privées ou publiques. Nicolas Bourriaud, le célèbre critique d’art cofondateur du Palais de Tokyo, prend la direction du MOCO de Montpellier, une institution unique en son genre regroupant l’école des beaux-arts, le centre d’art La Panacée et un nouvel espace consacré à l’exposition de collections privées ou publiques.

Advertising
La rentrée photo en 5 expos : images chimiques et pop art marocain
586

La rentrée photo en 5 expos : images chimiques et pop art marocain

Photographie Sigmar Polke, Ernst Haas, Hassan Hajjaj… En ce mois de septembre, plusieurs galeries et institutions parisiennes mettent la création photographique à l’honneur. Des expérimentations chimiques de Sigmar Polke au BAL aux paysages mélancoliques de Todd Hido à la galerie Les filles du calvaire en passant par les portraits “pop” et colorés de Hassan Hajjaj à la MEP, découvrez cinq expositions photo de la rentrée. Sigmar Polke, Ernst Haas, Hassan Hajjaj… En ce mois de septembre, plusieurs galeries et institutions parisiennes mettent la création photographique à l’honneur. Des expérimentations chimiques de Sigmar Polke au BAL aux paysages mélancoliques de Todd Hido à la galerie Les filles du calvaire en passant par les portraits “pop” et colorés de Hassan Hajjaj à la MEP, découvrez cinq expositions photo de la rentrée.

Qui est la nouvelle artiste invitée par la Collection Pinault ?
890

Qui est la nouvelle artiste invitée par la Collection Pinault ?

Art Depuis 2016, la Collection Pinault offre à des artistes une résidence dans la région de Lens, au cours de laquelle ils pourront être amenés à expérimenter et réaliser pendant plusieurs mois en s’inspirant du patrimoine et des ressources locales. De septembre 2019 à juin 2020, c'est l'artiste française Bertille Bak qui sera invitée à explorer les ressources de la région pour nourrir une recherche inédite. Depuis 2016, la Collection Pinault offre à des artistes une résidence dans la région de Lens, au cours de laquelle ils pourront être amenés à expérimenter et réaliser pendant plusieurs mois en s’inspirant du patrimoine et des ressources locales. De septembre 2019 à juin 2020, c'est l'artiste française Bertille Bak qui sera invitée à explorer les ressources de la région pour nourrir une recherche inédite.

Nicolas Party, de l'animation 3D au pastel coloré
930

Nicolas Party, de l'animation 3D au pastel coloré

Art Alors qu’il n’a pas encore 40 ans, les œuvres de Nicolas Party sont de celles qui s’imposent à nous, irrésistiblement. Son exposition au Modern Institute de Glasgow cet été (du 25 mai au 24 août) en a encore fait la preuve, avant celles, à venir, chez Xavier Hufkens à Bruxelles en novembre, puis chez Hauser & Wirth à Los Angeles en février 2020, expliquant l’ascension fulgurante d’un artiste qui ne fit jamais aucune concession au goût dominant et sut prendre le risque de la liberté. Alors qu’il n’a pas encore 40 ans, les œuvres de Nicolas Party sont de celles qui s’imposent à nous, irrésistiblement. Son exposition au Modern Institute de Glasgow cet été (du 25 mai au 24 août) en a encore fait la preuve, avant celles, à venir, chez Xavier Hufkens à Bruxelles en novembre, puis chez Hauser & Wirth à Los Angeles en février 2020, expliquant l’ascension fulgurante d’un artiste qui ne fit jamais aucune concession au goût dominant et sut prendre le risque de la liberté.

Rencontre avec l'artiste Xinyi Cheng : “La peinture est un médium à la fois très sensible et très puissant”
910

Rencontre avec l'artiste Xinyi Cheng : “La peinture est un médium à la fois très sensible et très puissant”

Art C’est dans l’effervescence du quartier parisien de Belleville que la jeune artiste chinoise Xinyi Cheng a installé son atelier. Elle y peint des portraits chargés de sensualité qui lui ont permis de se distinguer lors de la dernière édition d’Art Basel en remportant le Baloise Art Prize. C’est dans l’effervescence du quartier parisien de Belleville que la jeune artiste chinoise Xinyi Cheng a installé son atelier. Elle y peint des portraits chargés de sensualité qui lui ont permis de se distinguer lors de la dernière édition d’Art Basel en remportant le Baloise Art Prize.



Advertising