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07 Netflix, bravant la polémique, installe son festival à la Cinémathèque

Netflix, bravant la polémique, installe son festival à la Cinémathèque

Cinéma

Du 7 au 13 décembre, Netflix débarque à la Cinémathèque française. Plusieurs films diffusés uniquement sur la plateforme de streaming sont présentés en avant-première. Face au bras de fer entre le géant du streaming et les distributeurs, un tel partenariat continue d'alimenter la défiance des professionnels du cinéma. 

  • La Main de Dieu, Paolo Sorrentino, 2020, Netflix.

    La Main de Dieu, Paolo Sorrentino, 2020, Netflix.  La Main de Dieu, Paolo Sorrentino, 2020, Netflix.
  • Clair-Obscur, Rebecca Hall, 2020 © Netflix.

    Clair-Obscur, Rebecca Hall, 2020 © Netflix. Clair-Obscur, Rebecca Hall, 2020 © Netflix.
  • The Power of the Dog, Jane Campion, 2021 © Netflix.

    The Power of the Dog, Jane Campion, 2021 ©  Netflix. The Power of the Dog, Jane Campion, 2021 ©  Netflix.
  • The Lost Daughter, Maggie Gyllenhaal, 2021 © Netflix.

    The Lost Daughter, Maggie Gyllenhaal, 2021 © Netflix. The Lost Daughter, Maggie Gyllenhaal, 2021 © Netflix.
  • The Guilty, Antoine Fuqua, 2020 © Netflix.

    The  Guilty,  Antoine  Fuqua,  2020 © Netflix. The  Guilty,  Antoine  Fuqua,  2020 © Netflix.
  • Don’t Look Up, Adam McKay, 2021 © Netflix.

    Don’t Look Up, Adam McKay, 2021 © Netflix. Don’t Look Up, Adam McKay, 2021 © Netflix.

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Cela ne va pas arranger les rapports déjà houleux entre les salles obscures et les plateformes de streaming. Du 7 décembre au 13 décembre 2021, la Cinémathèque française accueille le mini-festival Netflix. Pendant une semaine, les derniers films sortis en exclusivité sur Netflix seront visibles sur grand écran. Au programme : The Power of the Dog de Jane Campion, La Main de Dieu de Paolo Sorrentino que les Parisiens pourront découvrir en avant-première. Si la Cinémathèque se targe de collaborer avec la plate-forme américaine depuis quelques années avec les projections en 2018 de The Other Side of the Wind d’Orson Welles, puis en 2019 The Irishman de Martin Scorsese, un tel partenariat a soulevé un tollé chez les gérants de cinémas. Alors que la plateforme souhaitait étendre sa collaboration à une dizaine de salles de projections privées, les syndicats s’y sont si fortement opposés que le géant du streaming a cédé face à ce bras de fer.

 

Depuis 2018, la plateforme américaine de streaming produit des films qu’elle diffuse ensuite en exclusivité sur sa plateforme, à l’instar de The Ballad of Buster Scruggs des frères Coen ou de Roma du Mexicain Alfonso Cuarón. Ces films ne sont pas conçus pour sortir en salles, ce qui suscite la colère des directeurs de cinémas, privés d’entrées. Ils accusent Netflix de créer une concurrence déloyale par rapport aux sorties classiques en proposant une telle offre. Ils reprochent également à la légendaire Cinémathèque d’alimenter la confusion entre diffusion audiovisuelle et cinématographique. Ils dénoncent en effet la façon dont l’institution publique soutient un géant capitaliste qui mise sur une diffusion principalement à domicile. Selon eux, ce partenariat trahit la mission de la Cinémathèque, censée veiller à la préservation du patrimoine cinématographique et à son rayonnement auprès des publics. 

 

Netflix Film Festival, du 7 au 13 décembre 2021, à la Cinémathèque française, Paris 12e.