29 Mars

Les 5 biopics les plus attendus de l’année

 

Alors que le cinéma se remet tout juste du triomphant “Bohemian Rapsody”, la tendance biopic n’est pas près de s'essouffler. Au contraire, plusieurs longs métrages vont voir le jour cette année, plaçant Elton John, David Bowie, Simone Veil où le tueur en série Ted Bundy sous le feu des projecteurs.

Par Antoine Ruiz

1. Rocketman ou l’ascension fabuleuse d’Elton John.

 

Avant de devenir l’excentrique Elton John, icône extravagante du pop rock, le jeune prodige britannique Reginald Dwight se voyait déjà en haut de l’affiche, certain de ses talents de musicien. Son ambition : devenir une superstar hors norme, adulée par des millions de fans, flamboyant au cœur d’un univers qui lui appartiendrait, à l’image d’Elvis Presley, Stevie Wonder ou encore David Bowie – des artistes qu’il admire depuis toujours. C’est cette ascension fabuleuse vers la gloire que le biopic Rocketman dépeint. Réalisé par Dexter Fletcher, déjà aux commandes de Bohemian Rhapsody en tant que producteur délégué, le film met en exergue la folie créative de l’artiste, depuis l'écriture de ses morceaux jusqu’à ses performances démesurées, en passant par ses choix stylistiques aussi baroques qu’avant-gardistes. Une œuvre évidemment portée par les tubes d’Elton John. Au casting, on retrouve Taron Egerton (Elton John), héros de la saga Kingsman, Jamie Bell, qui incarne le célèbre parolier Bernie Taupin, ainsi que Richard Madden, sous les traits de John Reid, le manager de la star.

Rocketman sort en salles le 31 mai.

“Rocketman” – Bande-Annonce

2. Stardust ou la genèse de l’alter-ego de David Bowie.

 

Crinière rousse plaquée en arrière, éclair bicolore sur l’œil droit, tenues moulantes ambiguës… On reconnaît immédiatement Ziggy Stardust, alter-ego mythique de David Bowie rendu populaire grâce à l’album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972). Trois ans après sa mort, l’idole du mouvement glam rock continue de vivre. Le 8 janvier dernier, David Bowie aurait fêté ses 72 ans. Le même jour, l’application en réalité augmentée “David Bowie Is”, était révélée, adaptation de l’exposition éponyme. Elle permet à ses utilisateurs de s’immerger dans l’univers du chanteur et d’accéder, grâce à une vision 360 degrés, à des costumes de scène, des objets personnels, des chansons manuscrites ou des partitions de l’artiste. 

 

Aujourd’hui, le réalisateur Gabriel Range lui rend hommage avec Stardust, un biopic qui retrace le premier voyage de David Bowie sur les terres de l'Oncle Sam, en 1971. Un voyage qui a justement donné naissance à son personnage fictif. Et c’est le chanteur Johnny Flynn (Jersey Affair, 2018) qui se glisse dans la peau de la star, aux côtés de Jena Malone qui incarnera l'actrice américaine Angela Barnett, première épouse de Bowie. Quant à Marc Maron (de la série Glow), il campera le chargé de communication de la maison de disques de l'artiste.

David Bowie - “Ziggy Stardust” - live 1972

3. Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile ou l'épopée amoureuse du meurtrier Ted Bundy. 

 

Tout porte à croire que le célèbre meurtrier américain Ted Bundy est une source d’inspiration intarissable pour les amateurs de thrillers et de films d'épouvante. En janvier dernier, Netflix diffusait Conversations With a Killer : The Ted Bundy Tapes. Réalisée par Joe Berlinger, cette série-documentaire divisée en quatre parties narre l'histoire du tueur en série : cent heures de conversations ont été enregistrées par le journaliste Stephen Michaud lors de la détention de Bundy dans le couloir de la mort. C’est d’ailleurs ce même cinéaste qui est aux manettes du nouveau projet sur le meurtrier, un film qui s’articule autour de la relation amoureuse qu’entretenait Ted Bundy avec une certaine Elizabeth Kloepfer.

 

Après Mark Harmon dans The Deliberate Stranger (1986) ou encore Cary Elwes dans The Riverman (2004), c’est au tour de la star Disney Channel Zac Efron d’incarner le tueur en série, dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile. Il donnera la réplique à Lily Collins, dans la peau de sa petite amie. Bien que le mastodonte américain du streaming ait mis la main sur le projet pour la modique somme de 9 millions de dollars au lendemain de l’avant-première au Sundance Film Festival, aucune date de sortie n’a été annoncée pour le moment.

“Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile” – Trailer

4. Tolkien ou la jeunesse de l’auteur mystérieux du Seigneur des Anneaux

 

Natif de Bloemfontein en Afrique du Sud, J.R.R. Tolkien (a.k.a. John Ronald Reuel Tolkien) s’est passionné pour la littérature, la poésie et la mythologie germanique, dont il s’est largement inspiré pour concevoir ses romans au succès planétaire. À la suite de la parution des trois volumes du Seigneur des Anneaux au milieu des années 50, J.R.R. Tolkien devient un véritable phénomène de société la décennie suivante, notamment sur les campus américains. Mais il demeure mystérieux. Il est aujourd’hui le héros du biopic sobrement intitulé Tolkien, réalisé par le Finlandais Dome Karukoski auquel on doit Tom of Finland (2017), portrait d’une icône de la culture gay. Et c’est Nicholas Hoult, vedette de la série britannique Skins, qui endosse le rôle du romancier, rejoint par Lily Collins – de nouveau –, interprétant Edith Tolkien, sa femme. 

 

Tolkien sort en salles le 19 juin.

“Tolkien” – Bande-annonce

  1. 5. Le combat de Simone Veil dans un nouveau biopic d’Olivier Dahan

 

On lui doit La Môme (2007) avec Marion Cotillard et Grace de Monaco (2014) avec Nicole Kidman. Le cinéaste français Olivier Dahan signe son grand retour dans le monde du 7e art avec un biopic sur Simone Veil. Une première pour l’illustre figure féministe, qui n’avait fait jusqu'à aujourd’hui l’objet que d’un seul téléfilm, La Loi (2014) de Christian Faure, où l’actrice Emmanuelle Devos détenait le rôle principal. Cette année, c’est Elsa Zylberstein (connue pour son rôle dans Il y a longtemps que je t’aime, pour lequel elle a remporté le César de la meilleure actrice dans un second rôle) qui incarnera l'académicienne. Selon les rumeurs, le biopic se concentrerait sur le combat de Simone Veil pour faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l’IVG, lorsqu’elle était alors la ministre de la Santé dans les années 70.

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