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02 Hommage à Sean Connery en 3 rôles improbables

Hommage à Sean Connery en 3 rôles improbables

Cinéma

Sean Connery s’est éteint ce samedi 31 octobre à l’âge de 90 ans. Retour sur 3 rôles improbables de l’acteur britannique, loin des charmes et de la virilité assumée du personnage de James Bond – qu’il a été le premier à incarner au début des années 60. 

Sean Connery dans "James Bond 007 contre Dr. No" (1962) © United International Pictures Sean Connery dans "James Bond 007 contre Dr. No" (1962) © United International Pictures
Sean Connery dans "James Bond 007 contre Dr. No" (1962) © United International Pictures

Sean Connery s’est éteint mais pour beaucoup, c’est James Bond qu’on enterre. Il y a quelques mois encore, l’acteur écossais était consacré meilleur interprète du personnage par les lecteurs d’un magazine culturel britannique. Pourtant, Sean Connery a toujours mené une carrière parallèle, comme pour mieux s’échapper du rôle d’espion séducteur aperçu pour la première fois à l’écran dans James Bond 007 contre Dr. No (1962). On l’aperçoit en mari éconduit, dans l’un des derniers grands thrillers réalisé par Alfred Hitchcock Pas de printemps pour Marnie (1964), en père (parfois spirituel) dans la suite de films Highlander (1986, 1991), Le nom de la rose (1986), Indiana Jones et la dernière croisade (1989) ou encore dans Les Incorruptibles (1987) – qui lui a valu un prix de meilleur acteur dans un second rôle aux Oscars. En 50 ans de carrière et 64 films, Sean Connery a aussi accepté d’autres missions pour le moins inattendues. 

 

 

1. Un sauvage en slip rouge dans “Zardoz” (1974) de John Boorman

Bande-annonce – “Zardoz” (1974) de John Boorman

Avec son improbable slip rouge assorti à deux ceintures de munitions portées comme des bretelles, ses cuissardes en cuir, sa moustache mal peignée et sa longue tresse, Zed, le chef d’une horde de sauvages incarné par Sean Connery dans la fable post-apocalyptique Zardoz (1974) de John Boorman contribue à faire de cet ovni kitsch et pseudo-philosophique l’un des plus grands nanars de tous les temps. 

 

 

2. Un cow-boy au côté de Brigitte Bardot dans Shalako (1968) de Edward Dmytryk

Bande-annonce – "Shalako" (1968) de Edward Dmytryk

Après les succès de “Goldfinger” (1964), “Opération Tonnerre” (1965) et “On ne vit que deux fois” (1967), Sean Connery est plus que jamais associé à son personnage de James Bond. Il s’évade alors pour tourner dans le western Shalako (1968) de Edward Dmytryk, dans lequel il campe un cow-boy au grand cœur qui combat les tribus indiennes et séduit une comtesse incarnée par Brigitte Bardot. En plus d’avoir participé à ce violent échec critique, l’acteur britannique à la réputation de séducteur verra ses avances repoussées par BB en dehors des plateaux de tournage. 

 

 

3. Un prisonnier dans le drame antimilitariste “La Colline des hommes perdus” (1965) de Sidney Lumet

Bande-annonce – “La Colline des hommes perdus” (1965) de Sidney Lumet

Contrairement à ce que pourrait laisser penser les deux exemples précédents, les tentatives les plus inattendues de Sean Connery ne se sont pas toutes soldées par des sorties de route. En 1965, le cinéaste américain Sidney Lumet (Douze Hommes en colère, Un après-midi de chien, Serpico) offre à l’acteur un premier rôle dans La Colline des hommes perdus (1965), drame antimilitariste qui relate la mutinerie de soldats britanniques faits prisonniers par leur propre camp lors de la Seconde Guerre mondiale. Robuste soldat accusé d’avoir frappé un supérieur au front, Sean Connery est condamné à monter et descendre indéfiniment un monticule de sable sous un soleil de plomb, dans un rôle qui tranche brutalement avec les smokings et les élans patriotiques de l’espion au service de Sa Majesté.