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Numéro
06

Hommage à Kirk Douglas en cinq rôles majeurs

Cinéma

Un monument du cinéma américain est mort. Kirk Douglas était certainement l’un des acteurs les plus prolifiques d’Hollywood. Connu notamment pour ses nombreuses collaborations avec Richard Fleischer, Vincente Minnelli, Stanley Kubrick ou Joseph Mankiewicz, Kirk Douglas laisse derrière lui une vie de cinéma et des rôles mémorables. Retour sur cinq films qui ont marqué sa carrière.

 

"La vie passionnée de Vincent van Gogh" (1956) de Vincente Minnelli

1. La vie passionnée de Vincent van Gogh (1956) de Vincente Minnelli

 

 

Si Kirk Douglas est devenu l’acteur américain le plus populaire des années 50 et 60, c’est avant tout grâce à ses collaborations répétées avec le réalisateur Vincente Minnelli. Nommé une première fois aux Oscars pour son rôle de producteur hollywoodien manipulateur dans Les Ensorcelés (1952) – film qui a marqué la carrière des deux hommes –, Kirk Douglas icarne ensuite le célèbre peintre de La Nuit étoilée. Dans des décors somptueux qui récréent les toiles de Van Gogh, Kirk Douglas croise Gaughin et Seurat, pour un biopic en grande pompe. De nouveau nommé pour l’Oscar du meilleur acteur pour ce rôle, Kirk Douglas ne décroche pas la récompense mais s’en tire avec un non moins prestigieux Golden Globe.

"Les Sentiers de la gloire" (1957) de Stanley Kubrick

2. Les Sentiers de la gloire (1957) de Stanley Kubrick

 

 

Troisième film de Stanley Kubrick, ce pamphlet antimilitariste suit les avancées laborieuses du colonel Dax dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale. A l’inverse du film de guerre classique, celui-ci se concentre sur les affrontements qui opposent les officiers généraux français aux soldats, en dénonçant l’absurdité de la guerre. Avec ce film, Kirk Douglas se construit cette image de guerrier qui lui collera à la peau tout au long de sa carrière. 

"Spartacus" (1960) de Stanley Kubrick

3. Spartacus (1960) de Stanley Kubrick

 

 

Spartacus est sans aucun doute le rôle incontournable de Kirk Douglas. En célèbre esclave chef de rébellion – aux côtés de Charles Laughton, Tony Curtis et Nina Foch – l’acteur a montré à Hollywood qu’il était le roi du péplum. Par ailleurs producteur du film, Kirk Douglas a réussi à accréditer au générique Dalton Trumbo, scénariste blacklisté d’Hollywood car accusé d’être membre du parti communiste. En imposant à la fois son jeu et ses convictions politiques, Kirk Douglas s’est illustré dans l’histoire du cinéma américain comme un acteur de conviction et d’honneur.

“L"arrangement” (1969) d'Elia Kazan

4. L’Arrangement (1969) d’Elia Kazan 

 

Alors que The Arrangement devait mettre en scène Marlon Brando incarnant Eddie Anderson, c’est finalement Kirk Douglas qui a été nommé pour le rôle titre. Consécration d’une carrière, l’acteur y incarne un homme mûr en proie à une profonde crise existentielle, qui manque son suicide de peu et tente de trouver la résilience en retrouvant son amour de jeunesse. Dans ce rôle qui lui colle à la peau – d'ailleurs inspiré de la vie du réalisateur – Kirk Douglas livre une interprétation personnelle éloignée des propositions viriles qui ont guidé une majeure partie de sa carrière, au plus près de ses tourments intérieurs.

“Furie” (1978) de Brian de Palma

5. Furie (1978) de Brian de Palma

 

Dans Furie, tous les ingrédients du thriller sont réunis : action, télékinésie, CIA… Même si Kirk Douglas a plus de 60 ans, il livre une performance physique époustouflante, réalisant lui-même la plupart de ses cascades. Le charisme de celui qui a été Spartacus reste inégalable dans ce rôle d’homme torturé, luttant contre les pouvoirs paranormaux qui tentent de s’emparer de son fils.