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À l'occasion de l'exposition "Warhol Unlimited", Numéro a retrouvé l'héritier d'Andy Warhol

 

"Warhol Unlimited" dévoile la série Shadows, œuvre troublante et emblématique de l'artiste, au musée d'Art moderne de Paris. À cette occasion, Numéro revient sur son interview avec Donald Warhola, vice-président de la fondation Andy Warhol.

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Pourriez-vous décrire votre profession en deux phrases ?

Je suis “historien” de la famille Warhol. En tant que neveu d’Andy Warhol, je travaille au musée Andy Warhol : je fais des visites guidées et des conférences dans des galeries, et je travaille sur différents projets autour de l’histoire de la famille et de l’enfance de mon oncle.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à cette activité et depuis combien de temps la pratiquez-vous ?

En 2011, la Fondation Andy Warhol m’a offert la chance de ma vie : promouvoir l’héritage de mon oncle dans le plus formidable musée du monde, le musée Andy Warhol !

 

Est-ce une œuvre, un artiste, un individu ou un autre facteur qui est à l’origine de votre désir de travailler dans le monde de l’art ?

Pendant toute ma vie, j’ai appris à connaître mon oncle sur le plan personnel. Je l’ai toujours admiré en tant qu’individu, pour sa gentillesse, son humilité et son amour des autres et de la vie. Après sa mort, j’ai mieux compris son impact sur le monde de l’art et son génial sens des affaires. J’ai été également inspiré et impressionné par l’ampleur et la pertinence de son œuvre. Donc, quand on m’a donné l’opportunité de jouer un rôle actif dans la promotion de ses œuvres et de son héritage, j’ai considéré que c’était un honneur de suivre cette voie.

 

Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Et quel est votre projet le plus fou ou le plus ambitieux ?

Actuellement, je travaille avec les départements des archives et de l’éducation au musée Andy Warhol. Avec le département des archives, j’essaye de développer une histoire plus complète de la famille, sur Andy et ses parents, aussi bien en Slovaquie qu’aux États-Unis. Avec le département de l’éducation, je fais des visites guidées et des conférences, et j’anime des ateliers avec des groupes scolaires et des enfants en difficulté d’apprentissage. Je ne me suis pas encore lancé dans un projet fou, mais je suis prêt à le faire lorsque l’occasion se présentera.

 

À quoi ressemble l’une de vos journées de travail ?

Il n’y a pas de journée type. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

 

Décrivez en un mot l’état actuel du monde de l’art.

Do it yourself!

 

Comment décririez-vous la relation que vous aviez avec Andy Warhol ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans les moments passés avec lui ?

Durant mon enfance et mon adolescence, je rendais visite à mon oncle à New York plusieurs fois par an avec ma famille. Quand j’ai terminé mes études à l’université de Pittsburgh en 1986, je me suis installé à New York et j’ai travaillé pour mon oncle. J’ai donc appris à bien le connaître, et je me sentais très à l’aise avec lui. J’ai toujours senti qu’il s’intéressait sincèrement à ce qui se passait dans ma vie. Je crois qu’il aimait beaucoup son rôle d’oncle. Comme je l’ai dit, il a vraiment été un modèle très positif pour moi, et par bien des façons. J’ai beaucoup de souvenirs formidables. Ce dont je me souviens le mieux, c’est sans doute son grand sens de l’humour et son amour de la famille.

 

 

 

Exposition "Warhol Unlimited", du 2 octobre 2015 au 7 février 2016 au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris, http://www.mam.paris.fr/.

Donald Warhola devant la tombe d'Andy Warhol. Photo Jonathan De Villiers.

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