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30 Mars

Carlotta Films restaure et diffuse les pépites du 7e art

 

Depuis plus de vingt ans, le distributeur Carlotta Films restaure des bijoux du 7e art et les ressort en salles en versions 4K. Des longs-métrages dits “de patrimoine” (c'est-à-dire sortis il y a plus de dix ans) à retrouver sans modération dans les cinémas français, et depuis la semaine dernière, directement dans les salons, via la mise en ligne de leur plateforme de VOD.

Par Chloé Sarraméa

“A Brighter Summer Day” de Edward Yang © Kailidoscope
1/12
“A Hard Days Night” © Hdn Ilc
2/12
“Basket Case 2” © US Entertainment
3/12
“Deep End” © Bavaria Films
4/12
“Donnie Darko” © Pandora Inc
5/12
”Le droit du plus fort” © Carlotta Films
6/12
“Les Amours d'une bonde” © Narodni Filmovy Archiv
7/12
“Les Funérailles des roses” © Postwar Japan Moving Image Archive
8/12
“Nuits Blanches” © 1957 Clas – Vides Cinematografica
9/12
“Schizophrenia” © Gerald Kargl
10/12
“Temps sans pitié” © 1957 Harlequin Productions Ldt Tigon Films Distributors Ltd – Impex Films
11/12
“Voyage à Tokyo” © Shochiku Co., Ltd
12/12
“A Brighter Summer Day” de Edward Yang © Kailidoscope
“A Hard Days Night” © Hdn Ilc
“Basket Case 2”  © US Entertainment
“Deep End” © Bavaria Films
“Donnie Darko” © Pandora Inc
”Le droit du plus fort” © Carlotta Films
“Les Amours d'une bonde” © Narodni Filmovy Archiv
“Les Funérailles des roses” © Postwar Japan Moving Image Archive
“Nuits Blanches” © 1957 Clas – Vides Cinematografica
“Schizophrenia” © Gerald Kargl
“Temps sans pitié” © 1957 Harlequin Productions Ldt Tigon Films Distributors Ltd – Impex Films
“Voyage à Tokyo” © Shochiku Co., Ltd

Si l’on connaît Miloš Forman pour sa fiction inspirée de la vie de Mozart, Amadeus (1984), pour son portrait d’un asile perturbé par un de ses pensionnaires, Jack Nicholson, dans Vol au dessus d’un nid de coucou (1975) ou pour sa comédie musicale – hommage à la communauté hippie – devenue l’une des plus célèbres du monde, Hair (1979), on ignore souvent tout de ses premiers films somptueux, restés malheureusement trop confidentiels, comme L’As de pique (1964) – s’inscrivant dans la mouvance de la Nouvelle Vague – ou Les Amours d’une blonde (1965), sublime satire sociale sur fond d’histoire d’amour en noir et blanc. Riche de plus d’une dizaine de longs-métrages, l'intégralité de la filmographie du cinéaste tchécoslovaque, décédé en 2018, mérite d’être davantage connue du grand public. En restaurant les premiers films de Miloš Forman, le distributeur spécialisé dans le cinéma de patrimoine, Carlotta Films, participe à la promotion de chefs d'oeuvres restés (malheureusement) dans les placards du 7e art.

 

Un distributeur axé sur le cinéma de patrimoine

 

Alors que son homogue Potemkine distribue des films récents, restaure des classiques (notamment les cinq premiers longs-métrages du Russe Andreï Tarkovsi), ressort des raretés en DVD (dont un coffret des chefs d'oeuvre du Britannique Nicolas Roeg) et les commercialise dans des boutiques physiques à Paris ou en ligne, Carlotta adopte une autre stratégie : se concentrer uniquement sur le cinéma de patrimoine (c'est-à-dire diffuser des films sortis il y a plus de dix ans), restaurer des longs-métrages pour qu'ils réapparaissent en salle, en DVD, en Blu-Ray ou même qu'ils soient retransmis dans des festivals, en vendre certains sur leur site Internet, et, depuis quelques jours, offrir à tous inconditionnels du 7e art une cinquantaine de films disponibles en streaming chaque mois sur leur plateforme de VOD.

 

 

“Donnie Darko” © Pandora Inc

D'Abel Ferrara à Yasujiro Ozu : une offre diversifiée et qualitative

 

La nouvelle est tombée en fin de semaine dernière : Carlotta Films lance enfin son offre de VOD en ligne. Une aubaine pour les amoureux de cinéma en général, mais aussi pour les fétichistes de films rares, de longs-métrages confidentiels souvent diffusés uniquement dans les cinémathèques. Fondée il y a vingt-deux ans par Vincent Paul-Boncour et Jean-Pierre Gardelli, la société de distribution Carlotta Films s'apprête aujourd'hui à concurrencer les plateformes de streaming de cinéma d'auteur déjà bien établies, telles que LaCinetek ou Mubi.

 

En proposant une liste de cinquante films par mois – composée d'une base d'œuvres permanentes et de films qui s'y ajoutent – et ce pour seulement 5€, le Vidéo Club Carlotta Films participe à la démocratisation d'un cinéma jugé (à tort) inaccessible ou trop intellectuel. Il remet donc au goût du jour les trois premiers longs-métrages de Miloš Forman (L'As de pique, Les Amours d'une blonde et Au feu, les pompiers !) ainsi que sa toute première réalisation, le moyen-métrage L'Audition (1964) dans la catégorie “réalisateur du mois”, tandis que dans la catégorie “les incontournables” figurent des chefs-d'œuvre récemment restaurés comme le Voyage à Tokyo (1953) du maître du cinéma japonais Yasujiro Ozu ou, réalisé des années plus tard et à l'autre bout du monde, King Of New York, un film de gangster signé Abel Ferrara en 1990.

 

“Deep End” © Bavaria Films

Du côté de la catégorie “déjà cultes”, on retrouve le Donnie Darko (2001) de Richard Kelly – qui a érigé Jake Gyllenhaal en icône du cinéma – déjà ressorti en salles en juillet dernier dans sa version director's cut grâce à Carlotta Films, mais aussi le documentaire expérimental de Jean-Luc Godard sur les Rolling Stones, Sympathy for the Devil (1968) ou même l'objet sans doute le plus farfelu du cinéma nippon, Les Funérailles des roses, extrêmement confidentiel mais ô combien jouissif puisqu'il redessine l'univers homosexuel du Japon des années 60.

 

En plus de proposer des bijoux inconnus du grand public dans leurs versions 4K, le Vidéo Club Carlotta Films donne aussi la parole aux cinéastes, qui vantent leurs oeuvres favorites. Alors que la plateforme LaCinetek filme un artiste parlant d'un des films présent dans sa sélection du mois, le distributeur qui a ressorti le chef-d'œuvre le plus choc de Gaspar Noé, Irreversible (2002), en suivant un nouveau montage (à l'inverse de la version initiale, l'histoire est racontée suivant l'ordre chronologique des faits) offre des commentaires à nombre d'artistes sur quasiment tous les films de la sélection. En résultent des images d'Étienne Daho confessant son amour pour Deep End (1970) de Jerzy Skolimowski (“Deep End, c'est moi !”) ou encore de Bertrand Mandico, pape du cinéma queer et expérimental français contemporain, qui, en tout logique, offre une préface élogieuse aux Funérailles des roses.

 

Pour s'abonner à l'offre de VOD de Carlotta Films, rendez-vous sur le site du Vidéo Club Carlotta Films

 

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