04 Juin

“Midsommar” : le projet terrifiant d'Ari Aster

 

Pour son quatrième long-métrage, “Midsommar”, le glaçant Ari Aster propose une nouvelle histoire dérangeante : une jeune vacancière incrédule (Florence Pugh) débarque en Suède pour un festival mais son séjour se transforme en cauchemar… 

Par La rédaction

“Midsommar” d'Ari Aster (2019). Bande-annonce.

En 2018, son film Hérédité a défrayé la chronique et terrorisé tout un public… L’Américain Ari Aster revient avec un nouveau thriller, Midsommar, une plongée dans un univers éminemment glauque, gore et saisissant. Tous les 90 ans, pendant 9 jours, un festival s’installe dans une campagne de Suède. Processions funestes, écorchements sacrificiels… située au beau milieu de nulle part, cette réunion permet en réalité aux participants de s’adonner à un culte étrange et sordide.

Aux côtés des acteurs Jack Reynor et Will Poulter, la jeune actrice britannique Florence Pugh — rôle principal du premier film de William Oldroyd dans The Young Lady il y a deux ans — revient devant la caméra avec sa gueule d’ange qui contraste superbement avec ce microcosme tordu et difforme. Caméra subjective et prises de vue au drone, l’esthétique léchée d’Ari Aster nous emporte au plus profond de cette communauté, entre rite d’initiation et réunion liturgique.

Flirtant avec le genre expérimental, le cinéma d’horreur et d’angoisse d’Ari Aster évoque les craintes qui pèsent sur nos sociétés. Alors qu’Hérédité mettait en scène les héritages dérangeants qui traversent les psychologies familiales, les illuminés de Midsommar, essentiellement blancs, semblent refléter le poids du communautarisme et la puissance des sectes contemporaines. 

 

 

Sortie annoncée le 1er Juillet aux États-Unis, le 31 Juillet en France.

 

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