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Numéro
07 L’exposition “Dior J'adore !”

La saga du parfum J’adore de Dior s’expose aux Beaux-Arts de Paris

BEAUTÉ

L’exposition “Dior J’adore !” se tiendra du 27 septembre au 8 octobre, à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

  • L’exposition “Dior J’adore”

    L’exposition “Dior J’adore” L’exposition “Dior J’adore”

Oh J’adore !” une exclamation de M. Dior devant la beauté d’une robe tout juste sortie de l’atelier. “J’adoooore !” une ponctuation joyeuse de John Galliano, émerveillé par la noblesse de la maison française qu’il découvrait. J’adore est un leitmotiv enthousiaste qui résonne toujours avenue Montaigne. Alors J’adore est devenu le nom spontané de ce parfum auréolé d’une spirituelle bienveillance, s’inscrivant aussitôt dans l’épopée des plus admirables fragrances. J’adore est une aventure à la confluence de plusieurs principes : le miracle des couturiers, la sensibilité des maîtres parfumeurs, l’imagination des artistes et la ferveur des artisans.

 

 

“Dior J’adore”, une exposition exceptionnelle aux Beaux-Arts de Paris, raconte la saga de J’adore, de l’amour originel pour les fleurs de Christian Dior jusqu’à L’Or de J’adore, sa nouvelle écriture olfactive signée Francis Kurkdjian, et l’écrin inédit qui le révèle. 

“Dior J’adore” est une rétrospective fougueuse, car J’adore, depuis son avènement, est une création alerte, un sillage en métamorphose constante. J’adore poursuit ce fil d’or narratif, vibrant et virtuose dans cette école du geste libre, “Dior J’adore” dévoile sa légende dorée en offrant une expérience sensorielle totale. Entre héritage culturel, émotion olfactive et sensation visuelle, avec, en point d’orgue, l’œuvre magistrale de l’artiste Refik Anadol. 

Au seuil du quai Malaquais, c’est une immersion dans l’antre même du parfum. Un couloir d’or, tel le célèbre collier qui le ceint, nous plonge immédiatement dans l’intimité d’un couturier qui ouvre son cœur. Les talismans de Christian Dior, les souvenirs de maisons heureuses, son goût pour l’Antiquité, ses jardins secrets, de sa villa d’enfance, Les Rhumbs à Granville, à La Colle Noire de Grasse, où les fleurs sont un refuge, où les fleurs sont un lien de famille. Ces confidences disent les fondamentaux de M. Dior, qui dessinait des femmes-fleurs et dont les plus belles robes couture ponctuent ce parcours. J’adore n’existe pas encore, mais sa destinée se dessine déjà.

 

J’adore est une exaltation de fleurs. 

Voyage au cœur de ce noble bouquet où dominent le jasmin sambac et la rose damascena, imaginé au fil des décennies par une trinité de maîtres parfumeurs, Calice Becker, François Demachy et Francis Kurkdjian, créateur de L’Or de J’adore. Dans cette salle des fleurs du monde, l’illusion d’une journée d’été en immersion, de la rosée du matin jusqu’à la tombée du soir.

 

J’adore est une légende des siècles car l’inspiration de son flacon vient de l’antique amphore, forme que M. Dior utilise comme calice précieux dès Miss Dior, son premier parfum. Les artisans de la maison sont convoqués pour une démonstration interactive. Il s’agit de saisir les connivences entre les premières robes en forme de 8 et les nombreuses études du flacon, de Baccarat à Murano, pour parvenir à cette rondeur parfaite ; l’infinie précision du collier, inspiré des multiples rangs de perles de sa mère à la Belle Époque, et le baudruchage, ce fil d’or signature. Bien des artistes ont revu ce flacon pour créer des œuvres de haute parfumerie ciselées comme des pièces de haute joaillerie : trois flacons d’exception par Victoire de Castellane, India Mahdavi et Jean-Michel Othoniel, pour le dernier-né, contenant L’Or de J’adore, une fleur de perles épanouie recelant l’amphore mythique dans un or étincelant, écrin magistral au magnétisme poétique. Plus tard, L’Or de J’adore se découvre en majesté sur une stèle dans une salle couverte d’or, son bouquet se dévoile comme la révélation d’un secret dans un temple mystérieux.

 

J’adore est une image aussi marquante que le bouquet floral qui le compose. De Carmen Kass plongeant dans ce bain d’or comme une Cléopâtre post-moderne à la divine Charlize Theron jetant ses vêtements et bijoux pour ne garder qu’un parfum à fleur de peau, les campagnes de J’adore ont imprimé notre référentiel culturel. Hommage à ces allégories intemporelles de la sensualité, les robes emblématiques qui les ont habillées, notamment dans les films publicitaires iconiques réalisés par Jean-Baptiste Mondino. La féerie d’or continue avec l’interprétation de l’artiste Katerina Jebb, un J’adore radiographié, des expressions cousues au fil d’or mouvant par l’artiste Fred Eerdekens, et enfin, les œuvres photographiques de Yuriko Takagi d’un parfum en mouvement perpétuel et de fleurs vibratiles.

 

J’adore est œuvre d’art, toile inspirante qui séduit toutes les imaginations. La création du flacon originel par Hervé Van der Straeten. La musique de ses notes de tête, de cœur ou de fond, orchestrée par les plus grands maîtres parfumeurs. Ses flâneries esthétiques au détour d’une rencontre avec un artisan ou un artiste contemporain pour des éditions rares. Son caractère sensuel invite à toutes les rêveries. Ainsi, J’adore se met en scène dans la vision digitale de l’artiste Refik Anadol, que l’on connaît pour ses voyages visuels fabuleux, entre fantasmagories et hallucinations. Point culminant dans l’aventure de “Dior J’adore”, un rêve d’or et de fleurs, installation numérique monumentale qui donne l’illusion d’une mer de sérénité dorée dans laquelle le regard plonge. C’est la luxuriance de J’adore, parfum de toutes les émotions.

 

 

“DIOR J’ADORE”, du 27 septembre au 8 octobre, à l’École nationale supérieure des beaux-arts, 13, quai Malaquais, Paris VIe. Tous les jours de 10 heures à 19 h 30. Informations et réservations sur www.dior.com